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12 octobre 2014 7 12 /10 /octobre /2014 22:04

Un peu moins d’une centaine de personnes, certaines n’ayant pas pu trouver de places assises, pour assister à ce conseil dont les Bandolais avaient bien compris l’importance.

Tous les élus étaient présents, à l’exception de deux d’entre eux, représentés.

On a noté l’arrivée de l’opposition en ordre dispersé : d’abord Mme Cercio et M. Champion, puis leurs collègues un peu plus tard avec M. Palix, tout sourire.

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Le conseil en bref :

Trois délibérations seulement : le maintien ou non dans leur fonction d’adjoints de Laetitia Quilici, Jean-Yves Decroix et Nicole Dagord, déjà privés de leurs délégations par M. Joseph.

Le maire présente les conséquences de ce vote sur le fonctionnement du conseil et celui de la commune.

Les adjoints concernés prennent la parole, pour souligner leur engagement pour Bandol et le travail accompli en 6 mois, loin des complots qu’on leur prête.

Pourquoi priver la commune de compétences qu’ils avaient mises à son service ?

Les élus, issus de la liste de Laetitia Quilici, se déclarent tous solidaires de leurs collègues sanctionnés; ils manifestent leur incompréhension devant le choix fait par M. Joseph de priver certains d’entre eux de leurs délégations, et de les laisser à d’autres…

Lequel évoque de nouveau une « perte de confiance ».

On lui demande des précisions, en lui rappelant son engagement de respecter la transparence dans la vie publique. Pas pour le conseil municipal, précise M. Joseph qui se refuse une fois de plus à éclairer les Bandolais et laisse ainsi la porte ouverte à toutes les suspicions. Priver des élus de leurs délégations et de leur fonction est un acte très grave : ou il est justifié, ou il s’agit d’une manœuvre politicienne, sauf à penser que les raisons invoquées ne résistent pas à l’analyse, ou sont inavouables.

Et notre ardent défenseur de la liberté d’expression, non content de dépouiller ses collègues de leur charge, entend aussi les empêcher de s’exprimer : interdiction d’utiliser tout mot un tant soit peu critique à son égard. Il leur coupe la parole brutalement. Mais Mme Dagord ne se laissera pas démonter.

Mme Cercio intervient en son nom et celui de M. Champion. Elle apporte, ce qui n’est pas une surprise, son soutien inconditionnel à M. Joseph et fustige les trois adjoints. Elle se permet même de leur donner des leçons de morale républicaine, ayant opportunément jeté aux orties son engagement aux côtés de M. Palix qui l’avait choisie pour être la seconde sur sa liste. Le tout, bien sûr, sur fond de respect du vote des électeurs, de la démocratie etc, etc…un comble !

On passe aux votes, à bulletins secrets, selon la loi.

Les trois adjoints sont maintenus : Mme Quilici et M. Decroix par 16 voix pour et 13 contre ; Mme Dagord par 18 voix pour, 10 contre et un bulletin blanc.

Après cet échec, M. Joseph annonce qu’il ne démissionnera pas, en totale contradiction avec ses déclarations à Var-Matin, quelques jours plus tôt.

On reste étonné devant l’absence d’analyse et le manque de discernement du maire, qui par ses déclarations imprudentes, lesquelles n’ont pas échappé à son prédécesseur, a lui-même creusé la chausse-trappe dans laquelle il est tombé.

Quant à l’avenir de Bandol, il est bien incertain.

Le maire, tout de noir vêtu, ouvre la séance en rappelant au public qu’il lui est interdit de manifester : pas de dérapage !

Comme il a privé les 3 adjoints de leurs délégations, la loi l’oblige à demander au conseil municipal de se prononcer sur le maintien ou non de ces élus dans leur fonction, dans un délai d’un mois. Manifestement, M. Joseph ne veut pas traîner.

Il lit les délibérations et explique que la majorité actuelle n’existe plus : « J’en ai pris acte et je le regrette. » Façon de dire qu’il n’y est pour rien et qu’il envisage une autre majorité dans l’avenir.

Que va-t-il se passer maintenant ? Il évoque les deux cas de figure:

Si les adjoints ne sont pas maintenus dans leurs fonctions, il lui sera possible de redistribuer les délégations et créer un rassemblement pour mettre en œuvre son projet. (Là, M.Joseph est moins explicite que dans son interview à Var-Matin, où il parlait clairement de faire appel à l’opposition…)

S’ils sont maintenus, impossible de redistribuer les délégations. De plus, il faudra retirer celles attribuées aux conseillers, comme la loi l’exige.

(Précisons qu’il suffit d’un seul adjoint sans délégation pour que cette règle s’impose)

Laetitia Quilici prend la parole et s’adresse à ses collègues, rappelant que leur équipe est issue d’une fusion, et qu’ils ont tous donné leur confiance à Jean-Paul Joseph qu’ils ont élu maire. Et elle démonte une à une les accusations répétées de celui-ci.

« Je n’aurais pas accepté ma défaite ? Je ne suis jamais revenue sur le choix que nous avons fait.

Nous aurions fait obstruction ? Contre quel projets nous sommes-nous élevés ? Avons-nous votés contre une seule délibération pour la ville? Avons-nous nui à la bonne marche de l’administration communale ? »

Quant à son activité au service de la commune, La première adjointe tient à disposition de tous son agenda d’élue depuis avril : le travail accompli est proche d’un plein temps.

Le retrait des délégations des six élus ne peut s’expliquer que par des raisons personnelles. Elle remercie ses collègues de leur collaboration : « nous avons tous été animés par la même chose : l’amour de Bandol. Nous avons travaillé en équipe, sans manigances, sans complots. Quel que soit le résultat, nous ne souhaitons pas gêner le fonctionnement de la ville : notre équipe, c’est Bandol, conclue-t-elle. »

Jean-Pierre Rolland intervient pour exprimer son incompréhension : pourquoi le maire lui a-t-il laissé ses délégations, alors qu’il les a enlevées à ses collègues. Laetitia aurait une ambition démesurée ? Celle-ci est entièrement tournée vers Bandol. Quant à lui, il est solidaire de ses collègues. Et il redemande pourquoi ces retraits aux uns et pas aux autres.

M. Joseph répond : il s’agit d’une perte de confiance.

Fort bien ! Mais sur quels éléments précis se fonde cette perte de confiance ?

Le maire se contente de répéter les mêmes mots : « perte de confiance…. ». Puis il précise qu’il voulait voir en tête à tête les 11élus convoqués pour expliquer à certains pourquoi il leur faisait confiance et à d’autres pourquoi il n’avait plus confiance.

« Ce sont des raisons que je n’expliquerai pas, ni en groupe, ni en conseil municipal.»

Et ensuite : « La transparence ne va pas à exposer en groupe les raisons que j’ai de retirer ou non... ! »

On croit rêver. Il s’agit bien de vie publique ? De décisions officielles prises par M. Joseph ? Retirer ses délégations à un élu est la sanction la plus lourde qu’un maire puisse prendre. Et les citoyens n’ont pas à savoir pourquoi ? Mais quelle conception M. Joseph a-t-il de sa fonction ? Maire de droit divin ?

Les lettres de cachet, c’est fini ! Depuis plus de 200 ans.

M. Bessier intervient et se dit profondément choqué de la manière dont le maire a agi…

Halte là ! Une critique ! Vite, le maire lui coupe la parole : « ce n’est pas le lieu pour échanger ce genre de propos! Quelle image donnons-nous aux Bandolais ?»

Il est bien temps de s’en soucier, après le spectacle affligeant offert lors du dernier conseil. M. Joseph a-t-il oublié sa charge contre la première adjointe et ses propos à son égard frôlant la diffamation ?

L’élu parvient malgré tout à poser les questions essentielles : « Qu’est-ce qu’on a fait ? Qu’est-ce qu’on n’a pas fait ? Qu’est-ce qu’on aurait pu faire ? »

Pas de réponse. Au suivant !

M. Rossi n’ira pas très loin : « la réunion de ce conseil, c’est la conséquence de votre incapacité à… »

Stop ! On lui cloue le bec: « incapacité » terme scandaleux, qui frise la lèse-majesté…

Au vu de ce qui s’est passé, nous attendons avec impatience la présentation d’une nouvelle motion défendant la liberté d’expression au conseil municipal …de Bandol, liberté légèrement mise à mal.

Sylvie Logeais enchaîne : « je soutiens mes collègues. Ma seule ligne de conduite, c’est Bandol. »

Elle est suivie par Christine Canivez, Laetitia Coudray et Michel Siorat, qui affirment leur solidarité avec leurs collègues sanctionnés.

Manifestement, la tentative de M. Joseph de rallier à lui ces conseillers est un échec. Il aura du mal à convaincre les Bandolais que ces personnes sont là « juste pour faire carrière en politique » comme il le suggère élégamment dans son interview.

Mme Dagord prend la parole, et elle ne va pas la lâcher, malgré l’intervention du maire. Elle ressent un sentiment profond d’injustice, après les six mois de travail qu’elle a fournis au service des Bandolais.

« Si vous méprisez la majorité… » Ah Non ! crie M. Joseph : encore un mot interdit.

L’adjointe se reprend « Si la majorité est mise à mal….

Elle enchaîne sur les délégations retirées : « Ce serait normal que ce soit nos collègues de la majorité qui en bénéficient, à moins que vous ne les jugiez pas capables ? Cela vous permettrait de renforcer votre majorité et vous éviterait que l’on puisse vous soupçonner d’avoir sauvé votre fauteuil en monnayant un transfert de charges appointé avec des transfuges de l’opposition, soudain ralliés à votre personne. »

Jean-Yves Decroix rappelle à M. Joseph ses propres mots : « Quand on n’est pas d’accord avec vous, cela ne signifie pas qu’on est contre vous, cela concernait M. Bernhard… »

Sursaut du maire : « Laissez les autres communes en dehors de ça ! »

A-t-on bien entendu ? C’est bien M. Joseph qui avait lu le témoignage à charge de son adjointe au tourisme contre le maire de Sanary, lors du conseil du 26 septembre.

L’adjoint félicite le maire pour ses brillants résultats : « Nous étions trois élus à avoir une expérience de la vie municipale : ils dégagent ! »

Il revient sur Nicole Dagord, l’adjointe aux affaires sociales, soulignant son dynamisme, son enthousiasme et sa grande expérience professionnelle : elle a créé un groupe transversal CCAS, BEM, écoles, centre aéré pour mieux aider les familles en difficulté.

Il rappelle que Laetitia Quilici connaît ses dossiers, écoute et a une très grande expérience de la fonction publique et un engagement politique de 20 ans au sein du même parti. Elle a toujours travaillé pour Bandol, et il est fier d’avoir œuvré à ses côtés.

Il livre enfin avec humour « ses dernières volontés. » Son engagement, vu son âge, n’a rien à voir avec une ambition politique.

Il a fait son boulot : faire émerger les projets, mobiliser les gens, les fédérer pour faire avancer Bandol. Il travaille –nous dirons travaillait – avec les fonctionnaires sur la dématérialisation, source d’économies énormes pour l’avenir. Terminé.

« Ouvrez les yeux : peut-on se passer de compétences comme celles qu’on a autour de la table et qu’on veut exclure ? »

Seule réponse du maire : « Je ne vais pas rappeler pas le travail que font les élus de la majorité.( ?) Ce n’est pas le lieu.J’ai constaté que la majorité n’existe plus. »

Comprenne qui pourra…

Le maire fait un appel du pied : « Alors, qui veut parler ? »

Immédiatement, Mme Cercio sort son petit papier et se lance, en son nom et en celui de M. Champion, dans un discours grandiloquent, d’une rare audace.

Après s’être excusée de tourner le dos au public ( !), elle fustige les trois élus, qui ont bien mérité ce qui leur arrive, car, dit-elle « ils ont mis à mal les fondements de la République, ils ont mis à mal l’ordre moral ! »

Et ils ont manqué de respect envers le maire.

Stupeur de Mme Dagord : « Moi, j’ai mis à mal les fondements de la République ? Moi ?

Elle demandera plus tard : « A quel moment peut- on nous reprocher, à Laetitia, Jean-Yves et moi, d’avoir manqué de respect à M. Le maire ?

Le maire la rassure : « ça n’est pas le cas » Ouf !

Notre aimable conseillère de l'opposition poursuit sa diatribe, précisant qu’ « elle et son collègue ne condamnent pas les personnes, mais une conduite, des paroles et des actes. »

Et elle termine : « Notre vote est un vote de conscience politique. »

Mais bien sûr !

On l’a bien compris : ces deux personnes, élues hier par les Bandolais dans l’opposition, sur la liste de M. Palix, apporteront leur voix à M. Joseph, poussés par leur haute conscience politique et s’ils rejoignent la majorité, ce sera pour défendre les fondements de la République.

Bien sûr, aucun rapport avec ces places d’adjoints qu’ils vont aider à libérer ; aucun rapport avec les longs entretiens que le maire a eus avec eux. Aucun !

Aussi, M. Rossi l’interpelle : « Je loue ton désintéressement, à toi et à Yannick. Pouvez-vous assurer à l’assemblée que depuis le mois de juin vous n’êtes pas en train de travailler de cohorte avec l’équipe ?

Elle dégage en touche : « Est-ce que c’est la question du jour ?"

Non, mais celle de demain, peut-être ?

Qu’avait dit quelques instants plus tôt Mme Cercio, présidente des amis du docteur Palix, il y a 6 mois ?

Ah oui : « C’est à cause de ces élus que les citoyens considèrent les politiques comme tous pourris, tous les mêmes, et nous n’en voulons plus. »

Nous sommes entièrement d’accord.

On passe au vote, et le résultat tombe : les trois adjoints sont maintenus dans leurs fonctions.

Mme Quilici et M. Decroix par 16 voix contre 13 et Mme Dagord par 18 voix contre 10 et un bulletin blanc.

Bien qu’il s’agisse d’un vote à bulletins secrets, on subodore que les 13 voix contre le maintien sont celles du « groupe » de M. Joseph auxquelles se sont ajoutées les voix de Mme Cercio et de M. Champion, bien inutilement d’ailleurs : Adieu veau, vache, cochon, couvée…

M. Palix et les autres élus de l’opposition ont voté pour le maintien.
Pas la peine d’être grand clerc pour comprendre que ce sont les déclarations fracassantes du maire, assurant qu’il partirait et qu’on retournerait aux urnes en cas de maintien des adjoints qui ont entraîné leur vote.

La situation n’est pas brillante : toutes les délégations des conseillers vont sauter. Inutile de penser que ce sont les adjoints restants qui pourront accomplir le travail de leurs collègues : c’est impossible. Comment la mairie va-t-elle pouvoir fonctionner ? Sans parler du conseil municipal…

Va-ton nous sortir un directeur de cabinet de derrière les fagots, à 5 000 € par mois ?

M. Joseph a été désavoué et s’est ferré lui-même, mais il prévient qu'il ne démissionnera pas, contrairement à ce qu’il avait annoncé. Quelle crédibilité accorder à ses propos, qui varient d'un jour à l'autre ?

Ce n’est pas une partie de tennis, c’est le sort de notre commune qui est en jeu.

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Published by Bandol pour tous
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commentaires

Jambon 14/10/2014 15:07

ce que je ne comprends pas, c'est la déclaration de Mr Joseph relative au fait qu'il constate qu'il n'a pas de majorité
mais sur quels critères base t-il son "constat"
les 2 ensembles colistiers majoritaires élus ont bien tous votés positivement toutes les résolutions lors de tous les CM....et c'est bien là , le seul vrai critère objectif d'appartenance à une majorité quand bien même des désaccords ponctuels pourraient exister, désaccords qui sont indispensables pour que le débat existe....à condition de l'accepter et de ne pas en faire de questions personnelles.
donc, il convient de dire clairement: mr Joseph dispose bien d'un vraie majorité pour gérer, et que toutes les suputations de démission, de retour aux urnes...ne sont que désirs d'avenir pour certains (!)
maintenant que de sa propre autorité il choisisse de retirer à 3 adjoints leurs délégations c'est bien de son choix et à l'évidence rien ne l'y oblige .....hormis cette fameuse "perte de confiance" dont nous sommes un certains nombre à solliciter une explication autre que "c'est pas négociable"
sans omettre à l'évidence un manque de sens politique ,certains diront qu'il s'est mis tout seul dans la nasse et qu'il tente de faire porter le chapeau à d'autres.
alors oui, je n'avais pas voté au 1er tour pour la liste Joseph et au 2em j'ai dérogé aux conséquences de mes constats liés à une certaine habitude d'analyser des profils de candidatures
en effet, le CV de mr Joseph tout en respectant ses qualités professionnelle dont je n'ai pas les compétence à les juger mais dont le retour de ses patients est positive devait faire douter de ses capaités réelles au dialogue et a la gestion d'un groupe, ce qui est la qualité première d'un manager
ce n'est pas de sa faute mais de sa culture si c'est un solitaire: tout le prouve: ses sports de prédilections sont des sports individuels, ses gouts artistiques (le piano est par définition un instrument de soliste) médecin d'exercice libéral, avec cette aura du sachant qui est liée à sa profession .
et est ce a 50 ans que l'on change ?.....pourquoi pas, pour le plus grand bien de Bandol et des Bandolais
chiche Mr Joseph....et il n'y a aucune honte à changer d'avis lorsqu'a l'évidence on a fait fausse route
demandez à Jacques Chirac , qui exprimait celà de façon plus populaire !!

Gervais Serge 13/10/2014 08:42

Bonjour.

Bien que mon vote au second tour des municipales fut fait à contre coeur, car pour parler de confiance, je n'avais aucune confiances dans les capacités de JP Joseph à diriger la ville, j'ai tout de même apporté ma voix à son élection, convaincu par le groupe "Bandol Passion" .

Dans ces conditions, je demande à Monsieur le Maire d'informer ses électeurs, dont je fais partie, des motifs réels du retrait des délégations aux trois adjoints.

Quels sont les possibilités légales afin d'obliger Monsieur le Maire à s'exprimer sur ces faits: Lettre ouverte? Demande de rendez-vous? Tribunal administratif?......

Merci de votre réponse
S.Gervais

Bandolpourtous 14/10/2014 09:33

Il n'existe aucune possibilité légale d'obliger un maire à s'expliquer sur un retrait de délégation. Devant un tribunal administratif, il lui suffirait d'évoquer "une entrave au fonctionnement de la commune", sans précision. Par contre, il nous semble qu'il y a une obligation morale de le faire vis à vis des citoyens, afin qu'ils puissent juger du bien fondé de sa décision. Le maire a reçu son pouvoir des électeurs, il doit leur rendre compte de son action, en bonne démocratie....