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18 décembre 2014 4 18 /12 /décembre /2014 15:44

Après le fiasco de la tentative de dissolution du conseil, le maire annonçait urbi et orbi qu’il allait faire une autre proposition pour sortir du blocage de la vie municipale.

Mais au fil des jours, voilà que la « proposition » est devenue « disposition », c’est-dire une fois de plus, l’émanation de sa seule volonté.

Beaucoup, rendus méfiants par ses annonces contradictoires et non tenues, espéraient cependant que le bon sens l’emporterait enfin et qu’on retrouverait la sérénité, avec une équipe ressoudée tant bien que mal, chacun y mettant du sien.

Le conseil terminé, M. Joseph a sorti son petit papier, et s’est mis à lire sa déclaration, sans doute écrite par quelque plumitif, dont il faut saluer au passage le talent de boutefeu et de malfaisance, autant que la bêtise.

Le but de ses dispositions était, à ce qu’il paraît, de « Relancer Bandol » !

Mais voilà que le maire se met à tirer à boulets rouges sur les élus qui l’ont porté à la mairie et dont il essaie depuis des mois de se débarrasser – cela tourne à l’obsession – afin d’exercer un pouvoir sans partage.

Et ce, sous prétexte de retracer les derniers événements politiques, à l’attention de…de qui, au fait ? des élus ? Ils sont au courant. Du public ? Il n’en ignore rien.

Stupeur de l’assistance qui attendait du nouveau !

Le conseil est devenu une véritable tribune d’où M. Joseph peut lancer ses anathèmes en toute tranquillité, en osant imposer un devoir de réserve aux autres ! Un public muet, les intervenants muselés, quant à son groupe…le rêve !

Suit un discours d’une violence et d’une agressivité inacceptables, dont tous les termes ont été pesés avec soin pour nuire et démolir, les fausses allégations répétées sans vergogne et dont les références continuelles au respect de la démocratie sont une insulte quand on ne cesse de la bafouer par ses actes.

Et M. Joseph de lire, impavide, dénonçant « les agissements et le comportement de Mme Quilici et de son groupe » –agissements dont il se montre incapable, depuis des mois, de fournir un seul exemple, ce qui ne l’a pas empêché de leur supprimer leurs délégations.

Et de dénoncer l’attitude de M. Palix, qui a fait échouer sa première tentative pour éliminer les 3 adjoints et aussi la seconde, c’est-à-dire le retour aux urnes, puisque l’ancien maire « n’a pas tenu ses engagements ». La 1ère adjointe elle non plus « n’a pas daigné – retenez le terme – accepter la démission. »

Bref, tous responsables ! Sauf lui, on a l’habitude.

Fureur de Mme Reig, qui a une tout autre vision des choses !

Le public commence à s’agiter.

La suite du discours est aussi édifiante : relevons pèle mêle « les manœuvres inacceptables des conseillers municipaux sans délégations » (lesquelles et les quels ?), « l’ambition personnelle des adjoints, » « les appareils politiques qui veulent mettre la main sur notre village » ( ???)

Bref, après cette diatribe aussi inutile que déplacée, M. Joseph annonce ce qu’il a décidé : le 1er janvier, il redonnera, non pas leurs, mais DES délégations à Mme Quilici et aux adjoints de son groupe. La nuance est d'importance.

Et pour quelle raison ?

Ressouder une équipe ? Utiliser les compétences de ces élus pour faire avancer la ville ?

Vous n’y êtes pas ! Mais alors, pas du tout !

« Cette décision a pour unique but de redonner des délégations aux conseillers fidèles qui ont travaillé pour la ville. » en Joseph dans le texte. Pour quelqu’un qui dénonçait « la culture féodale qui avait cours en politique »…

Le maire se permet d’ajouter : « J’espère que Mme Quilici ne va pas bloquer la ville. »

Le plus comique est à venir, avec la conclusion :

« Bandol a besoin de retrouver son calme. AUJOURD’HUI, JE SOUHAITE ME SITUER AU-DELA DES POLÉMIQUES »

Ces derniers mots sont d’une telle discordance, d’une telle impudence qu’ils provoquent un brouhaha indescriptible. Fureur de l’assistance, encore accrue par le fait que M. Joseph refuse de laisser parler M. Delaud.

La liberté d’expression, c’est beau, mais chez les autres.

Mme Quilici parvient à peine à placer quelques mots : elle prend acte des déclarations du maire, et s’étonne au passage qu’il rende des délégations à des personnes en qui il n’a plus confiance…Où est la cohérence ? Elle lui fait aussi remarquer que s’il a demandé aux autres de le faire, lui n’a pas démissionné.

Le maire se lève et s’en va, n’ayant même pas la correction d’attendre qu’elle ait terminé son intervention…

En résumé : Pas de proposition constructive, mais la poursuite du travail de démolition entreprise depuis des mois.

Pas la moindre tentative pour ressouder son équipe, mais de gros efforts pour la diviser davantage et envenimer les rapports entre les élus.

Aucun respect pour la démocratie et le résultat des urnes, qui reflète la volonté des Bandolais.

M. Joseph n’a pas été élu tout seul, ne lui en déplaise.

Quant à l’avenir…

M. Joseph prétend, grâce à cette nouvelle manœuvre politicienne, parvenir à gérer Bandol, et à avancer ? Mais vers où ? (Si l’on en juge par les options affichées lors du conseil, il faut s’inquiéter…)

Et surtout avec quelle majorité, puisqu’il en écarte délibérément une bonne partie ?

Avec 3 adjoints auxquels il ne confiera logiquement que des délégations insignifiantes, après tous les reproches qu’il leur adresse ?

Avec un groupe composé de braves fidèles, qu’il aura récompensés, et d’autres élus laissés pour compte et désignés à la vindicte publique ? Qui ne seront pas même convoqués aux réunions, comme il le fait depuis 3 mois ?

Avec des personnes extérieures à la municipalité ? On voit le résultat.

Tous ces agissements sont révélateurs d’une conception inacceptable et antidémocratique de la fonction de maire.

Et comment s’étonner, dans un tel climat délétère soigneusement entretenu, que certains esprits faibles inondent la ville d’écrits anonymes malfaisants ?

On est bien mal parti !

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Published by Bandol pour tous
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