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24 février 2015 2 24 /02 /février /2015 21:03

5 élus absents et représentés pour ce second conseil de l’année.

Une cinquantaine de personnes dans l’assistance, lesquelles ont eu bien du mal à suivre les débats : cris, vociférations, insulte, brouhaha et foire d’empoigne : il est regrettable que M. Joseph, qui imposait jusqu’alors le silence au public, ait abandonné cette exigence, indispensable au bon fonctionnement d’un conseil.

Ensuite, pour éviter que les élus de l’opposition ne s’égosillent pour essayer en vain de se faire entendre, la sérénité des débats (et en annexe la démocratie…) impliquerait de les laisser s’exprimer, sans couvrir leur voix, quitte à les prier d’abréger quand ils sont trop longs…

Il en ressort une impression de pagaille généralisée et d’absence de maîtrise du débat assez fâcheuse.

Le conseil en bref

4 délibérations seulement, mais un retour en arrière continuel de la part de M. Joseph : la réunion de la veille, le conseil précédent, celui du 27 février 2012, le CLTR de M. Barois, le budget 2013…

  • Mise à disposition d’un local pour l’opposition : discussion sur la légalité de la décision et conditions d’attribution.
  • Un conseil transformé en tribune où l’on reparle du refus de voter les crédits d’investissement, puis du fameux CLTR : malgré l’évidence, le maire persiste dans ses propos, se dédouane de toute responsabilité et tente de noyer le poisson, avant de concéder un « oubli ». Grosse colère de M. Palix.
  • Deux délibérations attendues sur la subvention de 114 900 € réclamée par l’association des pointus. Débat et critiques sur l’organisation, et la mise en œuvre de cette animation, l’importance de la somme réclamée dans un contexte d’économies drastiques et généralisées, les insuffisances et imprécisions du dossier en l’état.

Délibérations adoptées par13 voix et 16 abstentions.

On notera les interventions brutales de 2 adjoints de M. Joseph à l’encontre de son prédécesseur. L’un d’eux se permettant même de prendre à partie un de ses collègues et de tenir des propos inadmissibles dans un hémicycle.

Ambiance…

Et pour finir le clou de la séance : devant les questions posées par M. Delaud, M. Joseph s’écrie, écartant les bras dans une posture messianique, « « Vous essayez de m’enfoncer et de m’empêcher de remplir ma mission ( !) » Ne manque plus que l’auréole.

Ϛa vire grave à la mairie…

Un petit coup de sonnette, pour infantiliser les gens, et c’est parti !

M. joseph lit le décision N°2 qu’il a prise le 15 février, portant sur l’attribution d’un local à l’opposition et des horaires prévus – ce qui est de droit – et d’une convention y afférant.

Mais le maire oublie de lire les premières lignes : « considérant la demande des conseillers municipaux minoritaires de disposer d’un prêt de local afin d’y tenir leur permanence… etc… »

M. Laurent Garrido intervient pour avertir le maire que sa décision est illégale.

En effet, textes législatifs à l’appui, l’élu lui rappelle que le local mis à disposition de l’opposition doit être un local administratif, réservé aux seuls conseillers pour y travailler leurs dossiers, et non une permanence. Il est formellement interdit d’y recevoir du public.

M. Joseph prend acte : on va vérifier la légalité.

Peut-être aurait-on dû commencer par là…

Etonnement de M. Palix : une réunion devait avoir lieu en commission pour fixer le nombre de conseillers d’opposition bénéficiaires, la répartition des horaires etc…

Réponse de M. Joseph : la majorité ne se serait pas présentée à la réunion. Fabuleux ! Quel rapport ? Seuls les élus de l’opposition étaient concernés : les textes prévoient qu’ils s’entendent entre eux, à l’amiable, dans un premier temps.

M. Palix fait part de sa surprise : il n’est même pas au courant de cette convention et dénonce un mensonge, « un de plus, dit-il ».

On comprend alors qu’il s’agissait d’une demande de Mme Cercio et de M. Champion, à laquelle le maire s’est empressé d’accéder, sans en vérifier le bien-fondé.

Affaire à suivre…

A propos de réunion, Sylvie Logeais fait remarquer au maire qu’il n’y a toujours pas de charte de fonctionnement et qu’il n’y convie pas tous les élus de la majorité. Ses convocations sont à géométrie variable : parfois les adjoints seuls, puis les adjoints et les conseillers pourvus de délégations, puis tous les élus, sauf un…

Le maire précise qu’il a convoqué tout le monde, sauf M. Rossi. L’élu avait eu l’outrecuidance de mettre en doute ses compétences, et l’avait invité à démissionner, crime impardonnable de Lèse-Joseph.

Par contre que lui-même ait tenu des propos insultants et diffamatoires à l’encontre de la 1ère adjointe lors du conseil du 26 septembre dernier, ce n’est pas bien grave : il a tous les droits.

On n’a toujours pas abordé l’ordre du jour, on s’en éloigne même...

Le maire, qui a pris la fâcheuse habitude d’utiliser le conseil comme une tribune, a manifestement décidé d’en découdre sur le « blocage » de la ville dont il rend responsables les 12 élus.

1er grief : « Le budget n’est pas fait. On vous invite à travailler, vous ne venez pas. »

Le Budget Primitif n’est pas fait ? A quelques semaines du 31 mars, date limite de sa présentation ? Alors que les services financiers y travaillent depuis des mois ?

Une vraie concertation, c’eût été de faire participer les élus à l’élaboration d’un projet, pas de les convoquer le 19 février, alors que tout est déjà ficelé depuis longtemps…

Pour mémoire, un BP, c’est plus de 60 pages, des dizaines de tableaux et des milliers de chiffres…D’ailleurs, le BP 2015 figurait déjà dans les documents remis aux élus de la commission des finances, il y a un mois.

Jean-Yves Decroix rappelle au maire qu’ils sont venus à une première réunion, tenue à 20h30 : péril en la demeure : on a perdu le CLTR !

Deuxième réunion une semaine plus tard : Ouf ! On l’a retrouvé !

« Sommes-nous de alibis, ou des partenaires ? interroge-t-il. Il y a des engagements à respecter. »

Second grief : M. Joseph fustige le refus de voter les crédits d’investissement lors du précédent conseil.

Il est allé pêcher (il a du temps à perdre !) dans les archives une délibération identique du CM du 27 février 2012, et a soigneusement noté les élus qui l’avaient votée, pour leur en faire le reproche : M. Palix (lequel s’exclame : « évidemment, j’étais le maire ! »), Mme Logeais, M. Delaud.

Le maire s’arrête, écarte grand les bras et s’exclame solennellement : « Vous essayez de m’enfoncer et de m’empêcher de remplir ma mission ! »

Se croirait-il investi d’une mission divine ?

M. Delaud lui renvoie la balle. Qui fait du blocage ? « Je ne vote pas de chèque en blanc, ajoute-il, vous avez refusé de donner des éléments. C’est le travail d’un conseiller d’être attentif à ce qu’on fait de l’argent des Bandolais »

S’il est exact que l’article Article L1612-1 du CGCT autorise le maire à dépenser le 1/4 de ce qui a été voté l’année précédente, il spécifie également : « L'autorisation mentionnée à l'alinéa ci-dessus précise le montant et l'affectation des crédits. ». Or M. Joseph n’a pu apporter les précisions voulues, tant pour le budget de la ville que pour les budgets annexes, et a préféré retirer ses 5 délibérations.

Il rappelle que, quand il n’a pas la réponse, il la donne au conseil suivant.

L’ennui, c’est que cette situation se renouvelle trop souvent. De plus, lorsqu’on propose une délibération, ce n’est pas pour la faire voter le mois d’après. Seul un travail sérieux permet de maîtriser les dossiers. On en est loin, et ça ne s’améliore pas.

Le maire ajoute que le fait de poser des questions, ou demander des précisions sur ce qui est soumis au vote, démontre une « volonté de déstabilisation » avérée.

Voilà la confusion, qui explique ce que nous vivons à Bandol : on est en 2015, pas 300 ans en arrière, en 1715, sous la monarchie absolue. Plus de seigneur Boyer, rien qu’un maire, sous le contrôle du conseil municipal …

Va-t-on aborder les délibérations ? Toujours pas.

On revient encore au conseil précédent ! M. Joseph donne un autre exemple de blocage au sujet d’une étude hydraulique. Dommage qu’il l’ait ignorée le 29 janvier, lorsque les conseillers, pour ne pas bloquer la ville, ont voté ce que le maire estimait urgent…

Enfin, l’ordre du jour !

Les deux premières délibérations sont votées à l’unanimité.

Avant que l’on passe aux deux suivantes, Mme Logeais demande d’en inverser l’ordre, comme cela se fait toujours : il est plus logique d’approuver d’abord un projet, sous forme de convention d’objectif avant de voter la somme allouée.

M. Palix réclame alors à M. Joseph des éclaircissements sur ses propos au sujet du fameux CLTR. (voir notre article précédent). Et c’est reparti !

Sans surprise, le maire persiste et s’enferre. A la fin, il est bien obligé de reconnaître qu’il s’agit d’un oubli, mais c’est encore la faute de M. Palix !

Ce CLTR serait différent de celui de M. Barois ( ?) ; il aurait dû être remboursé en janvier (?).

Puis M. Joseph remonte le temps, et attaque son prédécesseur sur son excédent réel de 2013…

Bref, tout y passe pour tenter d’embrouiller l’affaire et se dédouaner.

Est-il si difficile d’assumer ses responsabilités ?

Evidemment, M. Palix, furieux, n’accepte pas cette mise en cause totalement injustifiée. Il cite les dates, s’égosille. Peine perdue : il a le plus grand mal à se faire entendre, car le maire couvre sa voix.

Voilà que M. Cermolacce intervient. L’adjoint s’était déjà signalé un peu plus tôt en interpellant M. Bessier d’une façon totalement inadmissible.

Maintenant, il reproche à M. Palix de ne pas avoir averti son successeur au sujet de ce point « compliqué ». Mais bien sûr que c’est de sa faute, on vous le disait....

.

L’intervention de M. Delaud se noie dans le brouhaha causé par quelques partisans du maire, adeptes eux aussi d’une démocratie sélective : « Encore lui ! Qu’il se taise etc… »

L’élu hausse le ton et reproche à M. Joseph de vouloir nuire à son prédécesseur…

Indignation de M. Cermolacce, encore lui : « On s’insulte, j’en ai assez ! », avant de traiter lui-même M. Palix de « clown de service », amabilité rectifiée en « animateur de service ».

Décidément, curieuse façon de communiquer. Avouons-le, nous préférons l’adjoint, les yeux baissés, en train de se livrer à son occupation favorite, la méditation transcendantale.

Mais voilà que Franck Bertoncini prend le relais, interpellant violemment M. Palix « On s’est tous battus contre vous. Vous n’avez pas honte des pressions sur le personnel ? »

L’ancien maire s’étrangle à moitié : « Moi ? »

Quelle qu’ait été l’attitude de l’ancien magistrat, et les reproches qu’on peut lui faire, on ne saurait cautionner de telles diatribes. Le débat doit se cantonner dans les sujets traités, et s’interdire tout débordement ou règlement de compte.

Quant à M. Joseph, si sourcilleux quand on ose critiquer sa personne, il n’intervient absolument pas, laissant tranquillement ses adjoints franchir la ligne...

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La seconde partie traitera des débats autour des deux dernières délibérations, qui concernent la subvention demandée pour les animations du tricentenaire.

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Published by Bandol pour tous
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