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6 avril 2015 1 06 /04 /avril /2015 20:36

A la lecture attentive de l’article du blog du maire, intitulé « Les hommes de bonne volonté », titre à connotation religieuse qu’on a jugée bien adaptée à la période pascale, et aussi convenir parfaitement à notre saint homme, on a pu remarquer qu’outre 2 insinuations malveillantes, – décidément, c’est un tic– le maire avertissait « Il ne peut y avoir de préalable ou de conditions à la discussion ». Il aura sans doute échappé au plumitif de service qu’en formulant cette exigence, il y contrevenait !

Bref, la réunion prévue a bien eu lieu. Et les participants ne sont pas près de l’oublier…

Curieusement, l’expression « se mettre autour d’une table » ne semble guère faire partie du modus vivendi de M. Joseph, pour ne rien dire de la fameuse table ronde de l’épopée du roi Arthur, symbole de l’égalité des preux chevaliers…

Car c’est dans la salle du conseil municipal que le maire avait convié à 17h les participants. Il s’y est installé, trônant à sa place habituelle, les autres, c’est-à-dire les 22 élus, occupant les sièges d’un côté.

22 ? M. Joseph n’en avait convoqué que 21… ciel ! un intrus !

M. Rossi a donc été prié de sortir, la bonne volonté affichée n’étant que de façade…

Personne n’a bougé. Le maire a attendu, figé, sans un mot. Pendant de très, très longues minutes, plus d’une demi-heure.
Mme Quilici a rappelé l’objet de la réunion. Et que s’il était question d’excuses, c’est d’abord à elle que le maire devrait les adresser.

Il n’est que de se rappeler les réquisitoires sanglants et les propos insultants dont elle est l’objet de sa part depuis des mois, que tous les Bandolais ont pu entendre en conseil ou lire dans la presse et sur le blog du maire. Ce qu’on reproche à M. Rossi, qui n’a jamais été grossier, n’est que de la petite bière, en comparaison.

Le temps passe... Au bout d’une heure, le maire ouvre enfin la bouche, et c’est pour proposer une réunion d’adjoints. Aucun écho. Il retourne dans sa bulle, attendant…

Les adjoints et les conseillers, eux, échangent de façon fructueuse : on se met d’accord sur une charte de (bon) fonctionnement, ce qui serait une bonne chose.

Et le budget ? Le maire veut bien en parler… si M. Rossi sort !

Et c’est reparti pour un mutisme prolongé de la part du 1er magistrat, mais l’impatience croît, on en arrive enfin aux excuses réciproques, et vu l’heure tardive, près de 20 h, on décide d’une autre réunion avec tout le groupe où l’on pourra, espérons-le, aborder le sujet : le budget.

Quant à M. Joseph, il a, le soir-même, fait paraître un autre article intitulé: « Un si long chemin… ». Après les « hommes de bonne volonté », voilà une image de notre maire pardonnant les offenses ! « je suis prêt à mettre de côté les mots blessants, les accusations infondées, les appels à la démission. », C’est exactement l’attitude de victime évoquée par M. Decroix.

Ce qui interpelle, en outre, c’est le résumé de la réunion fait par le maire : « Certes pendant près de trois heures, nous n’avons pas parlé du fond, nous n’avons pas entendu de propositions, nous n’avons pas fait avancer Bandol. »

Et pour cause ! Mais qui a gardé obstinément le silence ? Il faut une sacrée dose d’impudence, au vu de son attitude, pour tenter de rejeter la responsabilité de cet immobilisme sur les élus. Et pour chercher à en persuader les Bandolais, vu qu’il est impossible d’empêcher un si grand nombre de participants de garder bouche cousue sur ce qui s’est passé.

Autre point inquiétant, qui ressemble fort à un blocage à priori : la façon dont le maire appréhende un budget primitif. Il refuse les recettes « non certaines », mais il y en a toujours dans un prévisionnel (le produit des jeux, les droits de mutation…). Il qualifie les emprunts d’ « artifice », ce qui est surprenant : d’abord les emprunts ne peuvent concerner que l’investissement. Ensuite, toutes les mairies y ont recours : sans emprunt, pas de réalisation importante. De plus, pourquoi attendre l’accord des banques pour les inscrire au budget ? Si on ne les obtient pas, on reporte les réalisations, tout simplement. C’est le simple bon sens.

Poser ceci comme une exigence sine qua non –­ il n’est pas question de… ne nous rend pas très optimiste. Nous espérons nous tromper.

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Published by Bandol pour tous
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