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3 avril 2015 5 03 /04 /avril /2015 15:25
Le budget primitif en question...

Le conseil du 26 mars a présenté à l’ordre du jour les mêmes délibérations que celui du17 mars (reporté, puisque le quorum n’a pas été atteint), en particulier le vote du budget primitif de la ville.
Conseil le plus important de l’année, le plus politique aussi, selon le maire. Et qui a tenu ses promesses : M. Joseph a dû être satisfait, lui qui fustigeait l’abstention, qu’il assimilait à de la lâcheté… Tous les élus étaient présents ou représentés, tous les élus ont voté, mais pour 16 d’entre eux, contre son budget. On ne peut pas tout avoir !

Ce qui nous frappe, c’est d’abord une certaine incohérence dans l’attitude de M. Joseph

Dès l’entrée, nouvelle charge à l’encontre de sa première adjointe et de son groupe, dont il veut obtenir l’accord. Charge réfutée point par point par M. Decroix.

De plus, M. Joseph qui dénonçait l’absence des 16 élus le 17 mars, fait pire : il lève brutalement la séance, alors que les 3 dernières délibérations auraient été votées sans conteste. La dernière concernait la demande du Casino pour l’extension à de nouveaux jeux, clairement dans le sens de l’intérêt de la commune. Pourquoi la retarder ?

Ensuite, et le plus grave, c’est que le maire n’a pas changé un iota à son budget, malgré les interrogations et critiques formulées par les élus lors du Débat d’Orientation Budgétaire.

Une fois de plus, M. Joseph nous a clairement montré que l’écoute, la prise en compte des opinions différentes, l’acceptation des critiques, bref, la notion d’équipe, le travailler ensemble, sont étrangères à son mode de fonctionnement autocratique. Nos craintes se sont de nouveau vérifiées : il n’est pas fait pour la fonction.

N’oublions pas ce que dit la loi du rôle de maire : « le maire gère la commune, sous le contrôle du conseil municipal ».

Cette séance est édifiante : lorsque M. Joseph s’est fixé une direction, il est incapable de la modifier, quitte à aller droit dans le mur. Ses derniers mots montrent qu’il n’a ni entendu, ni pris en compte aucune des propositions ni des solutions proposées pendant le conseil et avant.

Enfin, ce budget en l’état n’est pas un bon budget : il dessine un avenir mortifère pour Bandol.

Car la spécificité de notre commune, ses atouts et ses points faibles n’ont pas été clairement appréhendés, ni compris.

On en a eu un avant-goût avec le budget réalisé en 2014 : sur les 565 000 € d’économies faites sur 8 mois, 279 924 € l’ont été sur les animations, et 58 935 € sur le dos des jeunes et des sports ! (voir document joint)

Pour 2015, le maire a noirci à l’extrême la situation, se refusant à faire de faibles emprunts, pourtant indispensables. Incapable de définir une politique autre que comptable, il a préféré rogner de façon drastique la plupart des postes, dont ceux qui sont essentiels pour la ville.

Que d’incohérences ! Le maire consacre 250 000€ aux animations sur l’ensemble de l’année, et il n’hésite pas à donner une subvention de 115 000 € pour 3 jours de tricentenaire ?

Il souligne les charges trop importantes de personnel, qui plombent ce poste, et lui-même les alourdit en embauchant un directeur de cabinet à 61 000 €, malgré ses promesses. Et comme à l’écouter, nous sommes entrés dans une période de vaches maigres, on se demande bien comment il compte, dans les années qui viennent, relancer le dynamisme de notre commune.

Incohérence encore : on va réaliser 2 bassins de rétention pour 1,2M€ (suite à la mort d’une personne, en 50 ou 60 ans) et on rogne sur la sécurité des plages, où les noyades sont bien plus fréquentes.

En préambule, on a eu droit à l’exercice habituel de mise en forme de M. Joseph : le massacre de Mme Quilici et des élus « irresponsables » qui l’entourent, En fait, le maire a lu un article qu’il a fait paraître la veille sur son blog, un de plus, avec les mêmes accusations brutales, et sans fondement.

Murmures dans l’assistance : des personnes, agacées, commencent à protester : « Assez ! Ce n’est pas le conseil… »

Que cherche M. Joseph ? Faire approuver son budget par Mme Quilici et son groupe, après une attaque aussi virulente et déplacée ? Etrange façon de s’y prendre…

A moins qu’il n’ait voulu provoquer un vote négatif ? Et poursuivre ses accusations de blocage, avec, à la clé sanctions et autres ?

M. Decroix va démonter point par point ces attaques.

Il dénonce une série de contrevérités et un manichéisme total : il y aurait les bons et les méchants, la lutte du bien en la personne de M. Joseph, contre le mal, incarné en Mme Quilici ! Et bien sûr le pauvre maire jouant les victimes.

Outre l’altération de la réalité, se sentir ou se prétendre victime entraîne de facto la désignation d’un prétendu bourreau ou d’un agresseur, nous dit-il.

En l’occurrence, chez nous, c’est l’agresseur qui ose se poser en victime.

Et l’élu de rappeler les actes du maire : le 5 août, retrait de ses délégations à M. Garrido, et de la délégation de signature à Mme Quilici, sanctions non négociables (et prises sans raisons sérieuses avérées, rappelons-le).

Le 26 septembre, agression verbale inqualifiable contre la 1ère adjointe, suivie du retrait des délégations de Mme Quilici, des siennes et de celle de Mme Dagord (et en prime, refus de donner la moindre explication).

L’élu rappelle qu’on attend toujours la mise en place des groupes de travail promis par le maire …

Qui refuse le débat ?

Jean-Yves Decroix prend comme exemple la dernière réunion de groupe : « Comme en commission de finances, nous demandons les orientations par grands axes : jeunesse, sécurité etc… et quand on arrive aux investissements, vous partez ! Tout en disant qu’on a raison...Mais quelques heures plus tard, vous nous envoyez le document initial, sans aucune modification... »
Edifiant…

« Nous aurions fait peu de propositions constructives ? »

L’élu énumère

  • le CAUE, l’EPF mis en place après moult tergiversations…
  • la mise en place de recettes nouvelles au patrimoine et à la culture
  • la modernisation de notre système informatique en passant par le Sictiam, avec une équipe de fonctionnaires
  • le programme d'animation exceptionnel pour cette année, que vous avez refusé
  • Les propositions pour la sécurité des plages etc…

L’indemnité du maire ?

Celui-ci l’a baissée de 60 %, c’est exact, mais il oublie de dire qu’il en touche une autre au SIOV et qu’il est dans le même cas que Mr Roland ; tous les élus se sont mis d’accord pour pour que chacun ait une indemnité afférente à une délégation.

Mme Logeais a d’ailleurs rappelé en début de conseil qu’elle ne recevait rien de la mairie.

(A ce propos, M. Joseph nous avait promis la transparence sur les indemnités des élus : on l’attend toujours…)

« Vous avez été élu avec une équipe ....et on lit JE,JE,JE....c'est de l'autocratisme sous l'apparence d'une pseudo concertation.
Eh bien non, Mr le maire, nous sommes des élus responsables, élus comme vous, et nous prenons des positions dans l'intérêt de Bandol et non pour des raisons politiciennes comme vous le martelez, et je vous rappelle que nous sommes 12 à partager ces idées. Je suis très déçu d’avoir été obligé de le dire.»

Mme Dagord intervient pour préciser qu’à ces fameuses réunions, M. Joseph n’avait pas convoqué tout le monde. Celui-ci lui rappelle que, pour la préparation du budget, ils étaient trois. L’adjointe lui rétorque « Il manquait la moitié de votre équipe ; ils sont arrivés avec 3/4 d’heure de retard. »

Voilà qui jette un froid dans le public.

On passe enfin au conseil. La 1ère délibération portait sur la reprise anticipée des résultats de l’exercice 2014.

Des 2 638 112 € d’excédent de la mandature précédente, M. Joseph n’a utilisé que 281 622 € en 2014. (Il y a là quelque chose qui nous échappe.) Ce qui reste, soit 2 356 490 € sera reporté en recettes de fonctionnement 2015, car il n’a pas réussi à équilibrer son budget.

M. Palix annonce qu’il votera ce budget, pour ne pas être accusé de bloquer la ville.

Voté à l’unanimité.

Délibération N°2 : Vote du budget primitif – exercice 2015

Le maire présente alors son budget et son objectif central : préserver le citoyen bandolais. Il rappelle la baisse des recettes : par exemple moins 400 000 € de DGF (aide de l’état) sur un budget d’un peu plus de 20M €, donc -2% ! Est-ce si « vertigineux » ?

Deux priorités : les personnes âgées : 350 000 € pour le CCAS (lequel s’occupe du social sur la commune, et non exclusivement des anciens, ce que le maire semble oublier dans son propos assez démagogique) et la jeunesse et petite enfance où « les subventions seront maintenues » : qu’on en juge ! En 2013, caisse des écoles : 340 000 €, en 2014 : 295 000 € et pour 2015 : 327 000 €.

Heureusement qu’il s’agit d’une priorité.

M. Joseph répète ce qu’il annoncé lors du débat sur le DOB : au sujet des animations, parodiant Harpagon dans la fameuse pièce de Molière, il s’agira de « faire mieux avec moins d’argent ». Et comme il n’y a pas de miracle en ce domaine, on peut craindre le pire.

Idem pour l’investissement, qui subira un arrêt. Non, pardon : une pause… avec les 3 études. Le tissu associatif ne sera pas oublié, mais rétrécira fortement…

Bref, il a une approche prudentielle (sic).

Puis nous avons droit à une lecture quasi intégrale des postes et une avalanche de chiffres, si soporifique que quelques personnes s’endorment dans l’assistance...

Il serait plus simple de mettre le dossier entier sur internet, et de se contenter des postes les plus significatifs, car en ce domaine, il est impossible de se remémorer grand-chose d’une information orale.

On retiendra aussi que Bandol n’aura plus de subventions de Sud Ste Baume, ce qui tombe sous le sens, puisqu’on fera 0 € de réalisation.

Place aux commentaires.

Premier à intervenir, M. Palix qui réitère sa demande de repousser le vote du budget, ce qui était possible jusqu’au 15 avril, et réclame un dialogue démocratique. Il reprend les points qu’il avait exposés lors du DOB et qui n’ont pas été pris en compte. Il annonce : « Nous ne voterons pas ce budget.» en dénonçant le dédain avec lequel sont traités les élus.

Réponse de M. Joseph : « En 2008, je vous ai fait une remarque dont vous avez tenu compte… »

Suivent des considérations diverses sur cette époque.

M. Palix fait remarquer que les subventions aux associations seront amputées : sur une somme identique en 2015 à celle de 2014, il faut ôter les 115 000 € déjà attribués aux Pointus, ce qui revient à diminuer d’autant la somme dispatchée aux autres…Pour sa part, il arrête là son intervention, toute discussion étant inutile.

M. Joseph lui rappelle alors avec élégance qu’il n’est plus maire.

Mme Logeais évoque les travaux de relevage de la plage de Rènecros (assainissement pour 85 000 €).

Le Maire la renvoie à M. Abrahamian, qui indique que d’autres travaux ont dû être effectués à la montée Voisin.

Jean-Pierre Rolland le déplore : ceux de Rènecros auraient dû être prioritaires, au besoin, avec un petit emprunt.

Il ne semble pas avoir été écouté. Pourtant, peut-on risquer une pollution de la plage, avec ses conséquences néfastes pour le tourisme ?

Mme Dagord constate qu’aucune des remarques faites lors des réunions ou du DOB, qu’elles émanent de la majorité ou de l’opposition, n’ont été prises en compte. Ce budget n’est pas le reflet d’un consensus

« Nos avis ont été écartés : on nous a dit « Voilà les budgets, c’est ça » !

Le maire rappelle pour la énième fois les 3 réunions d’adjoints au sujet du budget, auxquelles Mme Quilici n’a pas assisté, martèle-t-il.

« Ne pas augmenter les impôts, en tout cas cette année, c’est un choix que j’ai fait. » Il se reprend : « Que nous avons fait. », oubliant l’alourdissement de 20 % sur la taxe d’habitation des résidences secondaires.

Lapsus révélateur qui montre, s’il en était besoin, sa façon autoritaire de fonctionner et l’inutilité de participer à des réunions quand tout est bouclé d’avance, et aussi, laisse présager ce qui nous attend les années suivantes sur le plan fiscal.

Le maire tente de justifier sa décision de ne pas recourir à l’emprunt : d’abord parce qu’il faut rembourser (rires étouffés dans la salle), ensuite parce que le ratio de désendettement a grimpé en 2014 à 57 ans ! Ce qui n’a aucun sens : qui peut évaluer à si long terme les recettes de la collectivité ?

Intervention de M. Decroix, au sujet de la gestion financière.

Toutes les collectivités sont soumises au même régime. C’est une erreur de faire des coupes à l’aveugle et d’adopter la règle brutale de « pas d’investissement ».

Nous n’avons pas de plan d’investissement pluriannuel du territoire. Aujourd’hui, les banques sont susceptibles de nous prêter, et on peut même en profiter pour renégocier la dette.

M. Rolland, adjoint délégué à l’urbanisme et au patrimoine, va dans son sens : il a constaté une dégradation importante de notre patrimoine, qui ternit l’image de Bandol : la place de la Liberté, la rue Marçon, celle de la République, la rue Pons, et la boule devant la mairie. Il s’agit de la vitrine de notre ville, trop négligée. On ne peut attendre : dans 1 ou 2 ans, la facture sera encore plus élevée.

Le maire acquiesce : « Tout le monde est d’accord. »

Pourquoi ne fait-on rien, dans ce cas ?

Sylvie Logeais sort de sa réserve et critique vertement les économies réalisées par le maire sur la sécurité des plages

Réduction des périodes de surveillance : elle se fera du 15 juin au 15 septembre : suppression de celles des week-ends du 15 mai au 15 juin et du 15 septembre au 15 octobre, alors que le hors saison attire une clientèle plus âgée, et entraîne plus d’interventions sur noyade.

Réduction des effectifs : de 4 nageurs-sauveteurs à 2, alors que l’intervention sur un noyé nécessite 3 personnes.

Choix d’un autre organisme : C’est une association de sécurité civile, agréée d'utilité publique, qui intervient sur toute la France, la Croix Blanche, qui assurait la surveillance. M. Joseph a décidé de travailler maintenant avec la SNSM, dont le président à Bandol est M. Cercio, plus professionnelle, selon lui, et qui exigerait des « minima » de formation supérieurs.

Explosion de Mme Logeais, qui conteste les affirmations du maire : « Je connais mon métier ! » assène-t-elle, avant de rappeler que toutes les réunions à ce sujet se sont tenues sans elle.

Un comble ! A quoi sert d’avoir une délégation ? A rien.

Du coup, l’élue annonce : « Je me retire de la sécurité des plages. Je ne veux pas être responsable de vos décisions. »

Après la sécurité, les animations, auxquelles le maire veut consacrer un budget ridicule: 250 000 € pour toute l’année ! du jamais vu !

Jean-Michel Rossi parvient à se faire entendre, après un dysfonctionnement répété de son micro ( ?).

Il souligne l’inquiétude des acteurs de l’économie de la ville et rappelle trois éléments qui semblent avoir échappé au prince qui nous gouverne.

70 % des emplois de Bandol sont liés à l’activité touristique. C’est dire l’importance capitale des animations, qui doivent être confiées à des professionnels et non à des associations qui n’ont pas vocation à les remplacer.

Les projets de la municipalité ?

Mme Romano a travaillé : elle a des dossiers…en attente.

M. Rossi détaille le projet qu’avait élaboré par M. Bessier pour 2015: un programme impressionnant d’animations, leur coût, et les recettes attendues.(voir en annexe)

Il rappelle : « Vous n’avez pas daigné recevoir M. Bessier, et vous lui avez même enlevé ses délégations…La saison commence à Pâques, et rien n’est fait. »

Trop professionnel, sans doute ?

Le maire réaffirme ses choix.

Intervention de M. Champion qui s’inquiète de trouver 0 € pour les bailleurs sociaux dans le budget ( Ce qui ne l’empêchera pas de le voter). Quant aux logements sociaux du camping, le maire répond qu’il n’a pas les 430 000 € prévus et que l’EPF attendra.

Puis Mme Cercio reprend le discours du maire : effet ciseau, épargne asséchée, pression fiscale insupportable – l’élue n’a pas l’air de savoir que les taux d’imposition à Bandol ne sont pas très élevés. Bref, il faudrait poursuivre « les investissements créateurs de richesse », oubliant qu’avant de les poursuivre, il serait nécessaire de commencer. Après un vibrant appel à la stabilité, elle termine par une formule éculée en demandant de " ne pas prendre en otage les Bandolais".

Est-il utile de préciser qu’une fois de plus, elle apportera sa voix à M. Joseph ?

Mme Dagord ironise : un tel discours mériterait des applaudissements: elle s’inquiétait de ne pas encore avoir eu la leçon de morale habituelle de la part de Mme Cercio… Elle rappelle qu’il y a peu, cette dame nous vantait les louanges de M. Palix, avant de changer de camp.

L’adjointe apprécie peu de se faire donner des leçons par une personne qui utilise des termes dont elle ignore manifestement le sens.,. du genre « faites ce que je dis, et pas ce que je fais. »

Elle appelle cette personne à un peu plus d’humilité.

Elle poursuit, alors que M. Joseph essaie sans arrêt de l’interrompre : « Certes, nous ne sommes pas parfaits, mais quand le matin, – et je parle pour mes petits camarades et moi-même – nous nous regardons dans notre miroir, on peut se regarder en face. Pour une raison bien simple, c’est que nous sommes fidèles à nos engagements, à nos convictions et à nos amis. On ne peut en dire autant de tout le monde. »

Mme Cercio ne trouve rien d’autre à répondre que de parler de son amitié avec M. Palix… et

pour se justifier, d’évoquer l’intérêt de la ville, lequel a bon dos !

M. Decroix revient au budget : Valse des Capians pour 115 000€, embauche d’un directeur de cabinet : c’est la cohérence des choix faits qu’il met en cause.

Laetitia Quilici intervient pour rappeler une énième fois qu’un budget doit être le fruit d’une concertation, que des propositions constructives ont été faites (animations, sécurité de plages etc…), et qu’elles doivent être prises en compte. Il n’est pas tolérable qu’on fasse des économies sur la caisse des écoles, sur les sorties pédagogiques, qu’on diminue les services rendus aux Bandolais : transports collectifs, petit train… Il faut de l’investissement.

Elle demande au maire de reporter ce budget, puisqu’on a jusqu’au 15 avril. La ville n’est pas bloquée, puisque on peut engager des dépenses de fonctionnement, celles d’investissement peuvent être votées, si le maire en fournit la liste détaillée, comme réclamée.

Mais elle estime que les réunions sur les choix budgétaires doivent concerner l’ensemble d’un groupe, et pas seulement les adjoints.

Le maire semble avoir écouté, mais il n’a rien entendu : il rappelle d’une voix hâchée le refus de participer à 3 réunions d’adjoints « vous avez démontré que vous ne voulez pas participer à l’élaboration du budget. C’est le vote politique le plus important. Si vous ne votez pas ce budget, c’est que vous vous mettez de facto en dehors de la majorité »

M. Garrido : « Si nous ne faisons plus partie de la majorité, où est la majorité ? » Rires du public, qui réalise la situation. « Votre comportement montre qui est source d’immobilisme. »

L’élu poursuit en précisant que si le budget n’est pas voté, la loi a prévu de permettre à la collectivité de fonctionner (paiement des agents, dépenses d’investissement etc...)

Le maire répond qu’il le sait. Il présente le budget au vote.

13 pour et 16 contre: le budget est rejeté.

Mme Quilici lui rappelle une fois de plus qu'il a la possibilité de le représenter.

Mais, à la surprise générale, M. Joseph lève soudain la séance, avant de se précipiter vers les journalistes.

Annexe :

Budget 2015 pour les animations de la saison, la salle Jules Verne et le tricentenaire

Etaient prévus :
- 80 animations sur la place de la liberté,
- 6 feux d’ artifices,
- 30 soirées à Jules Verne, dont la création du festival du rire et de la chanson française à texte,
- Le festival Lyrique maintenu au Cannet,
- la fête de la musique sur 2 jours,
- le tricentenaire sur 6 journées d'animation avec les associations bandolaises,
- un plan de communication de 40 000 € inclus dans le budget pour soutenir les spectacles de la salle Jules Verne et des animations en général,
- les budgets des animations pour les vacances de Pâques, la Toussaint et Noël,

- 4000 invitations pour les écoles, le collège et le CCAS
- 5 grands spectacles gratuits et 4 spectacles payants au stade où l'on aurait posé la scène pour les animations et les spectacles de l'été.

Un budget estimé à 612 000 euros, auquel il convient de déduire les recettes des spectacles et de la grande roue pour à minima 112 000€.
Soit un budget global pour l'année à 500 000 euros.

Sont inclus dans ce budget l’équipement du stade et les différents moyens pour la technique des spectacles pour 140 000€.

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Published by Bandol pour tous
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