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4 juillet 2015 6 04 /07 /juillet /2015 10:31

Mais non, ce n’est pas une insulte. Ni un terme péjoratif comme on pourrait le croire, à lire certaines diatribes.

Il est bon de rafraîchir la mémoire de ceux qui l’ont opportunément perdue, à supposer qu’ils aient jamais compris le sens de ce mot.

Politique : adjectif est issu de « polis », en grec : la cité, l’ensemble des citoyens. Et il signifie « qui concerne les citoyens, les affaires publiques ». Et dans la Grèce antique, la plus grande considération était attachée à cette notion d’intérêt commun.

On peut donc considérer que tout ce qui concerne la gestion d’une ville est par essence « politique », urbanisme, projets économiques, établissement du budget etc…

Il est intéressant de constater que M. Joseph l’emploie peu souvent dans ce sens dans ses interventions : les quelques exemples que nous avons relevés se trouvent dans ses commentaires sur les délégations "si importantes" confiées aux élus mis sur la touche : il parle de « politique » des espaces verts, confiée par dérision à Mme Quilici. Et de « politique » de la formation (qui ? quoi ?..) attribuée à M. Decroix. Le tout dans un contexte de grandiloquence ironique…

Par contre, les exemples de connotation négative sont foison chez le maire : La 1ère adjointe est accusée de songer (uniquement) à sa carrière « politique », ce qui est très mal !

Quant à ses discours « politiques » ? Ils sont de façade, bien évidemment.

Et si par malheur les opposants à M. Joseph osent se plaindre de ses coups bas, il s’agit, estime l’intéressé, de polémiques stériles « politiciennes », terme dérivé, à la puissance 10, de notre malheureux adjectif qui se serait bien passé de cette progéniture…

Mais insuffisamment péjoratif, puisque le maire évoque, toujours sur son blog, « un discours creux et bassement politicien ». N’en jetez plus !

Aussi, lorsque M. Joseph dénonce : « Laetitia Quilici a affirmé avec aplomb (circonstance aggravante !), qu’elle rejetait son budget primitif pour des raisons politiques », quel tollé !

Et pourtant…elle refusait ce budget tout simplement parce qu’il exprimait, jugeait-elle, des choix contraires aux intérêts de la ville.

Entre autre, pour mémoire, la somme dérisoire consacrée aux animations, qui sont un puissant moteur d’attractivité dans notre commune touristique,et des subventions rognées de 100 000 € au bénéfice d’une seule association.

Entreprendre une action pour des raisons « politiques » indique qu’on le fait dans l’intérêt de la cité, de ses habitants (citoyens) et n’a pas grand-chose à voir avec un parti, ou une ambition personnelle quelconque.

D’ailleurs, si refuser un budget était un passeport pour un mandat de maire ou de député, ça se saurait !

Ce que nous payons aujourd’hui, c’est d’avoir élu un maire dépourvu de toute expérience de la gestion d’une commune, c’est-à-dire, osons le mot, de toute expérience POLITIQUE.

Et qui, circonstance aggravante, persuadé qu’il sait tout et qu’il a toujours raison, a refusé les conseils et l’expertise des personnes plus compétentes en la matière.

On voit le résultat.

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Published by Bandol pour tous
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commentaires

Alphonse Bernard 05/07/2015 21:50

Bravo et merci pour ce bel article qui remet quelques idées saines en place. La politique est noble et bien plus intéressante que les problèmes d'ego de M. le Maire. Les pays où l'on ne fait pas de politique sont les dictatures...