Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
15 septembre 2015 2 15 /09 /septembre /2015 18:59

Va-t-on voir la fin de ce long feuilleton bandolais « Retour aux urnes », rythmé par les revirements incessants du maire qui s’accroche à son fauteuil, comme une arapède à son rocher?

Octobre 2014 - « Si Mme Quilici est maintenue dans ses fonctions de 1ère adjointe, je démissionne » déclare-t-il tout de go à Var-Matin…

Elle est maintenue ? Il se rétracte aussitôt: « Non, Je ne démissionnerai pas ! »

28 octobre- M. Joseph a une soudaine illumination : il propose par mail à la majorité de faire preuve de courage en démissionnant, pour retourner aux urnes !

Décembre 2014 –Réunion chez l’huissier avec l’opposition, pour compter les démissions. Mais M. Joseph a simplement oublié de préciser qu’il ne ferait pas partie du lot (ses adjoints non plus, d’ailleurs). Fureur de M. Palix ! Chacun repart avec ses petits papiers …

Début juillet 2015 : On a enfin réussi à s’entendre sur les modalités :

– le 21 septembre, dépôt chez le préfet des démissions des listes Palix et Joseph, plus celles des deux transfuges, Mme Cercio et M. Champion.

–Suppression du poste de directeur de cabinet, dès l’acceptation par le préfet de la démission du maire.

Deux points interpellent dans ce scénario.

D’abord, les modalités annoncées par M. Joseph – "les démissions seront reçues ensemble le même jour par Mr le Préfet et prendront effet le jour même" – ne correspondent pas aux procédures légales.

Si la démission du maire et celle des adjoints doivent être adressée au préfet et ne deviennent effectives que lorsque ce dernier les a acceptées, par contre, la démission de conseillers ne peut être remise qu’au maire – sinon elle est sans valeur – et elle, est immédiatement effective.

Elle est donc obligatoirement antérieure à celle du maire et des adjoints.

Car on voit mal le préfet réunir dans son bureau ou dans ses salons l’huissier, le maire et l’opposition, et acter leurs démissions. Ce serait outrepasser dangereusement les règles de sa fonction.

Ensuite, pourquoi le 21 septembre ? Pour préserver la saison, comme le prétend le maire. ? Serait-il à ce point indispensable ? Certes, il est bien monté sur scène, mais on doute que sa prestation ait assuré le succès du spectacle, ce soir-là…

En fait, c’est pour permettre à M. Joseph de redorer son blason, bien terni, et de faire la roue, comme le geai qui se parait des plumes du paon…

En effet, le maire s’approprie sans vergogne le succès de manifestations organisées par d’autres : le spectacle des fréro Delavega l’a été par le Casino, l’animation de la place par les établissements voisins…ou alors il transforme en vif succès les échecs patents, comme le Bandol Classica, avec ses 60 à 80 spectateurs par soirée…

A ce propos, et l’obligation de réserve quant à l’utilisation du site de la ville avant une élection, pour faire l’éloge de ses animations estivales et de son adjointe? Jetée aux oubliettes, en compagnie de la charte éthique promise en début de mandat…

23 juillet – Mais voilà que, de nouveau, M. Joseph ne démissionne plus ! Pas la peine : sans lui, le compte est bon…

N’allez surtout pas croire qu’il manque de courage ! Non, c’est par dévouement qu’il restera jusqu’au bout, pour « préserver la continuité de la gouvernance de Bandol » !

Il fallait oser, pour un maire à mi-temps qui, depuis 18 mois, accumule preuve sur preuve de sa rare incompétence dans la gestion communale…

Je veux, écrit-il ensuite, « garantir que les engagements que j’ai pris ne soient pas trahis. »

Est-ce bien à M. Joseph de donner des leçons en ce domaine ?

Lui qui a passé son temps à renier sa parole, vis-à-vis des colistiers qui l’ont porté à la mairie, vis-à-vis des électeurs, et maintenant, de ceux qu’il pousse à la démission ?

Enfin l’argument suprême, déjà resservi : ne pas laisser sa place à Mme Quilici.

Quel aveu ! Il faut qu’il ait bien peur des capacités de la première adjointe, pour craindre que la comparaison ne tourne à son désavantage…

On l’aura compris, tout ceci n’est que fariboles et poudre aux yeux.

L’essentiel est ailleurs.

Pour quelles raisons M. Joseph se cramponne-t-il si fort à son fauteuil ?

Tout d’abord, parce qu’à l’évidence, il y a une énorme différence, aux yeux des électeurs, entre se présenter à ces nouvelles municipales comme le maire en place, ou comme un maire ayant démissionné – donc en situation d’échec ­…

Ensuite, parce que, jusqu’à l’installation d’un nouveau conseil, il continuera à exercer ses fonctions : recevoir les administrés – il en a enfin trouvé le temps, et vite instauré une permanence, au bout d’un an et demi de mandat – présider les inaugurations, les cérémonies, se montrer dans les associations etc…

Quant à ses colistiers, même s’ils démissionnent, gageons qu’ils resteront en place : on en a eu un excellent exemple fin 2014 : les élus de son équipe, privés de leurs délégations, ont continué comme si de rien n’était à la mairie… même pour certains, à recevoir du public. Qui ira vérifier ?

Et cerise sur le gâteau, le maire bénéficiera des services de son collaborateur de cabinet pour faire sa campagne électorale, en dehors de ses heures de service, bien sûr ! Là encore, qui ira vérifier ?

Bref, on s’étonne que M. Palix, qui était en mesure d’imposer ses désidérata, puisque rien n’était possible sans lui, ait pu accepter le maintien de M. Joseph dans sa fonction, maintien qui représente sans conteste un avantage certain pour le maire en place.

S’il s’agissait d’éviter la présence à la mairie de la première adjointe, on peut dire que c’est réussi.

Non seulement il aura Mme Quilici, dont on ne sait pas ce qu’elle pourrait en faire, vu qu’il ne lui reste qu’une délégation au développement durable, et qu’aucune décision ne peut être prise en l’absence du conseil municipal.

Mais surtout, il aura aussi M. Joseph à la mairie…

Voilà qui ressemble fort à un marché de dupes.

Partager cet article

Repost 0
Published by Bandol pour tous
commenter cet article

commentaires