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4 décembre 2015 5 04 /12 /décembre /2015 23:24

Dans les six listes qui vont solliciter nos suffrages, celle de "Bandol à vos côtés" présente des caractéristiques qui méritent d’être soulignées, afin d’éviter toute mauvaise surprise aux électeurs.

Elle se présente comme un renouveau politique, une « nouvelle génération d’élus ».

Premier étonnement : si la moyenne d’âge de cette liste n’atteint pas l’âge canonique de la liste FN (62,5 ans) elle s’élève malgré tout à 53 ans, l’âge moyen des adjoints pressentis frôlant la soixantaine.

Peut-être Mme Cercio parle-t-elle pour elle-même, mais c’est une équipe que nous allons élire et qui va diriger. Pas une personne seule.

Une équipe, c’est « tous ensemble », ce n’est pas la tête de file, prise en contre-plongée, marchant devant ses troupes qui suivent un peu loin, derrière. N’étant même pas aux côtés de son équipe, comment pourrait-elle l’être, à nos côtés ? Sans parler de l’oriflamme dédié à sa personne planté sur la rue. Un peu d’humilité serait bien venu.

Certes, il est de bon ton de valoriser à l’extrême les compétences des candidats, mais quand même ! C’est ainsi que l’agent d’entretien devient, par la grâce d’une élection, « spécialiste environnemental », que les directeurs foisonnent, sans parler des chefs d’entreprise…

Il n’y a pas de honte à être commerçant, c’est un métier honorable… Evidemment la vente de confitures, savons ou tapenades ne vous rend pas forcément apte à gérer une ville. Et chef d’entreprise, ça en impose davantage !

Ce qui nous importe dans une élection, c’est l’expérience politique, en particulier municipale et le comportement d’un élu, plus que ses grandes déclarations.

On a déjà tout dit sur l’affaire de la SOGEBA, et les conditions plus que favorables dont a bénéficié Mme Cercio, qu’il s’agisse du très faible loyer qu’elle paie, par rapport au prix moyen d’un local Quai de Gaulle, ou de l’octroi par M. Palix d’un avenant « léonin » dont elle a été la seule à bénéficier dans la Maison des vins, le tout au détriment de l’intérêt communal.

Ce qui est gênant, c’est la fâcheuse proximité entre l’attribution de ces avantages et l’entrée de cette personne dans la vie politique au côté du maire comme présidente du CAP ! Rien qui tombe sous le coup de la loi, certes, mais tout à fait condamnable sur le plan éthique car la politique et les affaires ne font pas bon ménage.

Loin de s’arrêter là, la nouvelle élue a poursuivi sur sa lancée : elle s’est proposée comme administrateur de la SOGEBA, dont elle était locataire. En tant que " juriste conseil en entreprise", c’est en toute connaissance de cause qu’elle se plaçait en situation de conflit d’intérêt, là encore, l’éthique était mise à mal.

Au bout de 3 ou 4 mois à peine, notre conseillère découvre que l’opposition…s’oppose et qu’elle n’a rien à attendre de cette position. Tournant le dos à leur chef de file, elle et son colistier se rallient à M. Joseph, en échange de place d’adjoints, qu’ils n’obtiendront pas, le maire escomptant d’autres trahisons, qui ne viendront jamais.

Et depuis, ces deux transfuges en seront les plus fermes soutiens, votant quasiment tout.

Quant à notre élue," otage désemparée " (sic), elle nous inflige depuis des mois des discours moralisateurs sur "l’image de la politique, dégradée, dégradante, inacceptable "– voilà au moins un sujet qu’elle possède à fond – discours dont elle en a fait son fonds de commerce, comptant sur son aplomb pour rendre l’électeur amnésique.

Sa liste, faut-il s’en étonner, compte le plus grand nombre d’anciens candidats, venus d’autres horizons : trois qui s’étaient présentés sur la liste Palix, deux sur celle de Marcel Bogi, un sur celle du maire et enfin la seule personne issue de la liste de Mme Quilici, et qui se trouve en position d’adjointe. Tout ceci forme un assemblage assez hétéroclite, car enfin, toutes ces listes avaient bien des conceptions différentes de la politique?

Une liste à la fois maritime, de quoi faire un équipage, avec quatre marins, une femme de marin, et aussi familiale, puisqu’elle compte un couple, le beau-frère et la nièce d’une candidate.

Mais peu de réelles compétences municipales : trois élus, dont un seul ayant exercé un mandat – nous omettons volontairement deux vieilles connaissances, élues avec M. Paecht, il y a plus de 20 ans…

Cette équipe bénéficie du soutien actif du directeur de cabinet du maire, (toujours payé par les contribuables) et dont la femme figure en bonne position sur la liste.

Vous ne la trouvez pas ? C’est qu’elle se présente sous le nom de Manuela Goncalvez, alias Manuela Peixoto, à la ville la charmante épouse de M. Lerat, qui s’exprime aussi sur Bandol Web qu’elle dirige, sous le pseudo de Nell, comme elle l’a dit à ses lecteurs, et qui adore Stendhal, semble-t-il. Mais ceci est une autre affaire…

De quoi donner le tournis !

Le programme présenté a été élaboré nous dit-on, pendant des mois. Certes, mais par qui, puisque beaucoup de colistiers ont été recrutés de fraîche date ?

Quant aux orientations proposées, beaucoup s’apparentent à des copier-coller, s’inspirant à la fois de programmes antérieurs ou d’idées et propositions que nous avons entendu émettre par d’autres élus en conseil municipal en matière d’animations, de mutualisation des services, la liste serait bien longue.

Rien de bien neuf la plupart du temps.

Mais on note également une grande méconnaissance des problématiques communales, de la législation en vigueur, et par conséquent, une absence de réalisme, voire des projets dangereux pour la ville, par exemple en matière d’urbanisme.

A quoi sert une diatribe contre la loi SRU ? Les lois ne se font pas à Bandol. Idem pour la fixation du prix des cessions et acquisitions : c’est celui fixé par les domaines qui s’impose aux collectivités.

Plus grave, le refus d’intermédiaire en matière de projets d’aménagement reviendrait à ôter à la ville la maîtrise de son aménagement urbain, et laisserait la voie totalement libre aux promoteurs en interdisant tout schéma conducteur. Il suffit de voir les constructions anarchiques des années70-80 qui ont défiguré Bandol pour bien comprendre les erreurs qu’il faut éviter et qu’on nous propose à nouveau.

S’imaginer qu’il suffirait d’aller dialoguer (sic) avec le préfet pour avoir l’autorisation de transformer en parking le terrain de Grands Ponts n’est pas très sérieux.

Mme Cercio semble ignorer qu’il s’agit non seulement d’une zone inondable, mais encore d’un champ captant du puits de Bourgarel.

Quelques curiosités qui demandent des explications : qu’entend-on par « Croisières picturales » ? Nous connaissons bien les musicales…

Et que veut-on faire en « ouvrant des résidences d’artistes aux Bandolais » ?

On pourrait poursuivre longtemps, qu’il s’agisse des associations, de la culture, des animations etc…

Pour terminer, nous recommandons aux lecteurs intéressés, à la dernière page du programme, le long paragraphe qui nous vante le service civique, probablement piqué dans un dépliant…

Mais laissons-là ce « programme ». Que conclure de tout cela ?

Eh bien, qu’être maire, ça ne s’improvise pas ! La capacité à gérer une ville ne se mesure pas à l’élégance d’un costume, fut-il d’Hugo Boss, à la hauteur des talons ou à l’épaisseur du rouge à lèvres, bref, à une image… bien heureusement !

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Published by Bandol pour tous
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