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21 février 2016 7 21 /02 /février /2016 17:32
Il en a pris d'autres, et ça recommence...

Grâce au dernier magazine, le lecteur pourra connaître la tête des nouveaux élus : passons sur le conseiller de la majorité fâcheusement doublement oublié, là, et aussi dans la distribution par le maire des délégations à ses petits camarades, le 29 décembre. Déjà puni ?

Mais pas de chance : à peine publiée, voilà que la liste est déjà périmée : le sieur Demory ayant tiré sa révérence, après avoir découvert – il lui aura fallu plus d’un an – que le comportement de M. Joseph bafouait les règles élémentaires de la démocratie.

Pour une équipe dont on nous vantait la cohésion, voilà qui promet…

Quant aux délégations attribuées, on s’aperçoit que ni l’action sociale, ni la culture, ni l’éducation n’ont été confiées à des adjoints, ce qui en dit long sur l’importance qu’on leur accorde en haut lieu.

On est aussi frappé par l’éparpillement et la multiplication de ces délégations (plus d’une cinquantaine) : pourquoi, par exemple, dissocier urbanisme et aménagement urbain, enfance et petite enfance... ?

Enfin, il semblerait que M. Joseph n’ait rien compris, rien appris de ses 2 ans de mandat : mieux vaut éviter de confier à un ex fonctionnaire municipal une délégation concernant le service où il exerçait. Situation embarrassante à l’extrême pour lui et ses anciens collègues.

Le magazine consacre aussi un dossier à l’augmentation du prix de l’eau, sans doute pour apaiser l’ire des usagers qui viennent de recevoir une facture plutôt salée !

Cela mériterait un dossier plus complet : manquent des éléments importants : la provenance exacte de l’approvisionnement de la commune, avec les volumes (Canal de Provence, Bourgarel…) et les coûts respectifs, étant donné que le premier graphique est illisible, les étiquettes n’ayant pas été renseignées.

Passons rapidement sur la maladie qui affecte nos platanes et ne date pas d’hier : on se souvient des cris d’orfraie poussés par certains, quand il a fallu couper ceux du 11 novembre. Personne n’ignorait que les arbres de la place étaient en sursis : il y a quelques années déjà, un Bandolais qui sortait de la boulangerie de bon matin, avait failli être envoyé ad patres avec ses croissants par une grosse branche, détachée d’un tronc sans crier gare. Cette situation impliquait une surveillance, au minimum annuelle…

Pour terminer on nous présente un élu, M. Chorel, 2ème adjoint, dont l’étendue des délégations a fait dire à beaucoup qu’il était un maire bis : Travaux, bâtiments, espaces verts, littoral, plages, urbanisme, ports de plaisance –à ce propos, la commune, bien que propriétaire de celui de Bendor et de celui d’Athéna n’en a pas la gestion – eau et assainissement.

Beaucoup pour un seul homme, surtout comparées avec celles attribuées à la 1èreadjointe.

Qu’en penser ?

Il est permis de s’interroger sur une présentation qui ne craint pas de sombrer dans le ridicule :

On nous assure que l’élu est bien Bandolais ! Mais en quoi le fait d’avoir traîné ses guêtres dans nos écoles, ou joué sur la place, serait-il un gage de compétence en quelque domaine que ce soit ? On peut parfaitement aimer une ville, bien la connaître, s’investir et s’engager pour elle sans y être né ou même y avoir accompli sa scolarité.

Plus grave, il nous semble qu’il y a confusion.

Quelles que soient les compétences professionnelles de M. Chorel, que nous nous garderons bien de mettre en doute, ne l’ayant jamais vu à l’œuvre, il n’a pas été engagé pour occuper un emploi municipal et empiéter sur les tâches des fonctionnaires.

Entendre l’élu de fraîche date déclarer qu’il a l’ambition de « professionnaliser » l’action municipale nous semble assez déplacé et, pour tout dire, légèrement outrecuidant.

D’abord parce qu’il laisserait entendre qu’elle ne l’était pas, professionnelle, jusqu’à son arrivée – Rappelons que les services techniques de la ville, responsables des travaux, ont à leur tête un ingénieur, parfaitement compétent et expérimenté.

Ensuite parce que le rôle d’un élu n’est pas de diriger un service, mais de donner une direction, d’impulser des actions. Il doit être le lien entre une volonté politique, et sa réalisation.

Un second point nous interpelle : le génie civil et l’urbanisme sont deux domaines qui réclament une formation et des compétences différentes.

Quand une collectivité entreprend des réalisations d’envergure, elle prend un maître d’œuvre. C’est lui qui pilote les différentes entreprises qui interviennent, pas les services, et encore moins un élu.

Que le 2ème adjoint soit chargé du projet d’aménagement du quai de Gaulle n’est pas pour nous rassurer, surtout après ce que nous a présenté le maire, reprenant un schéma élaboré il y a plus de 20 ans !

Enfin, M. Chorel a été séduit par les différentes qualités trouvées chez M. Joseph, qu'il énumère: désintéressement, honnêteté, sérieux et, tenez-vous bien, son professionnalisme. Parle-t-il du médecin, ou du maire ???

Et bien sûr, M. Joseph lui renvoie l’ascenseur, illustrant parfaitement le proverbe bien

connu depuis l’antiquité : « Asinus asinum fricat »

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Published by Bandol pour tous
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