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5 octobre 2016 3 05 /10 /octobre /2016 20:16

Un conseil déserté aussi bien par les élus (une douzaine d’absents, même s’ils se sont fait représenter) que par le public.

Inintéressant ? Peu de délibérations à l’ordre du jour, il est vrai, mais certains propos donnent à réfléchir. Et à s’inquiéter…

En particulier sur ce qu’on entend en haut lieu par « l' intérêt de la ville » qui autoriserait le maire à tenter de s’affranchir des lois et règlements.

Lecture de l’intitulé des décisions prises par le maire, les détails, en toute transparence, n’étant pas portés à la connaissance des administrés.

Dommage : la 3ème en vaut la peine.

Les cinq aquariums (3 de 1800 litres et 2 de 600 litres) avaient été achetés à prix d’or pour embellir la médiathèque en 2009. Nous aurions préféré des livres, mais enfin…

Laissés pendant des mois à l’abandon, vitres sales, emplis d’algues et d’eau trouble – le contrat d’entretien ayant été dénoncé par M. Joseph – ils ont été cédés, ou plutôt bradés, à une association, avec meubles et accessoires pour une misère…1000 € l’ensemble.

Manifestement, on ne peut plus entretenir à la fois des poissons rouges – ça mange, ces petites bêtes – et un directeur de cabinet...

Les 2 premières délibérations concernaient le classement de l’office du Tourisme, et partant, celui de Bandol en station classée de tourisme.

Pour résumer clairement, enfin essayer…

En mars 2010, Bandol a obtenu pour 5 ans la dénomination « commune touristique, catégorie 3* » par arrêté préfectoral.

Depuis mars 2015, ce classement a expiré, d’où la nécessité de retrouver son équivalent, la catégorie 1, avant 2018, et même 2017, puisque notre appartenance à la CASSB en compliquerait l’obtention.

Il reste bien peu de temps ! Pourquoi avoir tant tardé, dans ce domaine comme tant d’autres ?

Sans prendre la peine de lire les délibérations, Mme Hecq, en charge du tourisme depuis mars 2014, et présidente de l’office, rappelons-le, tente de justifier ce retard inquiétant, selon la technique bien rodée : « Ce n’est pas moi, c’est l’autre »

Elle commence par brosser un tableau apocalyptique de la situation dans laquelle elle aurait trouvé l’Office du Tourisme à son arrivée, il y a 28 mois quand même.

Au point qu’il lui en a fallu 6, de mois ( !) pour recruter un directeur, précise-t-elle. Quelle efficience !

Et puis, elle n’a rien pu faire, pendant 2 ans, poursuit-elle, « compte tenu du climat délétère qu’il y avait », la délibération présentée en 2015 « ayant été retoquée pour des raisons bassement politiciennes ».

Las, les archives nous présentent une version « légèrement » différente.

Le 9 juillet 2015, 4 mois après l’expiration du classement de la commune, voilà que M. Joseph se réveille, et met à l’ordre du jour la délibération N° 8, demandant le classement de l’office du tourisme de Bandol en catégorie 3, la plus basse.

La délibération est retirée à la demande du maire : Mme Hecq, qui devait la rapporter, est absente.

Elle est représentée le 15 juillet 2015.

(Si vous voulez passer un bon moment, nous vous recommandons la vidéo de ce conseil, 1ère partie, toujours sur le site de la mairie)

Après quelques échanges, disons assez vifs, entre élues, M. Delaud, conseiller d’opposition, demande un classement en catégorie 2, pour nous mettre au niveau des villes voisines, tous les critères exigés étant remplis…La majorité propose d’amender la délibération pour avancer plus rapidement.

Le maire refuse, car ce ne serait pas possible et l’on perdrait du temps ! Il préfère reporter la délibération une fois de plus.

En fait de temps perdu, M. Joseph convoquera 8 conseils jusqu’aux élections de décembre, sans représenter la délibération, même amendée.

Et c’est ainsi qu’un an plus tard, on est revenu à la case départ, enfin, pas tout à fait : le 15 septembre 2016, le maire demande le classement de l’Office du Tourisme en catégorie …2.

Mais qui bloquait la ville en 2015 ?

Pour revenir au conseil, M. Joseph intervient et détaille deux délibérations importantes concernant les offices du tourisme, votées au dernier conseil communautaire du 26 septembre.

Mme Hecq, conseillère communautaire, qui était concernée au premier chef n’assistait pas à la séance.

On comprendra combien la suite est proprement risible !

Car voilà que M. Joseph lance « un coup de gueule » (sic) contre les réseaux sociaux : « on a touché le fond de la désinformation et du dérapage,un tissu d’inepties et de mensonges » etc… tout ceci à propos d’une intervention de Mme Galéro sur Facebook, le tout d’une voix hésitante.

Qu’il nous soit permis tout d’abord de rassurer M. Joseph : la crainte, qu’il exprimait dans son édito du mois de septembre est totalement infondée : il ne viendra jamais à personne l’idée de le traiter de tribun, au vu, ou plutôt à l’écoute de ses performances oratoires…

On suppute, devant cette saine indignation, des termes injurieux, des invectives…

Eh bien, pas du tout ! L’ancienne adjointe au tourisme se permet simplement de mettre en doute l’investissement de la famille Hecq, père et fille. A notre avis, c’est une appréciation bien modérée…

Avant de donner des leçons de morale, le maire serait bien avisé de relire ses propres écrits et ceux de ses soutiens.

Les deux délibérations seront votées à l’unanimité.

On en vient à la dernière, proprement scandaleuse, dont on pensait que M. Joseph la retirerait, vu le refus initial de la préfecture.

Demande de transfert de gestion de la base nautique municipale

Le bâtiment de la société nautique a été édifié sur le domaine maritime : la Direction Départementale des Territoires et de la Mer qui en est propriétaire a passé une convention avec la ville qui spécifiait que l’espace devait être exclusivement consacré aux activités nautiques. La ville a sous délégué la construction à la SNB, association 1901, par convention et moyennant le paiement d’une redevance importante pour occupation du domaine public. Rien que de très légal.

Sauf que, la salle 1er étage a suscité récemment des convoitises, on y a vu un endroit rêvé pour y installer un restaurant.

N’écoutant que son bon cœur, M. Joseph a demandé le 13 mai à la préfecture l’autorisation de scinder le bâtiment, pour confier cette salle à un tiers.

Refus très net de l’administration par la voix du préfet, qui a indiqué que ce n’était pas la vocation du domaine maritime.

Pourquoi donc, malgré ce refus, M. Joseph réitère-t-il cette demande, déjà surprenante ?

Il précise : « Cela permettrait de S’AFFRANCHIR DES OBLIGATIONS liées au domaine maritime. »

Et c’est un maire qui nous dit cela tout de go ! Le maire d’une ville maritime. A-t-il conscience de la gravité de ses propos ?

On essaie de tourner la loi, en jouant sur les mots.

Ensuite, le maire pense qu’il était normal de tenter le coup (sic) dans la mesure où c’est l’intérêt de la ville d’avoir ce genre d’activité.

L’intérêt de la ville ? Qu’on nous explique !

Prétendre dans la délibération que la SNB éprouve des difficultés à assurer une activité annexe de restauration légère et de débit de boisson n’est pas sérieux.

Prétendre que ce serait « à sa demande », corrigé par « en discutant avec…» est faux.

Car l’association a besoin de cette salle, pour ses adhérents, et, quand elle organise de très nombreuses compétitions, y compris nationales, pour y accueillir les participants.

Et c’est oublier aussi, mais faut-il s’en étonner, que cette salle est mise, par convention, à la disposition des associations bandolaises qui ont des activités nautiques, et qui l’utilisent souvent. Est-ce l’intérêt de la ville de les en priver ?

Enfin, Bandol ne manque guère de restaurants. Il y en a un à quelques mètres, sur la plage, et pléthore dans la ville.

Ne confondrait-on pas intérêt général et intérêts particuliers ?

La suite est assez comique : M. Joseph ne se souvient pas d’avoir été sollicité par un repreneur éventuel. Mme Cercio se fait alors un malin plaisir à lui lire la lettre du demandeur et sa propre réponse négative.

« C’était un piège ! » s’exclame le maire. Pourquoi donc a-t-il changé d’avis depuis ?

L’élue adopte une attitude mi-figue mi-raisin : elle rappelle que ce bâtiment est affecté aux seules activités nautiques et pense que la réponse de la DDTM sera négative.

Dans le cas contraire, elle verra.

Son groupe sera le seul à s’abstenir.

Décidément, M. Joseph a bien obtenu le conseil dont il rêvait, avec une majorité « introuvable », prête à voter tout ce qu’on lui présente.

Il précise qu’en cas de réponse positive de l’Etat, il y aura mise en concurrence, avec appel d’offres etc...

Nous voilà rassurés !

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Published by Bandol pour tous
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commentaires

Un bandolais 12/10/2016 11:09

Si vous avez aimé l'histoire du classement de l'office du tourisme, alors attendez celle du renouvellement de la DSP du port, avec les mêmes aux manettes.

Dans la connerie, l'indécision et l'imprévoyance, on atteint des sommets.

Delaud 06/10/2016 06:57

Bravo.
Encore un article qui exprime toute la vérité et appuie où cela fait mal.
Continuez!