Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
26 octobre 2016 3 26 /10 /octobre /2016 13:59

Ça a traîné pendant des mois. D’abord, de vagues rumeurs de déménagement, puis des informations obtenues de-ci de-là, changeant au fil des jours, dénotant une indécision peu surprenante, et révélatrices, une fois de plus, d’une conception aberrante du fonctionnement d’une municipalité :

Déménagement de M. Joseph à l’ancien Hôtel de ville, transfert du service de l’état civil au Centre Culturel, transformation de la salle Pagnol en salle des mariages et de la salle Ravaisou en bureaux, la culture se retrouvant reléguée…dans l’Open Space, lequel ne serait plus open, mais cloisonné !  De quoi déboussoler les agents, et surtout, de faire douter fortement du bon sens de nos élus.

Pour nous convaincre du bien-fondé des décisions du maire, certains diront nous manipuler, pas moins de 3 articles ont été publiés pour dispenser la bonne parole !

Il aura fallu attendre le journal de juillet-août, et les confidences de l’élu du mois, qui nous fait part, exercice obligé, de son admiration pour le maire, en qui il a découvert sur un court de tennis un homme « épris de justice et d’éthique », avant de nous annoncer que M. Joseph avait décidé de s’installer avec son staff à l’Hôtel de ville et qu’on était "en phase d’étude de faisabilité".

Il s’agissait, paraît-il, d’un engagement de campagne.

Pourtant, à la relecture des tracts et pamphlets indigestes dont le candidat nous a abreuvés à l’époque, aucune trace de cette promesse, si essentielle pour l’avenir de notre ville...

M. Joseph aurait-il eu une illumination soudaine, comme Saint-Paul sur le chemin de Damas ?

" Mais oui, c’est là, l’endroit prédestiné pour accomplir ma mission !"

En fait, c’est par amour pour les Bandolais qu’il a pris cette décision.

Les raisons données ?

Affectives d’abord : nous serions attachés à ce très beau bâtiment (il suffit de voir la façade arrière !),  « cher au cœur des Bandolais ». Mais quel rapport ?

Ensuite, affirme l’élu du mois, « le maire sera ainsi en plus grande proximité (sic) avec les Bandolais » !

 Plus près des administrés ? En déplaçant son bureau des quelques mètres qui séparent la rue des écoles de la place de la Liberté, et qui plus est, en l’installant au 2ème étage d’un bâtiment sans ascenseur ? Il fallait y penser !

Une chose a manifestement échappé à M. Joseph : ce qui importe aux Bandolais, ce n’est pas l’emplacement de son bureau, mais sa présence effective, entre autre pour les recevoir, et un peu plus de 2 heures par semaine (et encore, quand il arrive à l’heure…).

Le but affiché ? Redonner aux espaces municipaux « une identité un peu perdue » ( ?) et grouper des services aujourd’hui « éclatés » ( ?), l’élu se gardant bien de donner des précisions, et pour cause : rien qui corresponde à la réalité…

 En attendant, l’Hôtel de ville place de la Liberté est en travaux (électriques) pour 6 à 8 mois,

 et pour fournir au maire un écrin digne de lui, et les services ont été transférés au Centre

Culturel, les associations ayant été obligeamment priées d’aller dispenser leurs cours

ailleurs.     

La seule chose qui soit claire, au travers du style ampoulé de ces déclarations fumeuses, c’est qu’on se moque de nous, et qu’on nous prend pour des demeurés.

 Après ces prémisses, on daigne enfin dévoiler ce grand projet de la nouvelle équipe dans le journal de septembre.

Et là, on reste sidéré devant une telle avalanche d’inepties, qui trahissent une ignorance grave des réalités municipales, et de l’histoire récente de la commune.

A moins qu’il ne s’agisse de mensonges délibérés, pour faire avaler un chambardement aussi dispendieux qu’inefficace.

Petit rappel.

Si la plupart des services ont été regroupés dans l’Open Space, c’est que l’Hôtel de ville, édifié en 1954 (Bandol ne comptait alors que 3 400 habitants), était devenu, 50 ans plus tard, trop étroit et inadapté à l’importance de la commune.

Mais le pôle administratif est loin d’être suffisant, et quelques services sont restés Place de la Liberté. D’autres, non des moindres, se trouvent ailleurs dans la ville: les services techniques au Pont d’Aran, le CCAS au Casino, le Bureau Municipal de l’Emploi allées Vivien, celui des écoles … rue des écoles, et celui de la Culture au centre du même nom, sans oublier le service des sports, passé du stade Deferrari  dans un cagibi, impasse Fénelon, loin de toute installation sportive, on se demande bien pourquoi !  

On est loin des 3 bâtiments prétendus les abriter tous à ce jour…et qui ne seront plus que deux : chiche !

Quant aux objectifs affichés – rationaliser les locaux ( !), les coûts ( !), donner une identité à chaque espace, laquelle était « perdue » ( !), nous attendons une explication intelligible, plus précise, …et surtout chiffrée.

Car l’exemple donné laisse pantois : on prétend que le Centre Culturel était auparavant consacré aux associations ! Et qu’on va le « restituer » aux Bandolais en lui redonnant sa destination initiale !

Pure affabulation : ce bâtiment privé a été acheté et transformé par M. Goux en Centre Culturel, et ses successeurs, Mrs Suquet et Barois, l’ont modernisé et agrandi avec l’adjonction de la salle Ravaisou. Dédié à la culture depuis près de 40 ans, on y donne des conférences, des spectacles, des cours et on y fait des expositions… 

Son prédécesseur avait passé son mandat à jouer aux chaises musicales avec les agents.

M. Joseph, lui, le fait avec les services.

Car il s’agira simplement de transférer fin 2016 ceux qui se trouvaient dans l’ancien Hôtel de ville au Pôle administratif, et de faire l’inverse avec quatre autres services qui passeront de la mairie actuelle au bâtiment place de la liberté.

Tout ça pour ça !

Si l’on a bien compris, Les finances, le maire et son cabinet, la  direction générale des services et celle des ressources humaines, se retrouveront dans un bâtiment, et les agents qu’ils sont censés diriger, dans un autre !

Bravo ! On va vraiment vers une organisation plus rationnelle et efficace des services ! Imaginez un instant ceci appliqué dans une entreprise…

De quoi être ébloui par cette vision assez particulière de la gestion d’une commune.

Mais le plus beau est à venir : M. Joseph va ensuite s’attaquer à l’Open Space, pour le cloisonner. Un gros morceau – d’autant plus que les services y sont en réseaux - et qui impose une transformation et un réaménagement du bâtiment très importants, puisqu’on va en modifier la structure.

A combien sont évalués ces travaux ? On s’est bien gardé de nous le dire.

Et que va-ton faire pendant ce temps des nombreux agents qui y travaillent ? Les envoyer au Val d’Aran ? On nous le communiquera plus tard.

Et comme on craint de ne pas avoir convaincu les Bandolais du bien-fondé de ces transferts, et de leur nécessité, on en rajoute une couche dans le journal d’octobre.

On fait donner l’historien communal auto proclamé, qui va tenter de nous démontrer qu’il ne s’agit pas d’un caprice de M. Joseph, mais d’un retour aux sources. De quoi réjouir les nostalgiques du « petit village provençal » qui a cessé d’en être un, il y a cent ans déjà.

Effectivement, la maison commune avant d’être communale était bien située à l’emplacement de l’Hôtel de ville, place de la Liberté.

Mais il est faux de dire que la mairie s’est toujours trouvée là.

En effet, en juin1944, les élus et les services municipaux évacuèrent l’hôtel de ville endommagé pour s’installer rue des écoles, dans l’ancienne école de filles, là où s’élève maintenant le pôle administratif qui en a conservé la façade. Ils y resteront dix ans.

Puis le conseil municipal décida de faire construire sur l’emplacement primitif un nouveau bâtiment qui fut inauguré en septembre 1954.

 Curieuse mémoire, qui nous indique avec précision le prix payé pour l’achat de cet édifice en 1762, et qui  oublie opportunément les évènements contemporains…

Quant à la carte postale reproduite dans le journal, et dont on a soigneusement coupé le titre, elle s’intitule « le quai du midi » et la bâtisse qui émerge des palmiers n’est pas la maison communale, laquelle ne comportait que deux niveaux, mais la maison située juste en face, de l’autre côté de la place dont on aperçoit les platanes.

A trop vouloir prouver…

 Pour conclure, en dehors de ces tentatives de manipulation déplorables, M. Joseph nous donne encore là une belle preuve de son peu de compétence à gérer la commune.

Car on va désorganiser les services en les déplaçant de l’endroit où ils sont le plus efficaces, sans avantage aucun pour l’administration de la ville, bien au contraire, et sans avoir mesuré le coût réel que devra supporter la collectivité, alors qu’on prétend poursuivre une politique d’économies qui se fait depuis deux ans au détriment des Bandolais.

 Deux vues de Bandol, au début du siècle dernier...

 

 

 

 

 

 

 

Partager cet article

Repost 0
Published by Bandol pour tous
commenter cet article

commentaires