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9 novembre 2016 3 09 /11 /novembre /2016 19:34

C’est toujours un grand moment que la découverte  du nouvel édito dans le journal  de propagande municipale.A la limite, pas besoin de lire pour savoir quel en sera le thème : il suffit de jeter un œil sur la photo qui l’illustre. On est passé d’un portrait figé, de pied en cap, à M. Joseph en marche vers « un nouvel élan », puis au maire en très gros plan, les yeux fixés sur un avenir radieux ou supposé tel, et occupant seul quasiment, pardon "qouasiment", la moitié de la page.

Voilà qui ressemblait fâcheusement au culte de la personnalité, surtout quand on dénonce « la valorisation du surmoi »…chez les autres !     

Aussi a-t-on rectifié le tir : depuis 3 magazines, c’est un maire à l’écoute qu’on essaie de nous vendre.

Il n’est plus tout seul ! On nous le montre attentif, souriant même, penché vers ses adjointes ou un quidam rencontré par hasard.

Cette obstination démontre a contrario que c’est bien là que le bât blesse.

D’ailleurs, M. Joseph nous a donné, il y a quelques semaines, un exemple parfait de la façon dont il entend l’écoute et le dialogue avec les Bandolais!

Il s’est déplacé lui-même, pour rencontrer sur le trottoir un président d’association, qui en était réduit à accueillir ses adhérents dans la rue.

Il lui a apporté des croissants – c’était gentil ! – et une lettre d’expulsion du local associatif communal – ça l’était moins ! – lettre qu’il s’est fait un plaisir de lui lire in extenso, sans vouloir entendre les explications de son interlocuteur !

Voilà sans doute l’un des « moments privilégiés » auquel M. Joseph fait allusion ! Et la façon dont il conçoit sa « mission »…

  Un maire à l’écoute ? De quoi s’étrangler de rire devant ce tissu de balivernes, quand on sait avec quelle obstination pendant 2 ans M. Joseph, muré dans ses certitudes, a toujours superbement repoussé les propositions, les suggestions des élus, alors qu’ils étaient ses colistiers.

Une autre opinion que la sienne ? Perte de confiance…plus de signature ! Une idée différente ? Rupture de confiance : et hop ! plus de délégations !

Poser des questions ? C’était pour le déstabiliser (sic)…

Passons sur les 3 niveaux d’écoute ; à ce propos, avant de parler commissions extramunicipales ou comités de quartier, combien de fois les 8 commissions municipales se sont-elles réunies en 3 ans ?

Après ces bonnes paroles, M. Joseph en vient enfin à l’opposition, et là, pas de quartier ! " Dans la queue le venin", comme dit le proverbe.

Car notre bon maire l’aimerait tant « constructive », « loin des intrigues et manigances », bref, à sa botte.

En réalité, ce qu’il apprécie, dans l’opposition, aujourd’hui comme hier, ce sont les élus qui décident de le soutenir, ceux qui vont même jusqu’à quitter leur liste pour le rejoindre, jetant aux orties leur engagement et le respect de leurs électeurs, et qu’il s’empresse d’accueillir en les récompensant par une délégation, ou davantage, comme on le voit cette année.

Ce qui nous sidère, c’est avec quelle impudence M. Joseph réécrit l’histoire, d’abord en se présentant en champion du respect des droits de l’opposition par rapport aux mandatures antérieures, qu’il connaît bien mal.

Ensuite, par rapport à ses propres pratiques, car avec lui, il ne fait pas bon être un opposant, un vrai.

Ce que ce pseudo démocrate se vante d’avoir accordé à l’opposition lui est en réalité imposé par la loi – si l’on excepte l’attribution d’un siège ( un sur 8 ) au conseil de la SOGEBA.

On est un maire à l’écoute, quand on passe son temps à faire taire les élus, en couvrant leur voix, quand on met des mois avant de leur fournir des documents ?

Un maire respectueux de l’opposition, qui fait voter le 31 mars un règlement intérieur qui méconnaît ses droits élémentaires ?

Et avec des dispositions si illégales, concernant justement l’expression, qu’il est obligé de l’abroger trois mois plus tard et de proposer un autre texte à peine plus acceptable, parce qu’il sait pertinemment que le tribunal qui a été saisi le retoquera ?

Vous en voulez la preuve ?

Comparez l’édito du maire, qui s’étale sur une  pleine page, en gras, et l’article de l’opposition, relégué à la dernière page, tout en bas, resserré sur le 1/4  de page généreusement accordé par M. Joseph et son équipe, et imprimé avec une police presque illisible, sur fond mauve de surcroît.

Son prédécesseur avait déjà employé ce procédé pitoyable pour empêcher l’opposition d’alors de s’exprimer.

M. Joseph nous montre qu’il en est le digne successeur.

 

     

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Published by Bandol pour tous
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