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27 janvier 2017 5 27 /01 /janvier /2017 12:11

 Premier conseil de l’année, qui s’est déroulé devant des chaises vides : une douzaine de personnes à peine s’étaient déplacées.

Ce qui devrait être un moment important de la vie municipale suscite un désintérêt croissant. Il faut dire qu’il y a de quoi en sortir consterné.

Pourtant, on débattait, ou plutôt on était censé débattre du DOB, Débat d’Orientation Budgétaire, qui impacte la vie communale. Mais un conseil municipal, ça se prépare !

Sur 15 délibérations, deux points attireront l’attention :

  • Le DOB, avec le maire en spectateur qui refuse de parler chiffres, qualifiés de « questions techniques » et qui ne consent à répondre qu’aux questions « politiques »!  
  • La désignation de deux élus à la tête du conseil d’administration de la SOGEBA, et le vote de leurs jetons de présence : on ne parlera pas de parachute, mais de bouée… dorée.

Une fois de plus, pas de procès-verbal de la séance précédente soumis au vote des élus. Et personne pour le réclamer ! Il semblerait qu’on soit en retard  de…5 conseils. Le maire ne respecte  pas cette obligation qu’il a, de surcroît, fait voter dans le règlement intérieur.  

En préambule, réponses à 2 questions posées par l’opposition le 20 décembre dernier.

La première concernait l’augmentation des redevances payées par les commerçants pour l’occupation du domaine public de 2014 à 2016.

Réponse de M. Fréani, qui débite à toute vitesse les informations : tarifs 2014, 2015, 2016, les zones1, 2, 3, 4, les terrasses couvertes ou non etc…on en a le tournis.

Mais qu’on nous explique : en 3 ans, les tarifs ont paraît-il augmenté de 2%, mais pourquoi les recettes ont-elles baissé de plus de 100 000 € (de 813 000€ à 706 000€) ? Et ce, alors que l’espace public est de plus en plus « occupé », comme chacun peut le constater, en particulier sur l’allée Jean Moulin…

Deuxième question  posée par Mme Cercio, sur la visite de la commission de sécurité à la base nautique le 21/01/2016, qui a rendu un rapport défavorable 6 jours plus tard.

C’est M. Roux, chargé de cette délégation, qui répond à l’élue d’un ton rogue, avec des considérations peu amènes. Joyeuse ambiance !

On aborde enfin le fameux DOB.

Et là, comme pour le Compte Administratif, le maire assiste en spectateur à la présentation des orientations budgétaires de la commune par la fonctionnaire en charge de ce service, qui lit et commente des diapositives, illisibles pour le public même avec un œil de lynx.

Décidément, ça devient une habitude. Ses prédécesseurs se donnaient la peine de présenter eux-mêmes ce débat : ils avaient travaillé leur sujet. Il est surprenant que M. Joseph s’en affranchisse, lui qui s’est présenté comme un spécialiste et nous a inondés pendant des années de savantes analyses financières dont il se targuait d’être l’auteur.

Encore plus surprenant qu’il reconnaisse son incapacité à répondre aux questions de l’opposition qui l’interrogeait sur des chiffres – dans un débat budgétaire, il fallait s’y attendre – en prétendant qu’il s’agissait de questions « techniques » (sic) !

Avec quelques perles : « il faut parler d’orientations politiques, si on veut avoir un débat constructif »

Tiens donc, n’est-ce pas le même qui reprochait en 2015 à Mme Quilici de critiquer son budget et de le refuser pour des raisons « politiques » ?

Entendons-nous bien.

Il ne sert à rien, ou à pas grand chose, de contester les chiffres donnés et généralement vérifiables dans les documents comptables (M 14, site gouvernemental etc…)

Par contre, et c’est là une analyse politique indispensable, on doit s’interroger sur l’interprétation qui en est faite, la pertinence de certains ratios, et surtout les choix qu’ils sous-tendent dans la gestion communale, afin de les contester s’il y a lieu.

Ça commence par des considérations générales : les avatars législatifs du DOB depuis 92, on enchaîne sur le FMI, la zone euro, la conjoncture mondiale, sans oublier la loi de finances 2017 ; On jongle avec les milliards : pas étonnant que le journaliste de Var-Matin y ait perdu ses mathématiques, à défaut de son latin …

On atterrit enfin à Bandol, et on nous parle de nos finances.

On remonte au déluge ou presque (2008), pour souligner l’excellence de la gestion de M. Joseph et l’on voit loin, très loin : à l’horizon 2037.

Toujours La baisse de la Dotation Globale de Fonctionnement qualifiée d’historique, de vertigineuse etc…pour justifier les coupes sombres dans les budgets.
 Il y a un précédent, rappelé par M. Champion : Bandol a perdu, entre 2010 et 2011, 700 000€, suite à une baisse de la population, sans qu’on le monte en épingle !

Pas d’augmentation d’impôts en 2017 ! Merci, les Bandolais ont déjà donné : très exactement 1,5 M€ de plus par an depuis 2015.

Des charges générales en baisse,  des économies, parfait ! Mais « sans nuire aux services rendus aux Bandolais ? », on nous permettra d’en douter : allez parler aux Bandolais de la salle Jules Verne sans programme, allez parler aux commerçants de la fréquentation touristique, et des transports, l'été, aux personnes âgées…

Mais enfin une bonne nouvelle : en 2017 le budget de la culture sera augmenté de 35 ou 41,9 % (quel poste ?), à l’heure où l’on va supprimer le Centre Culturel, dont on vient par ailleurs de diminuer les heures d’ouverture pour des raisons d’économie…Il faut dire que M. Joseph avait, en 2015, baissé ce budget de 32 %.

Quant à l’animation, on annonce royalement  + 2, 06 % ! On se frotte les yeux : sur un budget réduit en 2016 à 205 000 € -- qui s’élevait à 530 000 € en 2013 -- on va ajouter 4 000 € !

Questionné par Mme Cercio, M. Joseph entend poursuivre la même politique du personnel de  remplacement d’un seul fonctionnaire, sur trois partant à la retraite « sans nuire à l’efficacité du service », prétend-il, et ce grâce au remplacement en interne. Lequel suppose que tous les postes sont interchangeables et que le niveau de recrutement est le même pour tous…ce qui est loin d’être le cas.

Résultats : baisse du nombre de titulaires, certes (- 19), mais pas beaucoup des charges, puisqu’on passe de 10,24M€ en 2013, 10,55M en 2014 à 10,42M en 2016. Avec des dysfonctionnements à la clé.

L’endettement de la commune ? Les emprunts permettent d’investir, pour faire des travaux d’entretien ou d’importantes réalisations. Cet endettement était raisonnable au 31/12/ 2013 : 10,222 M€. Il  a baissé : on en est à 7,9 M  trois ans plus tard, ce qui est normal. En effet, la dette diminue tous les ans, au fur et à mesure des remboursements d’emprunts.et de l’extinction des dettes les plus anciennes. Pas de quoi pavoiser.

Une remarque sur la capacité de désendettement de la ville et lintervention de notre spécialiste autoproclamé : il a demandé en 2014 « qu’on utilise des indices pertinents, ce qui n’était pas fait auparavant ».

Et pour cause : Le ratio utilisé n’a pas grande valeur, d’ailleurs, on ne le trouve jamais sur le site gouvernemental. C’est ainsi qu’on passe  de 12,5 années en 2014 à 57 en 2014 pour retomber à 4.3 en 2015 !

Et l’on arrive enfin là où le bât blesse : l’investissement qui a atteint un niveau proche de 0.

Très peu en 2015, guère plus en 2016, avec une dégradation de la commune, faute de travaux d’entretien, exception faite de ce qui est bien visible : la place de la Liberté.

La situation ne le permettait pas, prétexte-t-on ! Avec un excédent de fonctionnement de 1,6 M€ et une capacité d’autofinancement de 2 M € en 2015, et davantage encore en 2016 ?

En 2015, il s’agissait surtout de bloquer la ville et d’en rejeter la responsabilité sur Mme Quilici et son équipe, pour s’en débarrasser.

Un exemple : cette année-là, M. Rolland, un temps adjoint à l’urbanisme, avait attiré à plusieurs reprises l’attention de M. Joseph sur les problèmes d’assainissement concernant Rènecros et lui avait demandé de faire d’urgence des travaux  qu’il jugeait prioritaires, avec un petit emprunt au besoin (Cf conseil municipal du 26 mars 2015) .Ce que le maire avait refusé, peu soucieux de préserver l’image de Bandol.

Résultat : l’été dernier en juillet, on a dû interdire la baignade sur cette plage pendant quelques jours pour pollution. En pleine saison touristique !

M. Joseph vient enfin de programmer la sécurisation de son poste de relevage  pour 2017 et de dégager les 250 000€ nécessaires.

Sans commentaire.

 

 

 

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Published by Bandol pour tous
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