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13 mai 2017 6 13 /05 /mai /2017 19:07

  Sept personnes sur les bancs du public, pas une de plus ! On ne peut plus parler de désaffection, c’est de désert qu’il s’agit : M. Joseph aura réussi à dégoûter les Bandolais.

Au menu pourtant, l’attribution des subventions aux associations : manifestement, beaucoup n’attendent plus grand chose de la municipalité.

25 délibérations, expédiées en 50 minutes !  Et toutes votées à l'unanimité!

L’opposition réduite à une peau de chagrin et qui décide de ne plus intervenir : n’en restent plus que 4 élus, 2 représentés : Mme Lentillon et M. Champion, et 2 présents, Mme Cercio et M. Garcia.

Car encore une veste de retournée ! Si l’on en doutait, on en a eu confirmation. On a vu Mme Peixoto Goncalves Lerat, qui a quitté son groupe d’opposition lors du dernier conseil, faire le tour de l’hémicycle pour de joyeuses embrassades avec les élus de la majorité, s’entretenir avec le maire avant et après la séance. Voilà qui s’accorde mal avec les grands discours moralisateurs et les leçons d’éthique dont nous abreuvait depuis deux ou trois ans une certaine Nel sur un blog bandolais...

Et toujours pas de PV du conseil précédent, cela devient une (mauvaise) habitude.

On passe aux délibérations : la première concernait les acquisitions réalisées sur la commune par l’EPF PACA, en vertu d’une convention signée en mars 2015. Il s’agit de l’ancien hôtel « les Roses mousses », rue Boileau, et d’une parcelle sur le site «  Frontenac ».

Par la seconde délibération, le conseil demandait au préfet de prendre un arrêté attribuant à Arthur Paecht le titre de maire honoraire (encore un) mais, précise-t-on, cette distinction ne s’accompagne d’aucun avantage financier payé par la commune. Encore heureux !

Et de vanter les mérites de l’ancien élu, seul à avoir fait 2 mandats. (Bien loin du record d’Octave Maurel  maire de 1930  à 1965, sauf pendant l’occupation).

Petite question : maire honoraire, certes, mais de quelle ville ? Bandol ou La Seyne ?

Son ami Arthur aura laissé, rappelle M. Joseph, un souvenir marquant dans l’esprit des Bandolais. C’est vrai, surtout pour ses malheureux colistiers qui l’ont vu, à l’annonce des mauvais résultats du 1er tour de l’élection de 1995, s’engouffrer dans sa voiture, leur claquer la portière au nez avant de disparaître pour de longues années…

Voilà qui méritait récompense !

Pas de questions ? interroge M. Joseph . Pas de questions. On vote.

Deux délibérations pour demander des subventions à la région pour une nouvelle animation, la régate Marseille –Bandol, dont on nous promet des merveilles, ainsi que pour la fête des vins.

Une autre pour obtenir de l’Etat une aide à la construction pour  la construction de toilettes pour personnes à mobilité réduite  à l’école du Bois  Maurin.

Pas de questions ? Silence.

On passe enfin à l’attribution des subventions, qui formait l’essentiel du conseil, avec 19 délibérations sur 25.

La distribution commence. Il s’agit d’une première fournée : des 33 associations concernées, 7 voient leur subvention diminuer, parfois de moitié, voire des 3/4   (- 18 500€)           

11 sont augmentées (+ 11 500 €), mais ce peut être un cadeau empoisonné…

On pense au Tennis Club, qui, avec 2000 € de plus, devra dorénavant prendre à sa charge le remplacement des 64 ampoules (fort chères) qui éclairent les courts. Si la commune les payait  jusqu’à présent, hors convention, c’est que l’installation électrique d’origine était défectueuse, et que l’association n’était pas responsable de la conséquence des malfaçons.

Et si le club n’a pas l’argent, les tennismen auront toujours la possibilité de jouer à la bougie.

L’examen des dossiers a été confié à Mme Nadjarian, et Mrs Bertoncini et Maes.

Ce dernier prend la parole pour assurer que le travail de répartition a été « juste, sérieux et sans parti pris » et qu’il a été tenu compte des actions proposées. Puis le ton devient plus agressif pour dénoncer les menaces qu’aurait proférées le président de la SNSM à l’encontre de l’élu.

Disons-le, ces accusations sont déplacées en plein conseil municipal, et en l’absence de l’intéressé. On règle ses comptes ailleurs.

Pas de commentaires, s’enquiert-on, avec surprise ? Silence. Pas de commentaire.

La suite ne vaut guère mieux. On semble oublier en haut lieu qu’on a affaire à des bénévoles qui ne touchent pas un centime de l’argent attribué.

Quant à prétendre que les associations demandent des subventions pour faire fructifier leurs actions et leur argent placé dans les banques, on croit rêver ! Un comptable devrait savoir qu’il existe un livret « spécial association » encadré par l’Etat, au taux fabuleux de 0,75 % !

Que dire de l’intervention de M. Joseph, qui enfonce le clou : « L’action publique n’est pas destinée à alimenter les comptes courants et les livrets ».

Sauf que le maire est mal placé, à plus d’un titre, pour donner ce genre de leçon ! Quelle tête ferait-il, si l’Etat, voyant nos millions d’excédent, décidait de ne plus verser la DGF à la commune ?

Le budget primitif a été adopté le 9 février. Pourquoi avoir attendu 3 mois pour attribuer les subventions 2017 – et une partie seulement – que les associations ne toucheront pas avant la mi-juin au plus tôt ?  Les autres devront encore attendre le prochain conseil…

Comment peut-on leur reprocher d’avoir de l’argent sur leurs comptes courants ? Il leur faut bien payer leurs salariés sans attendre le mois de juin. Comment prévoir et enclencher la moindre action, si l’on n’est pas sûr de pouvoir la financer ? Comment se développer ? Voilà des considérations terre –à terre qui échappent à nos édiles, dirait-on. C’est pourtant le B A BA de la gestion.

Il suffirait d’avancer la date de remise des dossiers  au 30 janvier, comme le faisaient les municipalités précédentes, et de cesser de réclamer des documents supplémentaires non prévus par le dossier type établi par décret national (CERFA), et inexploitables de surcroît.    

Pour revenir à la SNSM, le maire justifie la baisse de la subvention,  et envisage un autre mode de soutien financier, qui semble plus approprié. Affaire à suivre…

On précise  que tous les dossiers remis en retard ne sont pas encore traités, avant de terminer la distribution.

C’est alors qu’intervient Mme Goncalvez dans un long discours concernant les dossiers, qu’elle trouve difficiles à monter. Il ne faut pas exagérer, on s’y met vite, et en général, les associations bandolaises en ont l’expérience. Bref, cette personne dispense des conseils sur la pertinence desquels on peut s’interroger, car elle ne semble pas posséder bien son sujet ni bien connaître les documents en question.

Etonnant d’entendre présenter comme des nouveautés des rubriques budgétaires qui existent depuis 15 ans… De plus, le dossier officiel CERFA ne réclame aucun document, c’est la mairie qui les demande… Quant à l’attestation sur l’honneur signée par le président, pas la peine de les obliger à passer en mairie : elle figure en dernière page des dossiers. Encore faudrait-il les avoir lus…

Bref, on comprend vite qu’il s’agit de se mettre en valeur et de proposer ses services à l’équipe majoritaire et la faire profiter de “ sa modeste expérience ”, c’est le terme qui convient.

Après la dernière délibération, Mme Cercio prend enfin la parole pour indiquer que son groupe a décidé de ne plus intervenir en conseil, au vu des attaques du maire et de la majorité, qui, précise-t-elle, sont basées, non sur des faits mais sur des intentions qu’on leur prête.

A notre avis, cette position qui s’apparente à celle de la chaise vide ne doit pas être celle d’un élu, surtout d’opposition. Depuis 2014, Mme Cercio a eu tout loisir d’apprécier l’attitude de M. Joseph et son aptitude à la manipulation pour démolir ses colistiers, dont il voulait se  débarrasser. C’est elle qui en est la cible maintenant. Il faut assumer.

D’ailleurs, les tirs groupés arrivent : ceux du maire, évidemment, ceux de M. Bertoncini, dont on ne saisit que quelques bribes et qui  reproche à l'élue ses revirements.

M. Rocheteau, lui, nous ramène à l’actualité en évoquant des « alternatives fakes », car figurez-vous, la victime, ce n’est pas l’opposition, mais la majorité, qui a été traitée de « petits esprits » sur internet. Il s’en offusque.

Sauf qu’il ne faut pas aller bien loin pour récolter les termes fort aimables dont le maire habille sur son blog Mme Cercio : on y lit « calcul politicien, approximation, mensonge, démagogie lancinante, mauvais procès, obsession, affabulation etc, etc… »

L’adjoint devrait lire ces textes et se confronter à la réalité : à défaut de  “ Se coucher moins bête ‘’, il se réveillera mieux informé…

Le maire clôt la séance par un aphorisme qui lui va parfaitement : « L’ambition politique change les hommes et les femmes ».

Ses soutiens de la première heure en ont fait l’amère expérience.

 

Conseil du 11 mai : Records battus !

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Published by Bandol pour tous
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commentaires

Goncalves 21/05/2017 14:44

Bonjour, je souhaiterais soulever plusieurs petites inepties de votre part. Tout d’abord : attention à ne pas avoir dépassé la limite du respect de la vie privée en ayant utilisé autant de noms (bien que vous en ayez oublié 2 autres). Merci de bien vérifier de votre côté, si vous êtes dans la légalité.
Oui j’ai fait le tour de l’hémicycle comme d’habitude…et comme d’habitude j’ai eu des embrassades, j’avoue ! mais toujours les mêmes – 2 élus (toujours les mêmes et 1 agent)…non je n’ai pas fait le tour de l’hémicycle et embrassé tous les élus, mais 2 les mêmes ! Merci de bien vérifier si nous ne frôlons pas ici, une quelconque forme de diffamation…ou tout proche du moins. Oui le maire est venu me voir en début de Conseil…oui je le confirme mais absolument pas après la séance, mais vous le savez bien…Je suis passée devant vous, interpellée par un agent, puis partie. D’ailleurs je vous ai croisé à l’accueil en partant. Merci de bien vérifier si nous ne touchons pas ici une autre forme de diffamation. Et enfin et là ! cela risque d’être plus compliqué pour vous. Quels ont été MES grands discours moralisateurs et leçons d’éthique…1 article oui je vois bien mais LES…il y a là une interrogation ! Mais surtout pourriez-vous nous éclairer entre : le fait d’avoir (comme d’habitude) salué (par embrassades) 2 élus (toujours les mêmes), le fait que le maire soit venu m’interroger en début de séance et « les grands discours moralisateurs et leçons éthique ? Voilà en attendant votre réponse (argumentée le lien des choses que vous avancez, bien entendu) à ma dernière question, je vous prie Madame ou Monsieur l’expression de mes salutations les plus respectueuses…

Bandol pour tous 26/05/2017 23:16

Voyons, Madame, un peu de sérieux ! Le respect de la vie privée ? A notre connaissance, vous ne siégez pas au conseil de façon anonyme. Il s’agit de votre état civil, qu’on retrouve in extenso dans le magazine municipal de septembre-octobre 2015, page15, diffusé à 9 000 exemplaires, à la rubrique « Mariages ». A quand l’assignation en justice des services municipaux ? Quant à la diffamation, c’est une plaisanterie! Commencez déjà par citer le texte exact et par essayer de le comprendre. De plus, concernant votre production littéraire, il semblerait que votre mémoire présente quelques lacunes que nous allons vous aider à combler. C’est bien vous qui ''accusiez le silence '' (sic !) le 31/07/2014, vous encore qui avez commis '' Quand politique rime avec misérabilisme'' le 28/07/2015, deux textes dans lesquels vous fustigiez des élus.
Deux : c’est donc bien le pluriel qui convient. Vous n’êtes pas sans savoir que tout écrit sur internet laisse des traces…
S’il s’agit d’une tentative d’intimidation pour nous empêcher de nous exprimer, vous perdez votre temps et vous vous ridiculisez.
*A ce propos, le terme « misérabilisme » a trait à la misère sociale, à la pauvreté et pas à la noirceur de l’âme humaine, comme vous semblez le croire.