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29 octobre 2017 7 29 /10 /octobre /2017 14:40

Les chaises de l’opposition vides, celles du public quasiment vides (6 personnes).

Que reste-t-il ?

Eh bien, le maire et sa majorité, choisie avec soin pour son inexpérience – soyons charitable – et sa dévotion béate au chef, qui a voté et votera n’importe quelle délibération sans piper mot.

Le refus de siéger des élus d’opposition, la désaffection et le désintérêt des citoyens devraient pourtant retentir comme un signal d’alarme, mais il n’en est rien : M. Joseph est un maire heureux.

Et pour cause ! Nous avons là le résultat d’un processus d’élimination qu’il a enclenché dès 2014 : plus d’opposition,  méthodiquement démolie, plus d’administrés qui pourraient s’intéresser, s’indigner. Le rêve !

Pourquoi participer à des séances où le maire se permet des algarades totalement déplacées à votre encontre, comme lors du conseil précédent, où vos interventions sont qualifiées d’attaque, où tout a déjà été décidé en amont ?

Pourquoi assister à des séances, où le maire ne prend pas la peine de lire ses décisions,  où les renseignements qui intéressent  nos concitoyens sont escamotés, où la transparence promise n’est jamais venue ? Sur les 6 derniers conseils de cette année, seule la moitié des PV a été publiée sur le site de la ville.

 La Délibération N° 1 concernait la prise à bail commercial des établissements de  Pescadou et du Méditerranée, qui appartiennent au domaine privé de la commune, nous précise-t-on.

        Certes, mais en zone N1L, qui impose d’importantes contraintes, rendant impossible tout agrandissement. De plus, au vu de l’incidence possible sur le parc du Capelan, il convenait d’être très attentif et il conviendra de le rester.

L’appel à projet concernait la création d’un bistro, et d’un restaurant gastronomique.Le bail a donc été attribué à la société PMB pour 12 ans, pour un loyer annuel de 41 500 € et un droit d’accès de 50 000 €.

On peut s’étonner que l’élue qui présentait cette délibération n’ait pas fourni au conseil municipal les renseignements, qu’elle a livrés à Var-Main et que nous découvrons : 800 000 € de travaux à charge du restaurateur, avec à la clé 30 emplois créés…

 Il semblerait qu’on ait vu grand, d’autant plus que d’après nos recherches, assez difficiles­, il apparaît que la SARL en question est répertoriée  avec un chiffre d’affaire inférieur à 270 000 € et 7600 € de capital social. Impossible d’accéder à des informations postérieures à 2013.

Ces éléments ne peuvent que susciter interrogations et inquiétude.

M. Joseph, questionné sur le bénéficiaire,  a lu quelques extraits de revues gastronomiques chantant les louanges du chef Luca Peirano, « spécialisé dans la création de restaurants éphémères »  – Nous n’inventons rien.

Précisons qu’à Bandol, il ne s’agit pas d’organiser des réceptions, ou des événementiels, mais d’une activité pérenne. Du moins nous l’espérons.

Le plus grave, c’est qu’en fait, tout était ficelé depuis longtemps, bien avant que ce contrat ne soit soumis au vote, et donc que  tous les élus et le public en soient informés.Avec pour conséquence l’impossibilité, si besoin était, de réagir dans les délais impartis.

Certes, une commission a bien auditionné les candidats, composée du 2ème adjoint et du fonctionnaire responsable des marchés, mais sans la présence d’une personne réellement compétente  en urbanisme, alors que les projets comportaient une composante architecturale non négligeable. Et cela fait plus de deux mois qu’elle a communiqué sa décision aux intéressés.

Voilà comment on s’y prend, en toute démocratie, bien sûr, pour laisser sur la touche toute opposition éventuelle.

Mais pourquoi se poser des questions ? Voté à l’unanimité

Passons sur la délibération suivante : nous changeons d’architecte conseil du CAUE, avec les mêmes conditions que précédemment.

Délibération N°3 : Mise en œuvre du télétravail.

Pendant que M. Vivier, issu de la liste de M. Palix, en présente les conditions, le photographe de Var-Matin opère. Sourire radieux d’une conseillère qui prend la pose, espérant sans doute être sur la photo !

Intervient ensuite l’élue transfuge de la liste Cercio qui fait un exposé soporifique et décousu de ses recherches personnelles sur internet, qui rit seule, qui s’interroge, et annonce qu’elle s’abstiendra. Le sujet l’intéresse, dit-elle. Apparemment pas ses collègues. Mais il faut bien exister.

Le rapporteur précise qu’on ignore le nombre de fonctionnaires concernés, car aucune étude n’a encore été menée à la mairie ! Ce n’est pas sérieux. Peut-être aurait-il fallu commencer par recenser les postes éligibles au télétravail dans la collectivité, très peu nombreux, à notre avis.

Autre point qui nous interpelle : le rapporteur avoue qu’il juge, d’après son expérience professionnelle les effets du télétravail peu positifs pour le personnel.

Ce qui n’empêchera personne de voter la délibération, adoptée à l’unanimité

Délibération N°4 : Modification des emplois permanents de la collectivité 

 Point important, où en est-on, puisque M. Joseph a fait de leur réduction son cheval de bataille ?

Mais voilà, M. Vivier nous parle en long et en large de l’intérêt de ce tableau, explique sa composition etc …toutes choses que l’on savait déjà, mais sur la modification effectuée, pas de précision ! Le tableau est présenté en annexe, précise-t-il. Il nous semble avoir entendu le mot « embauche ». A quel niveau, mystère. Le citoyen lambda en est réduit à faire des conjectures : s’agit-il d’intégrer  le chef de pôle nouvellement recruté pour chapeauter les services de l’animation et de la communication ?

A notre connaissance, ce poste serait une première  dans la commune.

Quid des économies promises dans ce domaine ?

Délibération N°5 : attribution d’une subvention à « l’association des chasseurs et propriétaires de Saint-Cyr et Bandol »

Voilà qui nous fait remonter dans le temps ! Le 21 juillet 2008, plus exactement. Ce jour-là,le conseil municipal accordait  500 € à « l’association des chasseurs et propriétaires de Saint-Cyr ». Étonnement de l’opposition d’alors, qui subit les foudres de M. Chorel, grand chasseur devant l’éternel.

Et cette année, coucou, revoilà la subvention qui réapparaît.

Il est vrai que l’association a fait peau neuve en 2014 et  regroupe désormais les Bandolais.

Et que M. Chorel en est l’un des dirigeants. Tiens, il n’assiste pas au conseil, mais nul doute qu’il n’aurait pas participé au vote. Au fait, quid de sa procuration ?

Ce qui interpelle, ce n’est pas qu’on donne une subvention de 1000 € à ces braves gens qui protègent la nature, comme chacun sait.

Ce qui nous semble difficilement acceptable, c’est que parallèlement, la municipalité ait cessé de subventionner des associations caritatives, comme « aidons un enfant » parce qu’elle n’était pas d’intérêt local – L’Afrique, c’est loin. Et qu’on ait réduit de façon drastique l’aide apportée à d’autres, au moins aussi utiles à la ville et ses habitants que celle de nos nemrods.  

Heureusement, pour terminer (délibération N°6 et7), les crédits assurant le fonctionnement des classes de voiles à l’école primaire et au collège ont été reconduits ; il est vrai qu’ils permettent au collège Raimu depuis leur création de conserver un nombre suffisant d’élèves.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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commentaires

Jean SARRAT 29/10/2017 16:33

Ce compte rendu devrait être publié dans la presse car de toutes les histoires qu'a pu connaitre le Capelan depuis bien des années voilà la plus "réussie"!