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27 octobre 2017 5 27 /10 /octobre /2017 15:22

 

La '' vérité du terrain '', titre dont le maire a affublé son dernier édito ? Personne n’est moins qualifié que M. Joseph pour parler et de l’une et de l’autre, lui qui a mis presque 4 ans pour s’apercevoir qu’il y avait des rues dans le centre, des quartiers à Bandol, où les Bandolais vivaient au quotidien, et daigner se rendre sur « le terrain », comme l’ont fait ses prédécesseurs.

Des rues, des quartiers qui n’étaient manifestement pas la préoccupation première du maire, et qui ne le sont toujours pas, d’ailleurs, vu l’absence d’entretien de la voirie, des trottoirs et des espaces verts, des liaisons par bus inadaptées… les doléances rempliraient plusieurs cahiers.

Il n’est pas anodin de souligner que le maire a commencé sa tournée par un endroit à mi-chemin, très exactement, du parc du Canet et de celui du Capelan, ces deux espaces communaux  pour lesquels ses projets ont soulevé inquiétude et indignation chez des centaines de Bandolais.

Les écouter, dialoguer ? Mots vides de sens pour notre édile et, plus grave, mensongers, comme le montre la réalité de ses actes.

Il n’est que de voir avec quel mépris il a traité la délégation du collectif pour la sauvegarde du Capelan, venue lui remettre, dans son bureau perché au deuxième étage,  une pétition qui a recueilli des milliers de signatures.

Le maire a tout simplement refusé de les recevoir, ne voulant pas discuter, a-t-il argué, « sous la pression » ! Il a même refusé de prendre la pétition (500 pages de signatures), et comme ils insistaient, l’a remise à sa secrétaire, en lui demandant de la classer, au fond d’un tiroir sans doute. Curieuse façon de « favoriser la démocratie citoyenne »!

La délégation est ressortie, accompagnée sur le palier par des rires déplacés. Bravo !

 

A la lueur de ces actes, il est plus facile de décrypter le message que M. Joseph veut faire passer à nos concitoyens qui auraient encore quelques illusions à son sujet.

Une fois laissées de côté les phrases pompeuses et absconses, les circonvolutions fumeuses destinées à masquer la réalité, M. Joseph, au nom du respect « du suffrage universel », de «  la légitimité des urnes » et de son « programme » ( !), rappelle qu’il est bien décidé à faire ce qu’il veut, et à imposer ses dictats sans prendre l’avis des personnes concernées, et sans tenir compte des réactions négatives de la population.

Et bien sûr, sous couvert de défendre « l’intérêt  collectif », « le bien de tous » –  lequel a bon dos– en assimilant toute prise en compte de l’opinion des citoyens à de la démagogie, ou du clientélisme, alors qu’il s’agit tout simplement de DẺMOCRATIE, mot vide de sens et notion manifestement absente de la gouvernance de M. Joseph.

Quant aux Bandolais qui osent manifester leur désaccord , le maire veut les faire passer pour  des irresponsables, peu soucieux des conséquences, des gaspilleurs, ne voyant que leur intérêt particulier et vice suprême, cherchant à « instrumentaliser » la parole  et la dévoyer (sic) « à des fins personnelles ou politiciennes » !

 

Cette conception dictatoriale de sa fonction, apparue très vite après son élection  n’a cessé de s’aggraver. Nous avons un maire qui impose ses décisions, incapable de discuter, d’argumenter valablement (Il suffit de lire les sornettes qu’il nous assène sur son blog)  et d’admettre qu’il peut ne pas avoir raison.

La liste serait longue ; contentons-nous des plus récentes.

Que dire de son refus de consulter la population à propos du Quai de Gaulle et  de son obstination à nous imposer un projet catastrophique pour la ville, et bien mal maîtrisé par son équipe, manifestement dépassée ? Et on ose qualifier les 2 réunions de septembre de « concertation » !

Et quel rejet méprisant à l’égard des Bandolais attachés à leur patrimoine naturel et qui veulent le défendre contre un projet à visée commerciale.

Quant à son attitude au conseil municipal de septembre, elle est inqualifiable et combien significative de cet état d’esprit : il s’est permis d’intervenir et de contester le choix des élus d’opposition qui concernait leurs représentants dans différentes instances, en imposant sa candidate, Mme Goncalvez Peixoto Lerat, qui a pourtant quitté le dit groupe d’opposition, et ceci, au nom de …l’élégance (sic) !

Certes, M. Joseph est maire, bien qu’il soit le plus mal élu depuis des décennies, mais il oublie volontiers que cela ne l’autorise pas à faire n’importe quoi, en se cachant derrière son programme, où l’on cherche vainement ces projets contestés.

« Bandol, c’est vous » est-il écrit dans son dernier journal.

Mais oui, c’est nous ! Et nous nous ferons un plaisir de le lui rappeler en temps et heure.

 

 

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