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22 novembre 2017 3 22 /11 /novembre /2017 19:17

 

Décidément, quand il s’agit de détruire, nos édiles ne sont pas à court d’idées…

 Certes, on ne se faisait guère d’illusion sur l'importance accordée à la culture à Bandol.  Déjà, lors de sa réélection, fin 2015, le maire n’avait pas cru bon de confier cette délégation à un adjoint, une première à Bandol…   

On s’est bien aperçu que même quand on parle culture, M. Joseph brandit sa calculette !Avec pour résultat, comme Attila, là où il passe, la culture trépasse !

Voilà qu’après avoir tué la salle Jules Verne, il s’est attaqué au Centre culturel.

C’était pourtant le lieu le plus vivant de la commune, le plus « passant », qui bénéficiait d’un emplacement idéal, d’une visibilité parfaite, au sens propre comme au figuré : une vitrine pour les événements culturels : expositions d’artistes, réalisations de nos associations, conférences, concerts, pièces de théâtre, et autres activités éducatives…

L’entrée était libre ! Bandolais et touristes s’arrêtaient pour voir, pour se renseigner sur les évènements culturels, les animations auprès de l’accueil ou en faisant provision de flyers et autres affichettes.

Terminé ! Exit le service culturel et ses employés, déménagés dans d’autres lieux et affectés à d’autres tâches, économies ( ?) obligent.

Exit les expositions de toute nature, quasiment impossibles à organiser, vu les contraintes nouvelles imposées par la suppression du personnel d’accueil et le système électronique de fermeture. On vient d’en faire la triste expérience avec l’annulation de l’exposition du FAP.

A la place de cet espace si animé, vision saisissante d’un désert aux murs vides, qu’on a cru bon de masquer en opacifiant la paroi vitrée qui donne sur la rue avec un grand panneau adhésif.

Il paraîtrait que c’est pour inciter les passants à aller voir ce qui se passe derrière, a-t-on prétendu ! Mais oui, c’est bien connu : les commerçants attirent les acheteurs en rendant invisibles leur marchandise derrière une vitrine sans transparence !

Bienvenue dans la '' maison des associations'', transformée en véritable bunker, verrouillée, truffée de caméras, où il est aussi dur de pénétrer – y compris dans les salles – que dans Fort Knox, et c’est peu dire ! Et tout ça «  pour un meilleur service aux Bandolais »  nous vend le maire dans son dernier édito ! Nul doute que les Bandolais qui piétinent à la porte d’entrée apprécieront.

Leur maison ? Mais…les associations n’ont rien demandé de tel, plus grave, elles n’ont même jamais été consultées. La participation citoyenne, la concertation, « valeurs vivifiantes d’une gouvernance » ? Aux orties !

Car nous a-t-on bien précisé : « cela a été pensé par le maire et les élus » (sic).

 Pensé ? Vraiment ? Il est permis d’en douter, vu la complexité du système d’ouverture et de surveillance des lieux mis en place, qui confine à l’absurde – car d’une rigidité telle qu’il ne saurait convenir au fonctionnement normal des associations, qu’il le gêne – et totalement inadapté à leurs besoins, en plus d’avoir coûté fort cher au contribuable…Bref, une réussite !

 

Et ce n’est qu’un début : il est à craindre que M. Joseph n’en vienne à  s’attaquer maintenant à la salle Pagnol, là aussi sans doute pour le bien de la population.

Pourtant, cette salle cumule tous les avantages : situation au cœur de la ville, salle de spectacle (avec scène, écran, sonorisation, éclairages et cabine technique), de conférences, d’expositions, de réunion, d’une extrême souplesse d’utilisation, puisqu’elle peut accueillir un public allant de quelques dizaines jusqu’à 120 personnes, et dont ni le fonctionnement ni l’entretien ne sont d’un coût exorbitant.

Par quoi la remplacer ? Et surtout, pourquoi la remplacer ?

La disparition du Centre Culturel témoigne d’une constante que l’on observe depuis que M. Joseph dirige sans partage : supprimer ce qui fonctionne bien, qui participe de la qualité de vie, du quotidien des Bandolais pour tenter de le remplacer à moindre coût par du spectaculaire.

On en a déjà eu un bel exemple dans le domaine musical avec le refus de subventionner en 2015 « Les voix du Lyrique » qui avaient pourtant remporté un gros succès populaire l’année précédente et la tentative obstinée d’imposer deux ans de suite le « Classica Bandol », malgré un échec cuisant.

Avec la disparition du Centre culturel, il s’agit, une fois de plus, de gratter de ci de là pour amasser des euros en vue de réaliser le fameux projet du front de mer qui sera le couronnement de la mandature de M. Joseph, et surtout assurera, croit-il, sa réélection.

C’est ainsi que Bandol est dépouillée peu à peu de ses atouts et de ce qui faisait son attractivité, victime de l’autoritarisme et de l’ambition de l’un, de la passivité des autres, le tout baignant dans une incompétence délétère.

 

 

 

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