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27 janvier 2018 6 27 /01 /janvier /2018 21:24

Pour une fois, on ne s’est pas trop ennuyé ! Fini de ronronner, finis les aimables échanges entre personnes « constructives »…on a assisté à un remake de l’arroseur arrosé. De plus, cette séance aura eu aussi le mérite de dévoiler crûment, à travers la composition des comités de quartier, la politique de racolage initiée depuis un certain temps par  M. Joseph.

Bien sûr, un public toujours aussi maigre. Bien sûr, un conseil réduit, qu’on pourrait presque qualifier de « croupion » avec plus du 1/3 des  élus absents (11sur 29), représentés ou non, dont Mme Sarkissian, invisible depuis mai dernier, mais toujours adjointe à la culture…

Le gros morceau au menu était le DOB (débat d’orientation budgétaire), prélude au budget primitif.

Comme d’habitude, le maire le fait présenter par la directrice du service financier qui commente un diaporama à destination de… de qui, d’ailleurs ? Des élus ? Ils sont sensés l’avoir étudié, du moins nous l’espérons… Du public ? Il est illisible, quelle que soit votre acuité visuelle !

Rien de bien nouveau, M. Joseph, adepte de la méthode Coué, nous serinant sans arrêt qu’il a redressé les comptes, et surtout, sans augmentation d’impôts ! Et pour notre capacité de désendettement, quel talent ! Passer de 57 ans en 2014 à 2,4 ans en 2017, trop fort ! Quant à nos impôts soi-disant stables, finie l’amnésie récurrente de la part de notre édile qui est bien obligé de reconnaître que les + 8.3% des taux des taxes d’habitation et foncière depuis 2015, sans oublier les 20% supplémentaires demandés aux résidences secondaires, accroissent les ressources communales d’1,5M par an. Ça aide…

Pour 2018, on nous annonce une hausse de 7 % pour les animations –mais 7% de pas grand-chose, ça restera, hélas, bien dérisoire – idem pour les 12% supplémentaires consacrés à la culture, qui serviront … à rétrécir la salle Jules Verne, conséquence directe du changement de destination de l’ex Centre Culturel…Quelle efficience !

Des travaux de plus en plus importants seront programmés, nous promet-on, mais comme on part de presque rien dans ce domaine, l’investissement risque d’être bien insuffisant.

M. Joseph s’engage à ne pas toucher aux taux de la fiscalité jusqu’à la fin de son mandat…sauf si la pénalité SRU s’envole. Pas de quoi être rassuré …

Bref, tout baigne !

« Pas de questions, s’enquiert le maire, en s’adressant à la seule personne susceptible d’en poser ? » (Il faut bien un semblant de débat.)

L’élue transfuge de la liste Cercio demande des précisions sur la page15 des documents fournis, concernant les charges de personnels qui, si elles ont bien diminuées en 2015, continuent à grimper allègrement depuis. Elle s’étonne de l’absence de prospective sur 3 ans.

Comme d’habitude, c’est la fonctionnaire qui répond, confirmant qu’il y a bien augmentation, mais qu’on est en baisse, car on est toujours en dessous (de 2014) ( !)

Trouvant sans doute que le débat est bien maigrelet, le maire sollicite encore : « Pas de question sur les augmentations politiques ? »

S’ensuit un échange d’amabilités et M. Joseph explique les contraintes qui régissent les salaires de la fonction publique (Glissement Vieillesse Technicité, augmentation du point d’indice etc…).

 

On passe au vote. Qui est contre ?

Mme Goncalvez Peixoto Lerat lève brusquement la main.

Stupeur du maire qui n’en croit pas ses yeux ! Il se ressaisit :

–      Mais pourquoi votez-vous contre ?

–      Je n’ai pas eu toutes les précisions demandées. Il y a des choses que je n’arrive pas à comprendre…

–      Vous avez posé des questions, je me suis attaché à répondre et vous ai dit que la mairie était ouverte.

L’élue évoque alors  le délai de 5 jours pour la réception des documents, un peu court ; elle prendra rendez-vous l’an prochain.

Intervention de M. Chorel, passablement énervé, qui la tourne en ridicule « Si vous ne posez pas les questions, on ne peut pas vous répondre. »

L’élue s’enfonce : « On verra l’année prochaine, puisque ça me laisse un an pour comprendre. »

Un an ! Cela sera-t-il suffisant ? On peut légitimement s’interroger, car cette personne, élue depuis décembre 2015, en est pourtant à son troisième débat d’orientation.

 

Décidément ! Le maire, guère plus attentif qu’au dernier conseil, s’embrouille dans l’ordre des délibérations. On rectifie.

Le conseil se poursuit, avec l’aménagement du giratoire du Carrefour Market, et l’on voit qu’à Bandol, on fait tout à l’envers : c’est une fois les travaux terminés que la ville vote l’achat du terrain nécessaire à leur exécution !

 

On aborde ensuite la délibération concernant les comités de quartiers.

A ce propos, M. Joseph, frappé d’amnésie une fois de plus, évoque les réunions de quartier « mises en place depuis pas loin d’un an » (sic). Sauf qu’elles ont débuté le 4 octobre 2017, très exactement…il y a moins de 4 mois.

La ville est divisée en 4 « quartiers » – ce qui est bien peu, on s’est contenté de reprendre ce qui s’est fait sous la mandature précédente – et chaque comité se compose de 4 personnes, vivant ou travaillant officiellement à Bandol, ayant fait acte de candidature (et priées de faire connaître leur motivation en… 3 lignes) choisies, non par les habitants, mais par un comité de sélection formé du maire et de trois élus.

Le tout dirigé par un coordonnateur, aidé de trois élus, le mode de fonctionnement ayant été fixé par délibération du 22 juin 2017.

Notons d’abord qu’il a fallu attendre 4 ans pour créer ces instances, sensées favoriser la participation des citoyens.

Faut-il s’étonner du faible nombre de postulants, moins de 30 a-t-on cru entendre ?

Coordonnateur : M. Laurent Philip, aidé de Mrs Chorel, Bertoncini et Valéro et  16 membres des comités.

 

Mme Goncalvez, très remontée, intervient pour rappeler que le maire s’est engagé à ce que l’action municipale soit gouvernée par l’éthique, et que l’article 2 du règlement préconise la neutralité politique, religieuse etc…des personnes choisies.

Or elle a fait des recherches (sur Facebook !), et a découvert que M. Philip avait activement participé à la campagne de M. Joseph et proclamait qu’il travaillait en sous-marin pour le maire. Ce choix politique lui semble improbable et contraire à l’éthique, dont elle se pose en grande spécialiste.

M. Bertoncini, qui se veut rassurant, proclame que M. Philip est son meilleur ami – voilà qui vous pose un homme – et qu’il se porte garant de lui à 200%.

Mais notre adjoint aux sports dévoile malgré lui une précision intéressante : «  Beaucoup de personnes choisies étaient sur d’autres listes, celles de Palix, Bogi… ». Des apolitiques?

Qui croira une seconde que ces postulants se seraient présentés spontanément ?

Il est manifeste que le maire est allé les pêcher sur les listes de 2014, celles de Mrs Palix, Bogi, et même de M. Delaud, parce qu’un certain nombre d’entre eux ne se sont jamais manifestés ni investis dans la commune (associations, etc…).

Est-il bien utile de préciser que la démarche  de M. Joseph ne relève pas d’un intérêt quelconque pour la démocratie participative, mais bien du racolage, au même titre que les distributions de médailles, mises à l’honneur de tel ou tel de façon incongrue etc…?

Mme Goncalvez insiste .

 M. Chorel, lassé, décoche la flèche du Parthe : « Madame, vous avez une très grande expérience dans les sous-marins !  M. Philip, quant à lui, n’a jamais tenu de blog de façon anonyme... »

Fermez le ban.

On vote, sans surprise.

Le coordonnateur vient  ensuite s’exprimer, il assume son engagement en faveur de M. Joseph et de son équipe, mais précise qu’il n’est inféodé à personne. Comprenne qui peut …

Disponible, il essaiera de faire mieux que ses prédécesseurs : "On va se donner des règles "

Comme preuve de son désintéressement, il précise qu’il a refusé d’être sur la liste de M. Joseph.

Mais pour être candidat d’une liste municipale, encore faut-il être inscrit sur les listes électorales de la commune.

 

 

 

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