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16 juin 2018 6 16 /06 /juin /2018 20:13

A moins que ce ne soit les trois à la fois…

Une séance houleuse, où le maire s’est montré, hélas égal à lui-même ; Quant à ses soutiens les plus actifs, ils n’ont pas démérité eux non plus !

Cris, manipulations, interventions interminables, souvent inaudibles, il fallait s’accrocher pour rester jusqu’au bout, d’autant plus qu’écouter le maire s’apparente à un calvaire ! Elocution incertaine, entrecoupée de « heu » tous les 3 mots quand il aborde les affaires communales…Impréparation ? Car, quand il s’agit de tacler, ça sort tout seul !  

On est entré dans le vif du sujet avec, d’entrée, une déclaration de M. Valéro, récemment privé de ses délégations par M. Joseph.

L’élu rappelle qu’il s’est engagé en politique, non par ambition personnelle, mais pour Bandol. Il a travaillé d’arrache-pied et avec efficacité. « M. Le maire, vous me salissez à tort, reproche-t-il, je me désolidarise de la majorité. » Sans rejoindre l’opposition, il agira en son âme et conscience dans le seul intérêt de Bandol.

Cris et applaudissements nourris du public venu en nombre.

C’est au tour de M. Caparros d’expliquer qu’il ne s’est pas manifesté jusqu’à ce jour afin de ne pas compromettre la stabilité de la majorité. Mais trop, c’est trop ! Il apporte son soutien à son collègue, et lui aussi gardera son indépendance.

Le public manifeste bruyamment son approbation.

Le maire se garde bien de répondre sur le fond, essayant de tacler les deux élus en parlant de spectacle préparé à l’avance, mais bien sûr, sans polémiquer, précise-t-il...

On passe directement à la délibération N°19 : Convention d’intervention foncière sur le site « le Panorama » (ex résidence de tourisme Le Bosquet).

Le maire fait intervenir un représentant de l’EPF PACA chargé de coopérer avec la commune dans cette opération foncière qui créera  80 logements, dont 40 logements sociaux.

M. Joseph se lance ensuite dans un discours embarrassé, pour se justifier d’avoir donné son accord à cette opération : impossible de s’opposer au préfet qui a préempté ; il fallait penser aux 300 Bandolais qui ont déposé des dossiers d’attribution – or la commune a perdu la main dans cette procédure, au profit de la préfecture, comme il le reconnaîtra plus tard – quant aux emplois, l’acte de vente ne les garantissait que pour 2 ans, alors ma foi....D’ailleurs, le chiffre d’affaire était en baisse., etc, etc…

Il ne semble pas que le maire ait fait preuve d’une pugnacité débordante dans ce dossier. Faut-il s’en étonner ? En 2016, il a demandé aux associations d’agir en justice contre le projet d’immeuble sur l’avenue du 11 novembre, avant d’abandonner la procédure engagée par la mairie !

Intervention de Mme Goncalvez Peixoto Lerat qui épluche le dossier, pointant du doigt quelques approximations et anomalies étonnantes.

Mais assez rapidement, on s’aperçoit, et ce n’est pas la première fois, qu’en fait, l’élue éprouve des difficultés de compréhension, parce qu’elle ignore le sens de certains mots pourtant courants. « Je n’analyse pas, j’essaie de comprendre, s’exclame-t-elle !».

On ne saurait trop lui conseiller de consulter un dictionnaire, ou internet…avant le conseil, ce qui éviterait une perte de temps inutile. Elle s’échauffe ; Mme Aymes réplique et la traite de « populiste excitée »!

Et tout se termine dans des cris.

Heureusement, Michel Capparos intervient d’une façon claire et documentée. Le CCA a recensé 66 familles en détresse. Construire des logements sociaux, certes, mais est-il nécessaire de détruire une entreprise et supprimer15 emplois ? 

Il dresse un rapide bilan de l’activité du Bosquet : 30% de la capacité hôtelière de la commune, 70 000 € de revenus pour elle (taxe de séjour). Le tourisme, qui rapporte 2 à 3M € doit être sauvegardé.

« Tout ça pour ça, conclut-il » applaudi par l’assistance, ce qui n’est pas du goût du maire, qui rappelle le devoir de réserve du public et veut clore un débat qu’il qualifie de « stérile ».

Intervention de M. Bertoncini, sans doute fort passionnante, mais inaudible, comme d’habitude.

On passe au vote : délibération adoptée par tous les élus, à l’exception de Mrs Caparros et Valéro, et de Mme Gonclavez qui votent contre.

Les employées du Bosquet quittent la salle, déçues et écœurées. On les comprend : leur sort n’aura pas pesé bien lourd.

On revient aux délibérations budgétaires (N°1 à 7) il s’agit de reprendre l’excédent des budgets 2017 et de les affecter aux budgets 2018.

Nous en reparlerons ultérieurement, ainsi que des travaux annoncés.

Passons à ce qui fâche.

Les délibérations 14 et 15 concernaient les deux restaurants, le Pescadou  et le Méditerranée.

Mme Aymes regrette que ces établissements ne puissent ouvrir le 1er juin, à cause de «  dégradations commises (sic) sur la toiture du Pescadou ».

Propos de la plus haute fantaisie : personne n’a abîmé cette toiture, faite d’un matériau amianté, qui se désagrège avec le temps. Cela fait des années que ces constructions sont en triste état et de fait, les travaux de rénovation à réaliser sont importants ( 44 685 €). Et c’est maintenant qu’on s’en aperçoit, alors que l’appel d’offres a été lancé l’an dernier et que le bail a été voté le 27 octobre ? Il aurait fallu un état des lieux. Ce n’est pas très sérieux !

Quant aux 30 emplois promis, nous avons déjà exprimé notre scepticisme …

L’adjointe déplore aussi un recours gracieux à l’encontre de l’autorisation délivrée par la mairie, à cause de l’emprise au sol d’une pergola. De plus, l’un des établissements  a été édifié sans permis, nous l’ont assuré d’anciens élus.  Là aussi, les services de la mairie ont-ils vérifié ? Il y a des règles, des lois et il est nécessaire de les respecter.

Ah, ces associations de défense de l’environnement ! « Il ne faut pas que le droit dégénère en abus » entend-on …Propos étonnants  et disons-le, inquiétants dans la bouche d’une élue, chargées des affaires juridiques de la commune et qui semble souvent confondre dans ses interventions conseil municipal et prétoire.

Il faut attendre la délibération 17 pour que soit abordé le sort du parc de Capelan, et encore, par la bande, puisqu’il s’agit simplement de faire voter un arrêté du maire, pris le 7 juin, sur les tarifs du futur parking. Curieuse précipitation…

M. Chorel  précise que cette réalisation ne figurait pas dans le programme de M. Joseph ! Dommage : voilà qui en aurait fait réfléchir plus d’un au moment de voter…

Beaucoup d’incohérence dans les arguments destinés à défendre l’indéfendable.

Les riverains auraient soi-disant réclamé ce parking, les mêmes que le maire accusait l’an dernier de vouloir garder le parc en l’état pour eux seuls !

Selon l’adjoint, ce parking permettra à tous de profiter d’un cadre remarquable en suivant le sentier du littoral ( !,) lequel est réservé aux piétons.

30 véhicules seront garés dans un site remarquable, insiste-t-il. On est vraiment tombé sur la tête !

Quant à l’argent que la commune retirera de ce stationnement payant, il faudra paraît-il 15 ans pour qu’il soit rentable. De l’argent jeté en l’air, en quelque sorte…

M. Joseph ferait mieux de l’investir sur le front de mer, pour compenser les dizaines de places qu’il va supprimer sur le port, avec son grand projet.

Puis M. Valéro prend la parole pour aborder trois points, après avoir précisé qu’il est opposé au projet du maire.

Il craint que les enfants ne soient pas en sécurité avec des voitures manœuvrant près des jeux, avec une simple clôture séparative faite en rondins, qu’ils pourront franchir.

M. Bertoncini rétorque que dans la rue, les enfants  peuvent aussi être renversés par une voiture… Il lui a sans doute échappé que le Capelan est un parc public, pas une chaussée.

Ensuite, M. Valéro demande quel est le budget prévu pour ces travaux. Aucune réponse.

« Avez-vous étudié l’obligation de faire du bitume ? » Aucune réponse.

A ce propos, il est bon de préciser que le PLU impose d’imperméabiliser le sol, pas de le bitumer.  Et accuser les associations de défense du Capelan de vouloir faire goudronner le parc, comme on a pu le lire, est proprement grotesque.

« Avez-vous fait une demande d’autorisation préalable, insiste l’élu ? »

Là, le maire répond.

Eh bien, M. Joseph dit que la chose se prête à diverses interprétations, mais il prétend avoir trouvé des textes indiquant que la déclaration préalable de travaux n’est pas obligatoire.

Il fournit même obligeamment les références : R 421-23 et 421-3, et une réponse ministérielle confirmant la dispense de déclaration. Donc il entamera les travaux sans plus attendre.

Nous avons consulté ces textes et nous les avons lus jusqu’au bout : ils disent exactement le contraire, à savoir la nécessité  de remplir ces documents, et les afficher sur le site.

Pourquoi affirmer des contrevérités ? Tout simplement parce que sans ces pièces, il est difficile d’agir avant le début des travaux, si ce n’est au pénal. Et pourquoi pas ?

Ecœurée, la quasi-totalité du public quitte la salle, accompagnée par des remarques ironiques du maire…

Dommage, car ils ont raté le plus beau : M. Joseph annonce une grande concertation des Bandolais en juillet, avec affiches, réunion publique Salle Jules Verne…

Sur l’avenir du Capelan ? Sur la construction du parking ?

Mais non, voyons, vous n’y êtes pas !

Il s’agit de nous informer du nouvel emplacement choisi pour les Lauriers roses, la structure médicale pour les enfants handicapés.

Mais qui serait contre ?

Quel grand démocrate, ce maire !

 

 

 

 

 

 

   

 

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