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22 juillet 2018 7 22 /07 /juillet /2018 11:44

S’il fallait résumer ce conseil du 19 juillet en citant quelques phrases prononcées par M. Joseph,  celle-ci viendrait en tête d’un palmarès bien fourni.

La seconde place étant dévolue au « manque de confiance ». Ah, la confiance, ou plutôt son absence ! Accommodée à toutes les sauces par le maire depuis 2014 : perte de confiance, puis, plus grave : rupture de confiance, etc…Combien de fois a-t-on entendu ce refrain qui évitait au maire de donner des raisons précises pour justifier l’éviction d’un colistier ?

M. Joseph a un beau tableau de chasse à son actif : après Mme Quilici, et 12 élus en 2014, après M. Valéro, il y a un peu plus d’un mois, c’était au tour de M. Fréani, 8ème adjoint, d’être dans le collimateur.

Comme le prévoit la loi, le maire a invité le conseil à se prononcer sur le maintien de l’élu dans sa fonction, précisant simplement qu’il lui avait ôté ses délégations. Pas de surprise : cela faisait plus d’un mois que l’affaire traînait, avec tergiversations : toutes d’abord, puis deux et enfin la dernière rapportée le10 juillet…

M. Valéro en a demandé la raison.

 «  Manque de confiance » a répondu M. Joseph, comme à son habitude.

 Réponse qui n’a guère satisfait l’intervenant, qui a évoqué des raisons futiles, et en a profité pour revenir sur sa propre éviction, accusant le maire de « se défiler » une fois de plus.

C’en était trop pour M. Joseph qui ordonnait au fonctionnaire chargé de la sono, et c’est une première, de couper le micro du conseiller. Tout simplement: il suffisait d’y penser .

M. Fréani prenait alors la parole pour dénoncer des raisons assez fumeuses, et annonçait son intention de ne pas se laisser diffamer et de porter l’affaire devant les tribunaux. Il évoquait des différents sur la gestion de la ville, le (non) respect de la règlementation et l’abus de pouvoir…et concluait : « Nous ne sommes pas en autocratie. »

Hélas, oui, nous y sommes. Et depuis 4 ans.

Le maire se refusait à évoquer devant le conseil les « manquements et insuffisances » du 8ème adjoint, parlant de «  beaucoup, beaucoup d’autres raisons ( ?) », et précisant qu’il avait organisé à ce sujet une réunion d’adjoints.

Bref, si l’on a bien compris, M. Joseph fait témoigner par écrit les élus les uns contre les autres – il nous a même semblé qu’on impliquait des fonctionnaires – Il organise des réunions pour mettre un élu en accusation devant ses collègues…

Quelle ambiance dans cette joyeuse équipe !

On appréciera particulièrement les « insuffisances » reprochées à M. Fréani, quand on sait que ses importantes délégations (commerce, artisanat et activités économiques) sont tombées dans l’escarcelle de M. Bertoncini, lequel s’occupait déjà de la jeunesse et des sports, des espaces verts, littoral, plages,  travaux d’entretien de la voirie, et tenez-vous bien, de la politique de sensibilisation, de préservation et d’amélioration des espaces naturels.

Laquelle a consisté à transformer en parking une bonne partie du parc du Capelan !

Pas de quoi être rassuré !

Il nous a fallu du temps avant de comprendre pour quelle raison le maire retirait sa confiance à quelqu’un : c’est tout simplement lorsque cette personne n’était pas du même avis que lui et se permettait de le lui dire.

On comprend l’état de déliquescence dans lequel se trouve Bandol, avec à sa tête un homme incapable de gérer une équipe et encore moins une communauté, qui ne tolère pas la moindre divergence de point de vue, même et peut-être surtout, lorsqu’elle émane de gens compétents.

L’attitude de M. Joseph est inacceptable à plus d’un titre.

D’abord, parce qu’en refusant de préciser ses griefs, il ôte à la personne condamnée toute possibilité de les réfuter, et aussi ne permet pas à la population de juger par elle-même de leur pertinence.

Ensuite, cette façon d’agir est particulièrement insidieuse, car elle ouvre la porte à toutes les rumeurs, y compris les plus graves.

M. Joseph use et abuse de ce procédé indigne depuis qu’il est élu.

Sans surprise, le vote à bulletin secret donne 5 voix pour le maintien, 16 contre et 4 abstentions.  

S’en suit une série de demandes de subventions auprès du Conseil départemental du Var et de la région PACA, que M. Joseph veut traiter ensemble.

Il s’agit de travaux d’équipement concernant le port, de réfection de façades et de voirie, en particulier il serait question de paver la rue Daurat, ce dont on ne voit guère l’urgence, alors que dans les quartiers, c’est par dizaines que l’on compte les craquèlements de chaussées, affaissements et autres fissures…

On assiste alors à une discussion surréaliste entre l’élue de l’opposition, dont on se demande si elle a jamais vu un dossier de demande de subvention ou si c’est la municipalité qui écrit n’importe quoi. Il aurait été intéressant que le maire annonce à la fois le montant des travaux prévus, et celui de la subvention demandée.

On sursaute quand on entend M. Joseph déclarer des absurdités.  Précisons, pour sa gouverne qu’il n’est pas possible pour une commune de réclamer et d’obtenir une subvention qui soit le double du montant des travaux réalisés, et que chaque dossier doit comporter les sommes demandées aux autres collectivités. S’il en a le temps, qu’il se penche sur ces documents pour mieux les comprendre.

Notons que les bus seront gérés par la communauté d’agglomération et seront payants dorénavant dans un souci d’égalité entre les  communes (0,50cts le ticket).

La délibération N°13 acte l’implantation d’une nouvelle antenne relais de free mobile au tennis-club, la commune touchant au passage une redevance de 10 000 €.

Il faut savoir qu’une antenne SFR est déjà implantée sur le court N°4, accompagnée d’un local technique (Une antenne, et pas plusieurs, comme le prétend l’adjointe aux affaires juridiques. )

Est-il bien raisonnable d’en placer une seconde à quelques mètres de la première? Surtout quand on sait que, par mesure de précaution, les pouvoirs publics demandent que ces antennes  soient positionnées à 100m au moins des crèches et des écoles.

On a oublié un peu vite que, bon an mal an, 150 enfants fréquentent les courts de tennis. N’y avait-il pas d’autre emplacement possible ?

L’adjointe précise que chaque individu a la possibilité de faire établir un contrôle.Mais ne serait-ce pas le rôle de la commune, censée protéger les habitants ?

On termine en apothéose, avec, comme l’an dernier, une subvention de 1000 € accordée aux chasseurs de ST-Cyr et Bandol.

 Les raisons de ce regroupement?Il n’y aurait pas de terrain de chasse à Bandol ; pourtant, les cartouches usagées ne manquent pas dans les bois et on y organise des battues, nous précise Mme Nadjarian. Allez comprendre !

De plus, nos nemrods font œuvre utile selon M. Bertoncini: il paraîtrait  qu’ils débroussaillent les collines et qu’ils y sèment du blé …

Quelques mauvais esprits feront remarquer que, comme l’an dernier, cette subvention arrive plus de 6 mois après la clôture du dépôt des demandes et que, comme l’an dernier, M. Chorel, membre du comité directeur de cette association, est absent.   

Dommage, il aurait pu nous apporter des précisions sur les parties débroussaillées et sur les zones de chasse sur la commune, pour que les promeneurs les évitent le moment venu.

On n’est jamais trop prudent.

 

 

 

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