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23 décembre 2018 7 23 /12 /décembre /2018 18:22

On procède à l’appel des élus, présents, absents et représentés, absents auxquels on ajoute une nouvelle catégorie, « absents excusés » ( ?)

M.Valéro au piquet ?

L’élu siège maintenant du côté gauche, pour l’empêcher, semble-t-il, de se concerter avec d’autres dissidents…Aucune règle ne définissant la place des élus en séance, chaque conseil peut établir un règlement. Rien de tel n’a été fait à Bandol. Inutile de se demander qui décide...Conseil, ou salle d’école primaire ?

Le conseil, comme tribune pour le maire…

Voilà que M. Joseph va se livrer, comme souvent, à son exercice favori : « Le coup de gueule » (sic). Cette fois-ci, c’est Var-Matin qui en est la cible, le journaliste, la conseillère régionale, «  un de ses proches »…

En l’occurrence, il n’a pas apprécié un article du quotidien, en forme de communication dans laquelle  était formulée une interrogation sur le financement des travaux d’assainissement du quai de Gaulle  et de ceux du port à venir, vu la date initialement prévue du transfert de compétence à la communauté d’agglomération.

Dénonçant une entreprise grotesque, un tissu de bêtises destinés à nuire, des contrevérités, assorties d’insinuations de potentielle malversation ( ?), le maire  affirme que les décisions et le financement resteront du ressort de la commune.

Fort bien ! Mais alors, pourquoi a-t-il fait croire aux commerçants qu’il était obligé  de concentrer les travaux du Quai sur 2018 pour conserver la maîtrise de son projet, avec des conséquences plus que néfastes pour leur activité ? 

Intervention de M. Chorel, qui demande de parler avec des mots simples, et se veut rassurant sur le financement des travaux prévus : « les budgets,  pour ceux qui sont en capacité d’analyser le budget de la ville, permettent ces investissements. » Quant aux autres, qui critiquent sans doute parce qu’ils n’y comprennent rien, heureusement que l’élu est là pour les éclairer...

Le scandale du siècle !

Second sursaut d’indignation : M. Joseph vient de découvrir l’Amérique !

Plus exactement le pot-au-noir des magouilles qui ont présidé pendant le mandat précédent à l’attribution des places au port ! Entre 2008 et 2014, 100 à 130 places auraient été affectées sans tenir compte de la liste d’attente,  longue de 500 inscrits, dont l’un depuis 40 ans…

 Une lettre de retraités plaisanciers, qui réclament le respect des règles en échange de leur soutien aux prochaines élections – argument irrésistible –l’aurait informé du scandale, lequel était pourtant de notoriété publique… Il était temps de se réveiller : on arrive en fin de mandat.

 On se souvient que dès son élection, évinçant les colistiers de Mme Quilici, M. Joseph avait placé ses proches aux commandes de la SOGEBA : président, vice-président etc…lesquels n’auraient rien vu. Pas plus que l’équipe actuelle d’ailleurs, en place depuis février 2017 pour le président actuel et un peu avant pour le vice-président. Sans oublier M. Joseph qui s’était autodésigné président pour quelques mois, afin d’y voir plus clair disait-il, avant de démissionner le 8 février 2017.   

Actuellement, on fait des recherches, on va créer une commission et regarder aussi ce qui s’est passé après (soit après 2014 ). Voilà qui promet quelques règlements de compte…

Après lecture et commentaires des décisions de justice, on commence enfin à aborder les délibérations, avec l’installation d’un nouveau conseiller, M. Gérard Bocquet, en remplacement de M. Champion, démissionnaire.

Le maire salue cette décision , et rappelle qu’il « s’était ému de l’absence de l’opposition », oubliant qu’il l’avait lui-même provoquée par des propos incongrus, lors de la séance du 29 septembre 2017.

 Il en profite – décidément, c’est une manie chez lui – pour inviter les autres élus de cette liste à démissionner.

Au vu de l’indignation de M. Joseph, il est nécessaire de rappeler que l’assistance aux séances du conseil n’est pas une fonction, mais un droit que l’élu tire de son élection.

Evidemment, s’il s’agit d’un adjoint ou de toute personne exerçant une délégation, et de son absence répétée, voire son incapacité à remplir sa tâche, la situation est différente. La chose est autrement grave sur le plan légal, et devrait appeler une réaction, surtout quand des indemnités conséquentes continuent à être perçues. N’est-ce pas une question d’honnêteté que de s’en préoccuper ?

Le nouveau conseiller annonce qu’il vient pour travailler et assure le maire qu’il peut compter sur lui.

Enfin, un opposant comme M. Joseph les aime ! D’ailleurs, il l’invite illico à faire équipe avec M. Bertoncini, en charge, ne l’oublions pas de l’économie et du commerce à Bandol. Et qui en sera ravi ! Peut-être M. Bocquet, fort de son expérience lui sera-t-il un tout petit peu utile ?

Un rappel à la loi bien utile !

Sitôt commencé, on interrompt de nouveau l’ordre du jour : le maire annonce que M. Fréani voudrait prendre la parole, mais ce ne sera pas possible : les questions orales doivent être déposées 48 h à l’avance.

Sauf que c’est bien le cas, et il la lui donne.

Donc le nouvel opposant s’est renseigné auprès du préfet sur la situation règlementaire d’un élu dissident qui se retrouve conseiller dans l’opposition.

Nouvelle intervention de M. Chorel, qui après avoir joué les experts budgétaires, tient à nous faire part de ses compétences en matière grammaticale : « une question, énonce-t-il doctement, se termine par un point d’interrogation ! »

Pas toujours, s’il s’agit de style indirect. Et si par question, on entend thème, ou sujet qu’on souhaite soumettre au débat. Mais ne pinaillons pas !

Bref le préfet précise qu’un élu peut très bien entrer en dissidence en cours de mandat, et qu’il a droit lui aussi à un local de réunion et à un espace d’expression sur les supports de communication de la commune.

M. Joseph l’admet, il n’a pas le choix, d'ailleurs. Mais il ne peut s’empêcher de moraliser : passer de la majorité à l’opposition, c’est manquer de respect aux électeurs. Vos droits sont exacts, mais votre démarche n’est pas convenable, ajoute-t-il.

Il nous semble que le maire aurait dû s’abstenir de donner des leçons.

D’abord parce c’est bien lui qui a éjecté l’adjoint de sa majorité en lui retirant ses délégations, et comme à son habitude, sans fournir de raison aux Bandolais.

Comme il l’avait fait sans arrêt pour Mme Quilici et la moitié des élus ! Je donne, j’enlève, je remets, j’enlève : le ridicule avait atteint des sommets.

Ensuite, c’est bien lui qui a accueilli à bras ouvert dans sa majorité l’élu de l’opposition M. Vivier, 3ème sur la liste Palix, et sans scrupules ni état d’âme.

Alors, franchement, qu’on nous épargne ces considérations moralisatrices quand on se garde bien de les mettre soi-même en pratique.

 

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