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22 décembre 2019 7 22 /12 /décembre /2019 22:44

Encore un conseil municipal où l’on a eu droit à un nouvel épisode de la lutte de notre chevalier blanc contre le grand méchant loup.

 Hélas pour M. Joseph, il a dû manger son chapeau le lendemain et reconnaître publiquement qu’il s’était trompé ! Et il a montré qu’en matière de « totale incompétence », personne ne lui disputerait le pompon.

Le maire, toujours aussi suffisant, a réitéré  les agressions verbales insultantes qu’il avait proférées lors du précédent conseil et y a rajouté cette dernière qui lui revient en pleine figure ! L’effet boomerang en quelque sorte…

L’objet de ce nouveau litige n’était plus la maison des vins ou de la redistribution des subventions entre les communes  de l’agglomération. Cette fois le différent tournait autour des charges de l’eau, du pluvial et de l’assainissement, qui ont été transférées depuis le 1er janvier 2019 à Sud Ste Baume.

Petite explication.

Jusqu’à cette date, dans chaque commune, l’eau et l’assainissement constituaient des budgets annexes, avec recettes et charges. Ils sont gérés désormais par Sud Ste Baume.

 Le pluvial, lui, faisait partie du budget général (M 14), tant en fonctionnement qu’en investissement.

Il a été lui aussi transféré à la communauté, qui va payer les dépenses de l’année 2019 de chaque ville et pour cela, faire un emprunt, sans doute sur 15 ans.

Chaque commune va devoir rembourser sa part des dépenses faites en 2019.

Les dépenses de Bandol s’élèvent à 1,4 80 M€ nous dit le maire (pluvial du quai de Gaulle, essentiellement).

On va donc calculer la quotepart de Bandol 1,4 M / 15 = 98 680 € par  an.

Et l’amortissement dépendra de la durée du plan. Ce sera donc à l’évidence un amortissement financier. Si l’on emprunte sur 15 ans, on ne va pas rembourser sur 40 ans.

Et donc ce ne peut, en aucun cas, être un amortissement comptable comme le soutenait M. Joseph.

Confusion regrettable, et surtout inquiétante à un tel niveau.

 On savait déjà que les compétences financières du maire étaient fragiles.

Là, leur absence est mise en pleine lumière, d’autant plus que notre édile a déclenché les grandes manœuvres : il a alerté le préfet, lequel aurait saisi le Tribunal Administratif ; il a demandé l’aide du receveur principal qui a fouillé dans ses archives pour soutenir l’indéfendable.

Apparemment, M. Joseph n’avait pas compris, prétexte-t-il, dans le journal d’hier, qu’il s’agissait de rembourser un emprunt ! Il est clair qu’il a plutôt confondu les deux types d’amortissement.

 Et comme ce n’est jamais de sa faute, il prétend maintenant que ce sont ses collègues qui l’auraient induit en erreur! Peu crédible !

Car il a beau leur avoir, nous dit-il, « expliqué, expliqué, réexpliqué » son point de vue, il ne les a pas convaincus, et pour cause…

En effet, les élus ont voté pour cet amortissement financier, lors du conseil communautaire du 9 décembre (*3 voix contre : celles de M. Joseph, de Mme Aymes, absente, et représentée par lui, et celle d’un élu du Beausset). 

M. Joseph nous a expliqué cette erreur collective du fait de «  la forte personnalité du président » ! En clair, après avoir déjà dénoncé leur supposée lâcheté, il  a traité les élus de notre communauté de moutons craintifs qui se soucieraient peu des intérêts de leur commune…

L’art de se faire des amis !

Et le  maire a continué à s’embourber pendant le conseil municipal.

Dans un discours  assez hésitant et au débit hâché, il nous a asséné sans arrêt des affirmations, qu’il n’a étayées par…rien. Aucun exemple précis, un seul chiffre cité en  30 mn d’intervention ! Rien qui tienne la route.

Il a tout récusé tout en bloc : le rapport établi par la CLECT (commission locale d’évaluation des charges transférées) suspect par essence, puisque cette commission est composée du président et des vice-présidents…

Et aussi les conclusions d’un bureau d’études, jugées inacceptables : tous des nuls !

Son erreur initiale a entraîné en cascade des considérations totalement fausses et même assez grotesques. Prendre en considération les charges du pluvial sur 5 ans ou 7 ans ( ?) en arrière ...alors qu’il s’agit de rembourser les dépenses de 2019 !

Il n’a pas compris que les communes qui avaient moins dépensé auraient moins à rembourser : il juge cela injuste !

Il n’a pas compris non plus le mécanisme de la dotation de compensation.

En effet, les communes ne vont pas verser l’argent dû: la communauté le déduira de leur dotation de compensation. Rien de plus équitable, sauf pour M. Joseph qui ne saisit toujours pas et crie au complot contre Bandol.

Il défend, assure-t-il, les intérêts de notre commune, victime de discrimination, injustement pénalisée …et dire que certains mauvais esprits osent le lui reprocher !

Le problème, c’est qu’il ne la défend pas : il la ridiculise aux yeux de tous par son incompétence et son agressivité!

Le plus grave, c’est que personne dans la municipalité n’ait vu son  erreur.

M. Rocheteau est intervenu pour reprendre les propos du maire et déclarer que ce sujet était aride, et dur à appréhender pour les élus. Il a fallu qu’il s’y plonge pour les comprendre. N’est-ce pas lui qui préside la SOGEBA ? Il devrait pourtant maîtriser ces données et pouvoir les expliquer à ses colistiers.

Quant à Mme Aymes, elle a renchéri avec de grands effets de manches, elle a axé son intervention sur le code général des impôts, par rapport à un amortissement comptable et qui était donc hors sujet. Manifestement, elle non plus ne maîtrise pas cet aspect financier.

M. Valéro s’étonne : elle est élue de la CA, pourquoi n’est-elle pas venue y faire cette intervention ? Ah mais non, elle, elle travaille les dossiers, mais ne participe pas aux séances de l’assemblée délibérante !

Le maire réclamera des élus que le rapport de la CLECT soit rejeté à l’unanimité. Mrs Fréani et Valéro (ainsi que M. Caparros qu'il représente) voteront contre.

 

 

Annexe :

Déjà, on s’était inquiété en lisant un communiqué de la mairie, « information aux administrés » qui traitait ce problème, et dont le chiffre a été repris lors du conseil ! Voilà un raisonnement mathématique totalement faux !

Reprenons la simulation, bien que la possibilité d’un remboursement de 40 ans résulte d’une erreur du maire.

1,480 350 M€ remboursé sur 15 ans = 98 680 € par an

1,480 350 M€ remboursé sur 40 ans = 37 000 € par an.

98 680 – 37 000 = 61 690 €

Pour le maire, la commune perdrait 61 690 € par an !

D’abord, quel que soit le cas de figure, la commune devra rembourser la même somme, à savoir 1,480 M€. Voilà un problème digne du cours élémentaire !

Oui, mais, a-t-il fait remarquer, la Communauté d’agglo  déduira ce remboursement de l’indemnité de compensation qu’elle verse aux communes.

Certes, mais qu’elle déduise 98 000€ pendant 15 ans ou 37 000€ pendant 40 ans, la somme déduite sera la même.

La règle sera valable pour toutes les communes.

Le raisonnement de M. Joseph ne tient pas la route. La seule différence, c’est que nos petits-enfants paieraient encore le pluvial du quai de Gaulle…

 

 

 

 

 

 

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commentaires

ALPHA 24/12/2019 08:00

Bonjour,
Une explication svp ; L'investissement initial étant identique, un crédit sur 15 ans ou crédit sur 40 ans avec les intérêts, la somme à rembourser ne peut pas être la même.

Bandol pour tous 24/12/2019 14:17

Attention, nous nous sommes contentés, comme nous l'indiquons, de reproduire (sans les centimes) la simulation communiquée par la mairie le 10 décembre dans "information aux administrés". Les prémisses sont fausses, mais, le raisonnement également.
Bien évidemment, dans le second cas, (40 ans) les taux d'intérêt seraient doublés, et la somme à rembourser serait plus importante. Il semble que cet aspect ait également échappé à notre édile et à son entourage, qui nous parlent d'amortissement comptable, alors qu'il s'agit d'amortissement financier.
Quand on dépense, il fait payer!