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11 décembre 2019 3 11 /12 /décembre /2019 18:44

Pour ne pas dire à fort caractère électoral : à preuve, la date choisie.

Si l’on écoute M. Joseph, les travaux du quai de Gaulle auraient été terminés dès juillet. Fort bien ! Pourquoi avoir attendu décembre pour les inaugurer ? Les arguments invoqués par le maire ne sont guère convaincants : il fallait « attendre les premiers retours, laisser passer l’été… » !

En réalité, la réhabilitation du quai n’est pas terminée, loin s’en faut…sans parler de l’entrée de ville. Et ce retard ? «  Ah, les grèves… »

Alors, on a fixé une date, pas trop éloignée du 15 mars –l’électeur a la mémoire courte, c’est connu – ni trop proche : on serait visiblement en délicatesse avec la loi…Et couplée avec les illuminations traditionnelles, pour en jeter plein la vue, agrémentées, pour la première fois en 6 ans d’ailleurs, d’un très beau spectacle.

M. Joseph a largement utilisé la presse (une pleine page publicitaire dans Var-Matin, à nos frais, bien entendu), et semé d’immenses affiches un peu partout pour célébrer l’achèvement de son « Grand Œuvre » ; même les associations, ont été priées de transmettre une invitation à leurs adhérents…

Quelque chose nous a interpellés dans le déroulement de la cérémonie : pourquoi le maire a-t-il invité à l’inauguration la vice-présidente du conseil départemental et la conseillère de Région– dont les subventions pour le quai s’élèvent à plus d’1 M € , rappelons-le – si c’était pour complètement les ignorer comme il s’est permis de le faire,  en faisant couper le ruban par la députée et M. Partouche, alors que ni l’Etat ni le casinotier n’ont versé un centime pour cette réalisation?

La même scène se reproduira sur le podium où l’on avait regroupé l’équipe du maître d’œuvre et la députée : le maire s’est soudain aperçu de l’absence de Mme Quilici :  « Où êtes-vous ? Venez nous rejoindre ! », comme s’il s’agissait d’une personnalité de second ordre!  

Plus de place sur l’estrade ?

Ou plutôt encore un exemple de l’absence totale de savoir-vivre de M. Joseph et d’un manque criant de considération envers ces élues, qu’on pourrait même qualifier de grossièreté.

En tout cas, cette soirée nous a permis d’assister à un beau moment d’éloquence, quand la députée, dans un discours hallucinant, a vanté une réalisation tout à fait écologique qui évite l’imperméabilisation des sols. Tout ça sur une place où l’on a détruit les jardins et leurs splendides lauriers roses pour les remplacer par une mer de béton…

Et à côté d’une fontaine où les espaces verts ont eux aussi totalement disparu…

M. Joseph, quant à lui, après s’être glorifié de cette réalisation, nous a régalés d’un cours d’hydraulique fort intéressant : Bandol est bâtie en pente, et l’eau a tendance à couler vers le bas, a-t-il précisé ! D’où la nécessité de réaliser des bassins de rétention pour prévenir toute inondation. Et bien sûr, ses prédécesseurs n’ont rien fait.

Mais lui, qu’a-t-il fait ?

Et voilà notre édile encore une fois frappé d’amnésie ! C’est avec plaisir que nous nous permettons de lui rafraîchir une mémoire quelque peu défaillante.

En 2014, après les fortes pluies ayant entraîné un décès, M. Joseph a annoncé la réalisation d’un bassin de rétention au nord de la voie ferrée pour 850 000 €. Auquel un peu plus tard se serait ajouté un second, le tout pour 1,2M €

Où sont-ils ?

Inutile de chercher : notre beau parleur n’a rien fait du tout, lui non plus!

Mais, le plus important à l’issue de cette inauguration, la question à se poser, c’est : quelles retombées pour la ville ?

On a remarqué que la parade des chevaux s’est déroulée sur un quai de Gaulle dont la plupart des boutiques avaient baissé leur rideau, ainsi que les bars et restaurants (sauf deux).

Que s’est-il passé après le spectacle, une fois le vin bu et les quelques marrons avalés, pour ceux qui avaient eu la patience d’attendre ?

Eh bien, les gens sont rentrés chez eux.

Le quai de Gaulle est resté  désert.

Tout comme les rues avoisinantes, décorées, certes, mais chichement : les illuminations s’étant concentrées sur la place et une partie du front de mer…

C’était triste et sans vie. Et bien à l’image de ce qu’est devenue notre ville. 

Bandol réclame et mérite une autre dynamique.

 

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