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14 janvier 2020 2 14 /01 /janvier /2020 22:09

Comme d’habitude, sur l’estrade, le maire et 11élus de la majorité assis sur des chaises en rang d’oignons. Manquaient 3 adjoints, excusés nous dit-on.

Ils étaient partis 21 dans l’équipe, mais on en a perdu quelques-uns en route, manifestement.

En introduction, un petit film très rythmé : qu’est-ce qu’on s’amuse à Bandol ! Feux d’artifices, animations colorées, spectateurs enthousiastes (les Aoûtiennes, payées par Nice-Matin et le Casino) et même la salle Ravaisou, pleine à craquer : sans doute lors d’un vernissage, vu qu’elle est désespérément vide le reste du temps…

Même les images peuvent tromper, comme les mots…

Puis on passe aux choses sérieuses, avec le chef de cabinet en M. Loyal.

S’en suit un défilé d’adjoints, maigrement applaudis, qui vont tenter de convaincre de l’excellence de leurs actions, de leur nouveauté...

On ne ment pas forcément, mais on oublie judicieusement certains détails, on truque, on joue avec les mots…

Mme Buron  a une double casquette.

Les écoles ? Rien de bien neuf dans le domaine de la cantine ou des animations périscolaires, déjà soignées par les municipalités précédentes. Ah oui, un chocolat chaud a été offert aux enfants pour le dernier jour d’école.

La sécurité ? Attention au danger de vol, qui s’accroît avec les fêtes : sans doute quelques Pères Noël mal intentionnés. Mais la sécurité à Bandol, c’est aussi de pouvoir traverser une rue sans risquer de se faire renverser ! Pourquoi tourner en dérision l’inquiétude des piétons devant les excès de vitesse trop fréquents ?

Puis c’est au tour de Mme Nadjarian d’insister sur les subventions allouées tous les ans aux associations : 400 000 €. Non, rectifie-t-elle, 430 000.

Le problème, c’est que c’est 100 000 € de moins qu’en 2012, 2013 et 2014…Fake news ? Non : chiffres aisément vérifiables sur le site de la mairie.

Puis on passe aux cimetières. L’élue annonce la reprise de 87 concessions, laissées à l’abandon et ajoute triomphalement qu’on a ainsi récupéré un peu plus de 300 000 € en les revendant.

Considération mercantile assez glaçante et déplacée : on parle là de sépultures avec des défunts encore à l’intérieur.

M. Bertoncini intervient alors, qui a « travaillé »  2 ans pour améliorer le marché journalier et l’adapter au ressenti des commerçants (sic !), mais qui semble avoir négligé celui des consommateurs.

Vous vous demandiez où était passé votre marchand de fruits et légumes habituel qui était là depuis des années? Ne cherchez plus : notre Adjoint à l’Economie a estimé qu’il fallait supprimer un étal de légumes, et que trois étaient bien suffisants pour nous.

Il termine avec une belle envolée : « l’attractivité de notre village  est relancée. On a le soleil ; on est mieux à Bandol qu’à côté. »

Peut-être, mais c’est le marché d’à côté qui a été élu le plus beau marché de France…et c’est Bandol qui décline.

Mme Aymes en charge des affaires juridiques se réjouit que la commune ait gagné quelques procès grâce au service concerné.

Le dernier à intervenir est M. Rocheteau.

D’abord en tant que président de la SOGEBA depuis 2016, il parle des travaux réalisés sur 2 pannes, puis passe à la rénovation programmée de la capitainerie (il n’en cite pas le coût :1M €),  avec certains aménagements somptuaires : a-t-on vraiment besoin sur ce bâtiment d’une terrasse destinée aux réceptions ?

En ce qui concerne la transparence dans l’attribution des places au port, il s’y est employé dès son élection. Mais on a tout laissé en l’état, sans rectifier les passe-droits. Petit rappel : en 2014 et 2015, qui dirigeait la société ? ce sont bien deux proches de M. Joseph ?  

Le même a été chargé de parler finances, au prix d’un lourd travail, nous confie-t-il. En fait, il va reprendre ce qu’on nous serine dans presque tous les magazines municipaux : la capacité de désendettement qui, par un bond prodigieux, passe de 57 à 3 ans en 24  mois, la dette (dérisoire) qui plonge de 10 à 6 M€, classant Bandol parmi les communes les moins endettées, certes,  mais aussi, parmi celles qui ont consacré le moins d’argent aux travaux et équipements. Il suffit de voir dans quel état sont nos quartiers.

Les travaux du quai de Gaulle entièrement autofinancés ! Enfin presque : on oublie les subventions obtenues du département et de la région pour 1,1M€.

Et surtout, sans augmenter les taux de nos impôts, a retenu Var-Matin ! Rien que + 8.4 % sur la taxe d’habitation et la taxe foncière depuis 2015, les résidents secondaires ayant été particulièrement gâtés avec +20 %  de plus.Les contribuables ont été rançonnés d’1,5M€ supplémentaires par an depuis 2015 .Voilà d’où vient l’autofinancement du Quai !

Le clou de la soirée, c’est évidemment l’intervention de M. Joseph.

Honnêteté et transparence ? Retenons-en quelques phrases : « sans chercher à travestir la réalité » « langage de vérité » « je ne suis pas homme à faire des promesses qu’on ne peut pas tenir » il faut éviter « les belles paroles ».

Quand on parle vrai, on n’a pas besoin de proclamer sans arrêt sa bonne foi.

Nous avons un maire qui n’oublie pas de rappeler sans cesse qu’il travaille. Là encore dans son intervention « nous avons travaillé sérieusement » « Nous sommes au travail », « servir avec abnégation  » Sans doute pour faire oublier qu’il a choisi de poursuivre son activité professionnelle, plutôt que de se consacrer entièrement à Bandol. Il se croit même obligé de rappeler « les nombreuses visites qu’il a reçues …le mardi ». Tout un programme...

L’offre culturelle ? Parlons-en !

« Le théâtre Jules Verne retrouve le souffle qui lui manquait » se vante notre édile. Bravo ! Sauf que… sauf que c’est lui qui l’a étranglé, en supprimant toute programmation (trop cher) pendant 4 ans, jusqu’en octobre 2018 et en envoyant son directeur se mettre au vert au propre et au figuré.

Et voilà que M. Joseph met en garde contre les rumeurs et les fake news. Il est vrai qu’il en connaît un rayon.

Il a bétonné son quai ? Simple rumeur ! Hélas c’est la réalité, et pas que le quai : la place devant la mairie et la fontaine ont vu la disparition totale des espaces verts, remplacés par …du béton.

En fait M. Joseph joue sur les mots : il parle de végétation supplémentaire végétalisation, c’est-à-dire les arbres. Mais sur le sol autour des arbres, c’est bien du béton.

Parler de transparence et de gage d’éthique, sous prétexte qu’on a mis les comptes de la ville sur internet, c’est un peu court.

Le maire passe ensuite aux réalisations de son mandats, bien maigrelettes en dehors de son grand œuvre.

Parmi ses titres de gloire, retenons le parking du Capelan, réalisé « en force » en confisquant le tiers du parc public et contre l’avis de centaines Bandolais, qu’il a écarté d’un revers de main.

M. Joseph mélange allègrement les réalisations faites et à faire : l’aménagement du rond-point de l’armée d’Afrique en est encore à l’état de projet. Quant au Tennis-club, le complexe appartient à la ville et la municipalité a l’obligation de l’entretenir. Par contre, le maire ne peut revendiquer les aménagements récents, financés par l’association.

Pour finir, le maire livre sa version du feuilleton de la maison des vins, avec quelques égratignures, c'est plus fort que lui...

Les vœux à la population arrivent enfin.

On sort, et en quelques minutes, les galettes sont dévorées : soit les Bandolais étaient particulièrement affamés, soit on n’en avait pas prévu suffisamment…

 

 

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