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26 février 2020 3 26 /02 /février /2020 19:05

Voilà que la municipalité tente encore de nous persuader de sa grande générosité envers nos associations, et prétend qu’à Bandol, ce serait mieux qu’ailleurs.

Mais sur le site gouvernemental, vous ne trouverez rien dans les comptes administratifs des communes qui ressemble à ce graphique « officiel », créé de toutes pièces par notre champion de l’infox, tant le ratio n’est pas pertinent.

Il aura échappé à M. Joseph que le niveau des subventions dépend de beaucoup de facteurs, d’abord des ressources d’une commune et pas du nombre de ses habitants. Le Beausset a bien plus d’habitants, mais ses recettes sont moitié moins élevées que  les nôtres !

Pour Bandol, si au lieu de prendre la population INSEE (8200 h), on divise la subvention 2018 (426 900 €) par la population DGF (15 150 h), celle que l’Etat prend en compte  pour nous verser sa dotation et qui inclut les résidents secondaires (lesquels bénéficient aussi des activités associatives), on tombe de 50 à  28€/habitant …

Loin de ces calculs peu significatifs, ce qui nous importe, c’est de voir si la politique associative de la municipalité a été satisfaisante. Pour cela, il est plus pertinent d’examiner d’abord l’évolution des ressources consacrées à nos associations pendant le mandat de M. Joseph.  

Quel plongeon depuis 2014 !

Il apparaît, chiffres à l’appui, que nos associations ont, elles aussi, été victimes de la politique d’économies tous azimuts mise en œuvre par le maire et son équipe pour financer le Quai de Gaulle.

Le monde associatif a été privé, en moyenne depuis 2015 de 150 000 €, et ce pendant 5 ans.

Et le montant a baissé de  25 %. Quant au nombre d’associations subventionnées, il est passé de 62 à 41.

Alors que, dans le même temps, les comptes de la ville étaient largement excédentaires quant au fonctionnement : 1,6 M€ en 2015 ; 2, 7 M€ en 2016 ; 2,6 M€ en 2017 et 3,5 M€ en 2018.

La baisse commence en 2015, masquée par la subvention exceptionnelle de 100 000 € versée à une association que le maire avait chargée d’organiser les fêtes du tricentenaire.

Sur les 62 associations recevant des aides jusqu’alors, 44 voient celles-ci diminuer, et souvent fortement, voire être totalement supprimées.

M. Joseph, seul maître du budget comme il le rappelle sans arrêt aux élus, déclare qu’il entend privilégier «  le local ».

Plus un euro pour la prévention routière, l’AS police nationale, la Croix Rouge, l’association Phonambule (musique à l’hôpital pour les enfants) et aussi « Aidons un enfant ».

M. Joseph a fait son choix : mieux vaut secourir les chats bandolais nécessiteux plutôt que les enfants malades en Afrique.

A Bandol, le foyer socio-éducatif du collège Raimu se retrouve lui aussi avec 0 €. Comment une maire pourrait-il ignorer que ces ressources servent en priorité à aider les enfants à participer aux sorties scolaires lorsque leur famille a des difficultés ?

Humanitaire, humanité…Combien a-t-on économisé ? Moins de 8 000 €.

« Un cas d’école » effectivement.

Mais c’est en 2016 que M. Joseph, débarrassé des empêcheurs, peut donner libre cours à son inventivité pour financer son Grand Œuvre.

On fait table rase : plus rien pour les parents d’handicapés mentaux ni pour les

pupilles de l’Etat. moins 420 € ! Il n’y a pas de petites économies…

On réunit les dirigeants associatifs et on leur explique que s’ils veulent recevoir des aides, c’est à eux de créer des animations – à la place de la municipalité, qui entend dépenser le moins possible en ce domaine– Economie, économie…

Tant pis pour les associations qui œuvrent au quotidien en préservant les liens sociaux, mais qui peuvent difficilement faire danser leurs adhérents en petit tutu !

La bonne association, selon M. Joseph, c’est celle « qui ne demande pas de subvention  et qui cherche à équilibrer ses dépenses par les actions qu’elle mène. »

Autrement dit, comme nous l’a conseillé une élue, en augmentant les cotisations de ses adhérents. Vaste programme, en ces temps de difficultés économiques qui touchent la population.…

Mais le plus grave, c’est l’arbre qui cache la forêt, à savoir la répartition des subsides.

En 2018 :

  • 95 000 € ont été versés à des associations « évènementielles » au nombre de 6 qui sont intervenues un ou plusieurs jours sur la commune pour organiser un événement  important.
  • 7 associations sportives (sauf une) n’ont pas subi de diminution et se sont partagé 240 000 €

Combien reste-t-il pour les 28 autres ? 91 900€ . Elles ont perdu 51 500 € par rapport à 2014.

Les associations culturelle, entre autres, ont été plutôt mal traitées, certaines voyant leur subvention réduite des 2/3, une autre de 90% !

A cela s’ajoute une certaine opacité – ou plutôt une opacité certaine– sur les critères qui président à la répartition de ces subventions. Le nombre d’adhérents ? Il est évident qu’il n’est pas pris en compte. La qualité des prestations ? La notoriété ? Les réussites dans les compétitions ? Mystère…

Il s’agit là d’un état des lieux précis et il est flagrant que la supposée générosité de la municipalité sortante a laissé sur le bas-côté  bon nombre d’associations, victimes d’une vision financière étriquée qui, contrairement à ce qu’on nous rabâche à longueur de bulletin municipaux, s’est révélée nuisible aux Bandolais.

Quel abîme entre les paroles de nos élus et  la « vérité du terrain » si chère à M. Joseph. 

Précisons que les chiffres ont été tirés des documents consultables sur le site de la mairie et sur celui du gouvernement (les comptes des communes)

 

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