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14 février 2020 5 14 /02 /février /2020 23:09

     Dès 2014, M. Joseph a fait le choix, malgré ses engagements,  de conserver toute son activité professionnelle, au lieu de se consacrer entièrement et uniquement à sa fonction, comme il le prétendait.

Lors de l’élection de 2015, l’électeur a eu droit à une formule ambigüe qui pouvait laisser croire que nous aurions enfin un maire à plein temps. Il n’en n’a rien été.

Et voilà  qu’apparemment pour les 6 ans à venir, s’il est réélu, M. Joseph va récidiver. Mais est-ce bien «  la  continuité dont Bandol a besoin », pour reprendre ses mots ?

Ce dont a besoin une commune qui compte 240 fonctionnaires, ce n’est pas de mots pompeux et sans grande signification –  « servir avec abnégation, modestie, humilité etc…» c’est de la présence assidue d’un maire. Mais M. Joseph  s’est enfermé dans sa tour avec deux ou trois services, loin des autres employés qui, eux, travaillent dans le nouvel hôtel de ville, jugé peu digne de le recevoir. Passons sur les frais occasionnés par son installation dans l’ancienne mairie…

La raison invoquée à l’époque pour se justifier valait son pesant d’or : « Pour être au contact de la population, avait-il plaidé ! »

Mais pour rencontrer les Bandolais, point n’est besoin d’un cabinet médical. Il suffit de parcourir la ville, et pas seulement entre l’avenue du 11 novembre et la mairie. Il suffit d’être disponible, attentif et surtout à l’écoute.

Et pas seulement de leur consacrer 2 heures par semaine, et encore faut-il être là, et à l’heure, car si l’exactitude est la politesse des rois, en la matière ce n’est pas celle du maire….

Quant aux quartiers, il aura fallu attendre presque 4 années de mandat pour que M. Joseph s’aperçoive de leur existence et daigne s’y déplacer… et pour quels résultats !

Mais ce refus du maire de se consacrer entièrement à sa charge a eu d’autres incidences graves pour la commune.

D’abord en matière de management, avec entre autres, une certaine confusion entre le rôle des élus et celui des agents : force est de constater qu’un lourd malaise –et c’est peu dire – règne chez nos fonctionnaires, préjudiciable à la bonne marche de la commune.

Ensuite, on ne peut que s’interroger sur l’absence de travail préparatoire des conseils municipaux avec des bourdes énormes, comme l’oubli du remboursement du CLTR en 2014, le refus de voter le compte administratif de son prédécesseur  et l'impossibilité de reprendre son excédent...

On ne compte plus le nombre de délibérations rapportées par suite « d’erreurs matérielles » et qui doivent être revotées (3 sur injonction du préfet en 2014) !

Ajoutez à cela le peu d’attention d’un maire qui se trompe dans les N° des délibérations, qui veut faire voter ce qui ne peut pas l’être etc…

Conséquences  financières enfin. En décembre 2014 M. Joseph a recruté un chef de cabinet  « pour lui tenir son agenda, préparer les dossiers, lui mâcher le travail (sic) et se tenir à l’écoute de la population », parce que lui n’avait pas le temps, a-t-il déclaré lors du conseil municipal du14 avril 2015.

Et cette embauche est intervenue dans un contexte d’économies drastiques –culture, jeunesse et sports, subventions aux associations – et tenez-vous bien, de réduction des effectifs !

Son coût annuel pour 2015 ? 62 000 € par an, a-t-il indiqué sur son blog.

Mais après l’élection de décembre 2015, le maire en recrute un autre pour la nouvelle mandature, toujours à nos frais, dont il n’a jamais révélé les émoluments.

Mais comme M. Joseph met aimablement à notre disposition les comptes administratifs de la ville, il est intéressant d’examiner l’évolution du poste 64131 qui inclut le salaire de cette personne :

en 2015,  24 non titulaires permanents – coût : 787 114 €  

en 2016,  23 non titulaires permanents – coût : 931 770 €   

en 2017,  22 non titulaires permanents – coût : 885 738 €

en 2018,  20 non titulaires permanents ­– coût : 875 097 €

De quoi s’interroger…Même en prenant l’hypothèse la plus basse des émoluments d’un collaborateur de cabinet,  à savoir 62 000 € par an pendant 5 ans, on arrive à la somme conséquente de 310 000 €, sans commune mesure avec l’achat de bons d’essence et l’utilisation d’un véhicule de fonction que le maire se permet de reprocher à ses prédécesseurs. Sans compter le parking qu’il prétend payer et dont il parle tous les ans depuis 2014, alors que tout Bandol sait qu’il a sa place réservée près de la mairie !

Que M. Joseph cesse de se poser en parangon de vertu et nous épargne « ces phrases qui sonnent tellement bien, mais qui ne résistent que quelques instants à une analyse sérieuse » pour reprendre ses propres mots, tant elles sont éloignées de la réalité.

Notre ville mérite un maire qui ne fasse pas semblant de s’investir…

 

 

        

 

 

 

 

 

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