Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
12 mars 2020 4 12 /03 /mars /2020 14:27

    Redressement ! M. Joseph ne parle que de redressement, alors que c’est plutôt de dépérissement qu’il s’agit et dont il est largement responsable.

Il parle d’améliorer encore notre qualité de vie ? C’est lui qui l’a laissée se dégrader…

Nous qui vivons dans des quartiers laissés pour compte, nous qui fréquentons un centre-ville qui se vide de ses commerces, nous constatons que Bandol s’enfonce dans un déclin que ne saurait masquer une seule réalisation spectaculaire qui a mobilisé toutes les ressources de la commune, le fameux quai, (qui n’a d’ailleurs été refait que pour assurer sa réélection), ni ses projets aberrants – lesquels ne concernent, notons-le, que le front de mer – tant ils sont éloignés des préoccupations quotidiennes des Bandolais.

S’occuper de la vitrine, pourquoi pas ? Mais y consacrer tout l’argent amassé grâce à des restrictions continuelles qui ont touché la culture, les animations, les associations, l’entretien de la voirie, des espaces verts en rognant sur l’équipement, c’est inacceptable.

On voit le résultat !

De plus, une vitrine, c’est fait pour attirer, mais que trouve-t-on à l’intérieur ?

Il suffit de faire quelques mètres et l’on est dans un autre monde : le centre ancien est à l’abandon. Levez la tête : rue de la République, des poubelles,des amas de fils électriques tordus, disgracieux courent le long des façades, ornées de tuyaux, d’appareils de climatisations du plus bel effet. Qui aurait envie de flâner dans les ruelles grises aux façades abimées, voire lépreuses ? Et ce ne sont pas quelques pots en plastique qui vont les embellir…

De plus, quand on entreprend enfin quelques travaux, c’est au coup par coup, sans réflexion : si l’on veut rénover les façades, enfouir les lignes, on ne commence pas par paver les rues…

Une sérieuse réhabilitation s’impose pour que le cœur de ville retrouve son attractivité. Et c’est vital pour Bandol !

Car le commerce pâtit fortement de cet abandon : des boutiques sont fermées depuis des années et ne trouvent pas preneurs. Nous avions trois boucheries. Fermées !  Fermée aussi la boulangerie de la rue Voltaire. On constate également un turn-over inquiétant des commerces, car ils ne tiennent que quelques mois et mettent la clé sous la porte. Sans que cela émeuve le moins du monde le maire et ses élus…

Allons-nous ressembler à ces petites villes qui dépérissent et perdent peu à peu leurs commerces, leurs habitants ? Bandol va-t-elle se réveiller seulement le week-end et pendant les vacances ? On en prend, hélas, le chemin.

Nous payons très cher l’incompétence de M. Joseph, incapable de gérer une collectivité et de rechercher des financements qui existent, comme nous le montrent la rénovation du centre ancien de la Cadière et les travaux réalisés dans les autres communes. Encore fallait-il présenter des dossiers, ce que le maire n’a jamais fait.

Notre gare aussi est en sursis, menacée de fermeture depuis des mois : les  trains s’arrêteront toujours, mais le bâtiment restera clos et les guichets avec. Que fait le maire ? Est-il seulement au courant ?

Nous apprenons d’ailleurs par la presse locale que M. Joseph a refusé que Bandol devienne le terminus de la ligne RER à cadence rapide projetée…le journal ajoute même qu’il ne s’est jamais déplacé pour assister aux réunions de concertation. Pour économiser son essence ?

Mais les grands délaissés pendant toute la mandature, ce sont nos quartiers : trottoirs affaissés – quand ils existent– inadaptés aux personnes handicapées, voirie dans un état lamentable, espaces verts où prolifèrent les herbes folles. Quasiment rien n’a été fait pour l’assainissement, le pluvial.

Au rythme actuel des réalisations, il faudra quelques siècles, car le maire a trompé sciemment les Bandolais grâce au journal municipal, où l’on vous annonce pêlemêle des travaux dérisoires (création de 2 places de parking  en 3 coups de peinture sur un trottoir !) et dont beaucoup, en particulier ceux qui concernent  quartiers, n’ont pas été réalisés. Quid des travaux bd de Lorette/bd de la Peyrière, lesquels sont séparés de 200m…plus récemment, étaient prévus  en 2019 : réfection de la rue Didier Daurat ? Pas faite ! Ravalement de la façade de l’église ? Pas fait…

Et le meilleur !

Dans le magazine N° 4, on nous annonce «  un plan d’investissement ambitieux » de 4,8 M € inscrit au budget prévisionnel 2016. Travaux de réfection de voirie, des bâtiments pour « initier un programme méthodique d’investissements structurants pour la ville ». Parfait !

Mais lorsqu’on examine le Compte Administratif 2016, on s’aperçoit qu’en réalité *on a seulement dépensé 1, 3 M € ! S’il est courant de gonfler un peu les coûts prévisionnels, là, l’écart est trop grand !

Rebelote en 2018 : on annonce des dépenses d’équipement pour 3,7 M€ , mais on ne dépensera que 1, 9 M€, l’argent étant mis de côté pour le quai de Gaulle.

Une preuve irréfutable : le ratio dépenses d’équipement /habitant est très faible pour Bandol par rapport aux communes de la strate ( du même nombre d’habitants)

en 2016 : on a dépensé 94 € par habitant à Bandol, contre 366 € en moyenne dans les autres communes; en 2017 : 170 € contre 370 €  ; 2018 : 138 € contre 273 €.

Il s’agit là d’un choix délibéré de la part du maire : tout en se présentant comme un sauveur, sacrifier la ville dans ses composantes les plus fondamentales au profit de son avenir politique.

 

*Vous pouvez retrouver tous les éléments chiffrés sur le site de la mairie, Budgets et Comptes administratifs de la ville ( M14) 

-au début sur la page comprenant tous les ratios comparatifs avec les autres communes ( à étudier avec intérêt en ce qui concerne la dette…)

-Dans comptes et budgets dans investissement, chapitre 21 « immobilisations corporelles » et chapitre 23 « immobilisations en cours »   

 

 

 

Partager cet article

Repost0

commentaires