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19 juin 2020 5 19 /06 /juin /2020 20:53

Un programme est censé présenter des projets qui visent à valoriser la commune et améliorer la vie des habitants Il devrait être le fruit de concertations, d’écoute…   

Or  les projets phares présentés par notre édile semblent sortis soudainement du chapeau et, il faut l’avouer, de quelque  cervelle embrumée, au vu de leurs nombreuses incohérences.

On a peine à croire que la population ait un besoin criant de ce qui nous est présenté, ni que cela réponde à ses préoccupations quotidiennes. De quoi laisser hilares ou atterrés nombre de Bandolais selon leur degré d’optimisme…

On a peine à croire que le premier magistrat et, en tant que tel, garant du respect de la loi, puisse ignorer que ce qu’il projette enfreint les règles d’urbanisme de la commune, qui ont été édictées pour sauvegarder son environnement, et en particulier ce qui fait sa richesse, à savoir son littoral, que lui prétend protéger !

On a trouvé un moyen de dissimuler ces atteintes graves à l’environnement : on élève des constructions en béton et à côté, on crée un parc, on sème des parterres fleuris…

Le stade Deferrari et ses parkings : une vision du passé…

Cela fait déjà une bonne vingtaine d’année que les communes maritimes se sont rendu compte qu’il fallait éviter à tout prix d’édifier de grands parkings au bord de mer, ce qu’elles avaient fait dans un premier temps, perdant une partie de ce qui représentait leur atout.

Mais M. Joseph est loin d’en avoir tiré les leçons. Poursuivre le saccage du littoral, comme au Capelan, semble être une fâcheuse habitude.

« L’espace autour sur stade est un des plus beaux panoramas de Bandol »  écrit-il ! Babylone avait ses jardins suspendus, l’une des merveilles de l’antiquité, Bandol aura son stade du même nom juché sur une plate-forme de béton à 3 m de hauteur minimum, sans compter les gradins qui sont censés, rappelons-le, surplomber le terrain …et 400 places de parking au-dessous, enfin, après la nécessaire mise hors l’eau…Le tout payé par les Bandolais, car la gratuité annoncée par le maire et saluée avec enthousiasme par la salle lors de son meeting  à St-Cyr concerne …le parking voisin de 330 places confié à la Sogeba. 

Mais pour les usagers du stade, sportifs et membres des associations, pour les baigneurs, plus de parking gratuit.

Méfiez-vous des belles illustrations, surtout vues du ciel, et bien vertes, comme la pelouse du stade…l’être humain, lui, comme son nom l’indique, se déplace sur le sol…

Qu’auront les promeneurs devant eux ? Que verront-ils ? Pas le gazon, mais bien un beau mur de béton en perspective…

Construire là 730 places de stationnement, voilà qui permettra de «  Réduire l’impact de l’automobile en ville », voilà « l’action concrète et efficace » prônée par M. Joseph page 13! Rappelons au passage les 160 places gelées, si l’on ose dire, depuis bientôt 2 ans et demi au parking du 11 novembre.

Quant à la visite vidéo autour du stade, elle nous montre surtout un quai et des espaces fortement dégradés, faute d’entretien. Au fait, qui était maire depuis 6 ans ?

Le Pôle nautique, autre bâtiment d’une surface très importante, qui masquera la mer pour les promeneurs de la corniche Bonaparte, pose problème lui aussi . Plus de quai, mais des boutiques et 330 places de parking, dans quel ordre, on ne sait : voitures à l’étage  et combien de niveaux ? On nous annonce R + 1, c’est-à-dire 7 m de haut.

 Mais le PLU l’interdit. Comment le maire pourrait-il l’ignorer ? Va-t-il passer outre comme il l’a déjà fait  au Capelan ? Ou tout simplement changer le règlement, car il annonce une révision du PLU…

 Cet édifice construit par la SOGEBA avec l’argent des plaisanciers et exploité par elle serait édifié à la place du quai et du  parking du stade (135 places), parking construit par la ville, appartenant à la commune, et qui nous rapporte de l’argent.

Pour le reste, l’espace où l’on se propose de construire des bars et des avant-boîtes  (voilà ce que notre ville a à offrir à sa jeunesse !) relèverait en partie du domaine maritime et reçoit des embruns à la moindre largade…

Encore du béton…

On ne s’étonnera guère que M. Joseph envisage de poursuivre la bétonisation du front de mer : après l’allée Jean Moulin et l’ex place de l’Europe, la place autour de la fontaine, voilà qu’il va s’attaquer aux allées Vivien en détournant la rue « ce qui évitera (aux serveurs de 3 établissements ? NDL) d’avoir à traverser la route pour accéder aux terrasses », quelles terrasses ? Ce sont des kiosques à sandwichs !!! Vision pour le moins curieuse de l’intérêt général… !

Léger problème au demeurant, car au vu la configuration des lieux, les allées nouvelle version entameront la place Suquet, l’espace des jeux et la moitié de l’office du tourisme. Sans compter le pin plus que centenaire qu’il faudra couper, et  quid du kiosque à musique ?

Ah ! Une mairie verte !

Vite, une petite touche écolo ! Dans un premier temps, une piste cyclable qui devait passer  sur le port – quid du marché du mardi, du Printemps des Potiers (gare à la casse !) de tous les salons et expositions diverses ?– piste qui traverserait l’entrée et la sortie du parking central, celles du Casino et … après, on ne sait pas, peut-être  sur l’eau, vu l’espace exigu de la promenade jusqu’au grand Vallat.

Mais on a vu plus  grand : une boucle de 10 km autour de la ville, très belle sur le plan, mais qui empruntera des voies étroites à sens unique : la traverse de la tuilerie pour déboucher sur la rue des écoles, puis l’avenue Leclerc avec un seul trottoir, sans trottoir du tout ( avenue  Foch) l’avenue Albert 1er… Est-il sûr que nos édiles connaissent Bandol ?

C’est franchement se moquer du monde. Sans compter le danger de couper des axes à grosse circulation comme le bd de Marseille et l’avenue de la Libération

Plus inquiétante, l’idée d’installer des jardins collectifs  sur le terrain des Grands Ponts, dans un champ d’inondation ! Et aussi des parking dans le périmètre de protection de la nappe phréatique qui alimente le puits de Bourgarel – lequel fournit gratuitement le 1/3 de l’eau de la commune…De quoi polluer notre eau de façon irréversible, car qui pourra contrôler des dizaines de jardiniers et leur arrosoir ?

Voilà qui s’appelle vraiment se soucier de l’intérêt général.

 

 

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