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25 juillet 2020 6 25 /07 /juillet /2020 19:38

M. Joseph est revenu après le vote du budget. On  vote les 3 comptes administratifs des budgets annexes,(port, parkings  et chambre funéraire)  on affecte quelques excédents, et on passe à la délibération N°13 : Budget primitif de la ville, c’est-à-dire, prévisionnel, dont on imagine l’importance, puisqu’il va fixer les orientations budgétaires de la ville pour cette année déjà bien entamée..

 « Un budget de crise  et de combat » ( ?)

Ainsi qualifié par M. Joseph…Son but, dit-il, c’est protéger le contribuable, son pouvoir d’achat  conformément à ses promesses de campagne, selon 3 axes.

–Pas d’augmentation d’impôts (du moins pour ceux qui en paient) cette année. Plus tard, en 2021, on verra…   

–Un emprunt de 2M€,  pour racheter le bail emphytéotique de la Maison des vins à la SOGEBA et soudain par magie, l’emprunt  n’est plus malsain,…en tout cas, voilà qui va gonfler l’investissement !

–Des baisses de charges du personnel.

–Et un budget animation qui dépasserait les 500 000 €, dont on se demande bien où ils se nichent, le budget prévoyant 199 000 € pour les « Fêtes et Cérémonies ».

Peut-être s’agit-il du coût de la com dynamique qu’on nous a promise, plus le salaire du  « community manager » récemment embauché …

Combien nous a coûté la crise ?

En fait, M. Joseph a déjà chiffré le coût de la crise sanitaire pour la commune. Il estime les « économies » réalisées par la ville, du fait de l’arrêt des activités (crèches, écoles, animations supprimées etc…) à environ 900 000€.

Ensuite, il a  évalué les dépenses et surtout les pertes de recettes dues à la crise, (- 1,5 M€ ?) celles qu’il a calculées avec précision, considérables (exonérations pour une partie des commerçants) ; pour d’autres, il s’agit prévisions contestables, car bien pessimistes.

Un exemple flagrant : la recette «  droits de mutation » prévue à hauteur de 1,3M€, l’an dernier a en réalité rapporté 1,926 M. Et  le maire l’estime à 629 000 € pour 2020, ce qui implique sur une baisse fortement exagérée. Idem pour le produit des jeux du Casino qui diminueraient presque de moitié.

Les manques à gagner concernent le chapitre 70 « produits, services et ventes div. » – 250 000€  entre autres les droits de place (offerts), l’occupation du domaine public.

En fait, la perte la plus importante concerne le chapitre 73 « impôts et taxes » : -1,7 M€.   Pas de fausse joie : le contribuable n’aura aucun dégrèvement particulier.

Le poste 7336 « autres taxes » passent de 1,034 M€ à 300 000 € soit une baisse de 700 000 €.

Car, par la décision N°20 du 17 juin 2020 – 10 jours avant le second tour des élections – M. Joseph a exonéré de redevance d’occupation pour toute l’année les terrasses non couvertes des zones 1 à 4 de la ville, ce qui concernait bars et restaurants.

Ensuite, au lendemain des élections, par une cinquantaine d’arrêtés, il a étendu cette exonération aux « terrasses couvertes et fermées » de tous les commerçants du quai de Gaulle, boutiques comprises. Avec toujours comme motif la crise du COVID.

On cherche la cohérence dans cette démarche : pourquoi limiter cette extension au seul quai de Gaulle ? Les autres commerçants ont également souffert de la crise. Et s’il s’agissait de compenser les pertes dues aux travaux du quai, c’est en 2019 qu’il fallait le faire. Pourquoi avoir attendu la période électorale ?

Quelques projets

On a prévu la révision du PLU (encore une), puis des travaux, (rénovation du centre ancien, de la voirie, façade de l’église (déjà programmée pour 2018 !)…Mais M. Chorel avertit qu’il ne reste que 4 mois pour les réaliser.  Il enchaîne sur les futurs travaux du port. Quant à réouverture du parking du 11 novembre,  ce n’est pas pour demain, ni pour après-demain...

Le point de vue de l’opposition

Intervention de Marc Bayle qui souligne que le BP est l’acte fort d’une collectivité. L’élu rappelle que la campagne électorale est terminée. Ses interventions seront centrées sur les politiques, sans jamais dévaloriser les personnes.

Il va exprimer, dit-il, des divergences de fond.

Il souligne d’abord le manque de lisibilité de la politique menée, sa trajectoire : quelles priorités pour l’avenir ? Il rappelle l’absence d’éléments prévisionnels dans le DOB.

Les investissements stagnent, la masse salariale est contrainte, l’entretien de la voirie est à la baisse, sans doute, ironise-t-il, parce qu’elle est en excellent état.

Les économies prévus peuvent laisser perplexe : comment diminuer de 100 000 € les frais de nettoyage des locaux ? Comment baisser une rémunération des titulaires de 6,010 M € à seulement 4, 693M ?

En fait, la ligne budgétaire est la même depuis des années : raboter au maximum pour réaliser de « grands projets »

Et le maire renchérit : mais oui, c’est un projet de continuité, un projet de mairie, mais rien n’a été encore chiffré ! On n’en croit pas nos oreilles ! M. Joseph a osé se faire élire sur des projets dont il ignorait totalement le coût la collectivité ?

A quelle gestion s’attendait-on ? On va continuer à rogner sur tout pour amasser  de quoi bétonner le bord de mer qui fait face à Bendor.

M. Bayle attire l’attention sur l’emploi des jeunes et Mme Guérel renchérit : ils sont la priorité du gouvernement dont elle rappelle quelques mesures.

Intervention de M. Rocheteau qui se plaint : il aurait été insulté par des amis de M. Bayle !

Il y a de quoi rire !

M. Minot s’inquiète de son amnésie : « Vous avez peut-être oublié certains propos de vos colistiers »

Marc Bayle trouve ce propos hors sujet. Mais pas du tout, selon M. Joseph, il  faut mettre fin à des dérapages possible. Vraiment ? Le maire lit-il son propre compte facebook ? Et les commentaires de ses soutiens ? De belles captures d’écran en perspective et combien éloquentes…

 On passe au vote, et sans surprise, l’opposition se prononce contre ce budget.

Haro sur les associations !

Après les promesses de campagne, la réalité:une baisse des subventions de150 000€,

sous le prétexte fantaisiste qu’elles auraient reçu des aides de l’Etat (chômage partiel).

M. Minot condamne les coupes sombres auxquelles elles sont soumises depuis 2014 de 550 000€ à 400 000 et maintenant 250 000 € ?

Il s’interroge sur la politique associative menée par la municipalité, sur sa visibilité, sur l’absence de perspectives budgétaire. Quelle place pour les associations dans la cité ? Des conventions pluriannuelles seraient préférables, de même qu’un partenariat pour définir les critères d’attributions : nombre d’adhérents, efficience sociétale, culturelle, sociale.

Il est vrai qu’on en aurait bien besoin.

Les premières subventions tombent avec des baisses importantes, un vrai jeu de massacre : cf le tableau ci-joint.

 

Mme Nadjarian justifie les baisses. Elle demande aux associations d’aller chercher des subventions ailleurs ! Pourquoi demander toujours à Bandol ? Pourquoi pas à la Région, au Département ?

Pourquoi ? Ce n’est ni par paresse, ni par incapacité, comme on le sous-entend ! Il semblerait que l’adjointe dont c’est la délégation depuis 6 ans ignore tout des critères d’attribution des collectivités.

La Région ne finance pas le fonctionnement des associations. Elle ne soutient que les événements de portée régionale. De même, le département finance les associations dont les actions dépassent le champ de la commune. Il est évident que celles qui ne répondent pas à ces critères – et c’est la majorité à Bandol– ne peuvent se tourner que vers la commune.

Et quand on voit comment cette municipalité les traite…

Rappelons qu’elles sont des structures à but non lucratif, dirigées par des bénévoles.

Rares sont celles qui ont des emplois permanents et susceptibles de leur avoir apporté des aides de l’Etat.

Quant à l’Université du Temps Libre, elle a donné 11 conférences gratuites cette année, seules les 3 dernières ont été annulées, la salle Pagnol étant fermée à cause du virus.

M. Chorel se distingue lui aussi par un discours tout aussi peu amène : les comptes des associations seraient bien garnis et la municipalité n’a pas vocation à les engraisser…

Là aussi, quelle méconnaissance de leur fonctionnement ! Une association bien gérée se doit d’avoir de quoi assurer son fonctionnement et sa pérennité.

Ses ressources sont aléatoires, dépendant chaque année du bon (ou mauvais) vouloir des élus, et du nombre de ses adhérents. Et si elle a des salariés, rappelons que les subventions de l’année lui sont rarement versées avant le mois de juin…

M. Minot n’est guère convaincu par les interventions des deux adjoints; il souligne la faiblesse de ce qui est alloué aux associations culturelles.

La réponse du maire vaut son pesant d’or : il adore la culture. La preuve, il dispense du droit de place l’organisation des soirées littéraires (1 table et quelques chaises place des libérateurs africains …

D’ailleurs, ne va-ton pas allouer 14 000€ pour la rénovation d’un tableau en triste état retrouvé dans un grenier à l’église ? Au fait, l’a-t-on fait expertiser ?

Nous terminerons avec le vote des indemnités des élus pour lequel l’opposition s’abstiendra.

 

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