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21 juillet 2020 2 21 /07 /juillet /2020 19:07

Ce conseil du 17 juillet présentait 3 points importants : le vote du compte administratif 2019, le budget primitif 2020, et ses conséquences immédiates sur la gestion communale, entre autres sur les subventions de nos associations. En bref, une « continuité» inquiétante…

Nous traiterons d’abord le 1er point d’un conseil qui aura duré jusqu’à 21 heures ! 

Histoire de remettre les pendules à l'heure…

On fait l’appel : quelques élus absents et représentés, 5 dans la majorité et un pour l’opposition. Un maigre public, qui a bravé le froid généré par la climatisation…

M. Joseph prévient qu’il n’est pas prévu que les élèves, pardon, que les  élus se déplacent : ils doivent lui demander l’autorisation, que bien sûr, il leur accordera. De même, c’est lui qui donne (ou non) la parole. Petit problème qui a échappé à notre édile : dans cette salle, pas de  petite lumière rouge au micro de l’élu, pour indiquer sa demande.

On va constater, tout au long du conseil, que le format de présentation prévu par la loi pour les budgets n’est pas respecté.

Délibération N°1, le Compte de Gestion, qu’on va faire présenter par le contrôleur du même nom.

Lors des conseils des 10 années précédentes les maires présentaient eux-mêmes le compte de gestion, indiquaient sa conformité avec compte administratif et le faisaient approuver. Le tout était plié en quelques minutes.

Or M. Joseph a invité une première fois le contrôleur des finances publiques en 2018, puis en 2019, lequel a formulé une appréciation très positive sur sa gestion comptable, appréciation qu’il s’est empressé de publier dans tous ses tracts électoraux…ce qui n'aura pas été sans conséquence.

Question posée : « le contrôleur de gestion est-il habilité à présenter le compte de gestion ? »

Selon nos informations, la réponse est : non ! C’est au maire de le faire.

Le fonctionnaire peut assister au conseil, mais uniquement pour répondre à des questions techniques. Il n’a ni à présenter, et encore moins à  commenter ni à se prononcer sur la qualité de la gestion communale, comme le fera remarquer Marc Bayle.

Dès l’entrée, nous sommes dans l’anomalie, et vraisemblablement dans l’illégalité.

On nous précise que le compte de gestion ressemble à celui des entreprises : bilan avec actif, passif ; on projette un texte et des graphiques, illisibles, même pour le public des 1ers rangs.

La CAF baisse, le fond de roulement aussi – normal, puisqu’on y a puisé plutôt que d’emprunter– mais demeure à un bon niveau, avec 111 jours de fonctionnement…

M. Joseph s’autofélicite des résultats, « Moi, personnellement, je … ». Il trouve sa gestion excellente,  les ratios sont bons, et il indique que l’investissement s’est accru en fin de mandature. Evidemment, puisque l’argent avait été mis de côté pour financer le quai de Gaulle.

Marc Bayle intervient plusieurs fois sur les ratios et la strate qui sert de comparaison.  M. Joseph, agacé, lui demande de « réfléchir un peu », ce qui lui vaut une réponse ironique de l’intéressé « Ҫa m’arrive… ».

On passe enfin à l’examen du Compte Administratif 2019 de la ville.

La 1ère adjointe prend la parole, puisque le maire n’est pas censé intervenir, même s’il peut assister au débat.

Elle affirme que dès 2014, il s’agissait de réduire la dette et de préparer la réhabilitation du quai de Gaulle. Sauf qu’il n’en a jamais été question au début du mandat. Peut-être cette aimable personne devrait-elle se renseigner. Quant à la hausse des  impôts qui aurait été assumée (sic), c’est une douce plaisanterie.Elle énumère les points forts des 6 ans écoulés, les services rendus aux Bandolais, qu’elle a soigneusement notés et dont on nous rebat  les oreilles : le partenariat avec le FRAC, qui a transformé la salle Ravaisou en désert, la programmation et les travaux ( ?) de la salle Jules Verne, sans oublier l’exploit de la mandature : 4 années sans augmentation d’impôts !

La directrice des services financiers entre alors en scène.

Or, selon l’article 107 de la loi NOTRe :

 « Dans les communes et leurs établissements publics, une présentation brève et synthétique retraçant les informations financières essentielles doit être annexée au budget primitif et au compte administratif afin de permettre aux citoyens d’en saisir les enjeux. »

Ce que nous aurons ne sera, hélas, ni bref, ni synthétique…

Vont déferler sur l’écran des vagues de textes, des graphiques, des courbes, et encore des rétrospectives dont certaines remontent à 2008, 2013, des camemberts coloriés etc…impossibles à interpréter car les chiffres et les indications donnés sont minuscules et flous et renvoient à des numéros.

Pour faire simple, en  2019, le report des excédents réalisés depuis 2015 s’élève en cumulé à 6,515M € pour le fonctionnement, et à 811 000€ pour l’investissement. En grande partie grâce à l’augmentation de nos impôts ( + 1,5M pendant 5 ans), à des économies drastiques qui ont touché tous les postes et à la faiblesse des investissements pendant la mandature, avec les conséquences néfastes que nous avons constatées pour Bandol et les Bandolais.

Cet argent aura permis de payer en partie (5,68M€) les travaux du Quai de Gaulle, destinés à assurer en prime la réélection du maire, le reste étant imputé sur 2020.

Le budget 2019 dégage encore un excédent d’un peu plus de 2 M €.

Un inventaire impitoyable !

Puis la fonctionnaire, au lieu de synthétiser, se lance alors pendant  3/4 d’heure dans une énumération hallucinante de tout ce qui a été fait dans des structures, qui existent depuis 20 ans à Bandol: jeunesse, centre aéré, méridienne, crèche etc… Rien ne nous sera épargné : les crêpes, la visite d’un zoo, d’une chèvrerie, les lectures, les nichoirs, la lecture à la lampe de poche etc, etc…idem pour les travaux, murs, clôtures, poteaux…

Hors sujet ! C’est franchement se moquer du monde. Le public est accablé !

Mais que ne ferait-on pas pour noyer le poisson  et dissimuler les points noirs – pauvreté des animations, centre et quartiers délaissés, travaux en berne, baisse des subventions associatives – que nous avons dénoncés.

Avant de passer au vote, Marc Bayle intervient pour souligner certains points positifs : le faible endettement de la commune, et son potentiel financier favorable. Mais tout a été concentré sur la réalisation du quai de Gaulle ; de plus, on aurait pu envisager un plus grand recours à l’emprunt. Il ne peut donc partager ce compte administratif.

Intervention de M. Rocheteau qui, comme d’habitude fait l’éloge du maire.

 Celui-ci renchérit et précise qu’il aurait fait 13 ou 14 demandes de subvention pour le Quai de Gaulle. Sans doute avons-nous mal entendu… 

On passe au vote, et l’opposition se prononce contre, comme annoncé.

Ce qui semble avoir échappé au chroniqueur habituel…

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