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15 juillet 2020 3 15 /07 /juillet /2020 11:54

Le conseil municipal comportait 37 délibérations.

Après lecture des contentieux, dont celui qui oppose la commune à Sud Ste Baume, celui concernant le fameux mur qui défigure le bord de mer, et le référé contre 3 arrêtés du maire, jugés liberticides par des plaignants, on passe aux délibérations.

Les 1ères comportent les délégations accordées au maire, comme c’est l’usage.

Ensuite on aborde la formation des commissions municipales.

Le maire en précise la composition : un président de droit (le maire), un vice-président et des conseillers, issus de la  majorité et de l’opposition proportionnellement aux suffrages obtenus à l’élection, selon la loi.

Majorité et opposition choisissent titulaires et remplaçants.  M. Joseph se rappelle alors une promesse de campagne : le poste de vice-président sera confié à un membre de l’opposition.

Sitôt dit, sitôt fait, surtout que cela ne mange pas de pain, la décision revenant toujours à la majorité.

Ainsi a-t-on l’air de promouvoir le  « rassemblement », être le maire de tous etc, etc…  Las, cet  « esprit  d’ouverture »  va vite montrer ses limites.

Il s’agit de désigner les membres du conseil municipal qui représenteront la commune au conseil d’administration de la  SOGEBA.

M. Joseph lit la liste des huit élus qu’il a choisis, dont lui-même.

Surprise ! Il en manque un .Pas de place pour l’opposition.  Marc Bayle interroge.

Le maire justifie sa décision au prétexte de contentieux concernant 2 membres de l’équipe de Bandol ambition. L’élu s’étonne de cette mise en cause publique et rappelle au maire ses promesses de veiller au maintien d’un climat apaisé. De plus, M. Joseph ignorait quelle serait la personne proposée parmi les 7 opposants.

Le maire prétend alors que cet organisme ne serait pas directement lié à la commune ! C’est une plaisanterie. M. Bayle n’a aucun mal à démontrer le contraire.

De  2014 à 2020,  le conseil d’administration de la SOGEBA comportait bien un membre de l’opposition sur les 9 élus. Et rien ne s’y oppose dans les statuts.

On a compris : il s’agit là d’une chasse soigneusement gardée, où l’on veut rester « entre soi ». De quoi le maire aurait-il peur ? Adieu la transparence et les engagements de la Charte éthique (p.20): ils n’auront pas duré longtemps.

Cette exclusion est d’une extrême maladresse, surtout au regard des turbulences qui ont agité et agitent cet organisme. On voudrait susciter suspicion  et questionnements qu’on ne s’y prendrait pas autrement.

Il est regrettable que l’ensemble de la population ne soit pas représenté dans cette structure  qui gère le port.

 L’opposition votera contre.

Le conseil se poursuit avec la désignation des conseillers  aux différents conseils d’administration (CCAS, Régie des parkings, Collège Raimu) à la caisse des écoles etc…

Mais ça coince quand on aborde l’office du Tourisme, dont les statuts seraient modifiés. L’opposition réclame des précisions qu’elle n’obtiendra pas. Délibération reportée.

Encore des élections ou désignations aux CCDI, SIVAAD, CICTIAM, SYMIECLVAR,

CCFF la MIAJ…Inutile de préciser que le public commence à se lasser, les élus aussi, sans doute, mais ils restent stoïques…

On aborde enfin le fameux DOB 2020 (Débat d’Orientation Budgétaire), qui doit précéder la présentation du Budget Primitif.

C’est la directrice des services financiers qui officie, assistée du maire qui va se faire un plaisir  d’expliquer les sigles et autres définitions assez simples pour ceux qui n’auraient pas compris.

On part de l’économie mondiale, le contexte macroéconomique, puis de la situation du pays, pour arriver enfin au local par un très long, trop long zoom.

Il est bien sûr nécessaire de montrer la baisse continuelle de la dotation de l’état (la DGF) ainsi que l’augmentation du fond de péréquation du par la commune.

Mais on a trop tendance à insister sur les pertes de ressources et à passer les gains sous silence.

M. Joseph rappelle ses 3 axes : protection des Bandolais, soutien à l’économie locale (exonération de droit de place pour 700 000 € (c’était 750 000 il y a peu) et 530 000 € pour renforcer l’attractivité de Bandol grâce à un plan com  «  dynamique et efficace », tout un programme. Quid des animations ?

Notons une évaluation très pessimiste des recettes.

Sont alors projetés sur l’écran des dizaines de tableaux et graphiques en avalanche que l’on fait systématiquement remonter au déluge : 2008 pour la plupart, 2009, 2012 et même 2002 pour les charges de personnel ! On revient18 ans en arrière !4 ou 5 ans auraient suffi.

Quel intérêt d’établir ces rétrospectives ? Un seul : justifier la politique d’austérité subie par Bandol et les Bandolais et démontrer l’efficience de M. Joseph à coup d’explications et de justifications, qui n’ont pas leur place dans un débat d’orientation (surtout qu’on y a droit tous les ans).

Il faudra attendre la fin du débat pour arriver enfin à une prospective budgétaire limitée à 2020, l’année étant à moitiè écoulée.

Par contre, on aura droit à l’extinction de la dette actuelle, année par année jusqu’en 2037…

Quel intérêt, d’autant plus qu’on compte emprunter pour le rachat du bail de la Maison des vins ?

Marc Bayle intervient au sujet de cette présentation du DOB qui, précise-t-il n’est pas conforme aux textes qui demandent une analyse prospective, avec évaluation et engagement sur plusieurs années, alors qu’on nous a surtout présenté des analyses rétrospectives.

Suivent des questions sur le produit de la revalorisation forfaitaire, la masse salariale, l’investissement très bas.

Ce tableau met en évidence ce que nous n’avons cessé de dénoncer, à savoir une ville à l’abandon pendant 6 ans et des dépenses groupées en année préélectorale avec la réalisation quai De Gaulle.

L’élu rappelle qu’en matière d’aides aux entreprises, c’est la région qui en a la compétence de principe et la commune peut recevoir des aides directes.

La réponse du maire a de quoi surprendre : sa vision est différente. Mais pourtant qui dit vision dit avenir ? Il reconnaît qu’un plan pluriannuel serait préférable, mais la commune n’a pas les compétences nécessaires, à cause de la maîtrise de la masse salariale.

C’est se moquer, et peu aimable pour les fonctionnaires, lesquels suivent ses directives.

Mme Guérel, appelée à la rescousse dit attendre le prochain discours de M. Macron.

Marc Bayle annonce qu’au vu du caractère illicite de ce DOB, son groupe votera contre.

Restent quelques délibérations votées devant un maigre public un peu assoupi, les 2/3 ayant regagné leurs pénates depuis longtemps.

 

 

 

 

 

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