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2 février 2021 2 02 /02 /février /2021 19:24

12 délibérations pour ce conseil, dont un gros morceau : le Débat d’Orientation Budgétaire 2021.

Le maire prévient d’entrée le public (10 personnes)  qu’il lui faudra plier bagage à 18h, couvre-feu oblige…

Le Procès-Verbal du conseil du 8 novembre est approuvé ; ne manquent que ceux du 7 août, du 25 septembre et du 18 décembre pour être dans les clous…Il nous semblait qu’il était obligatoire de mettre les PV aux voix lors de la séance suivante. Encore un petit effort !

La séance commence par l’installation d’une nouvelle élue dans les rangs de l’opposition, Mme Carine Pinet, suite à la démission de Mme Connat, qu’elle remplacera également dans trois commissions municipales (sécurité, jeunesse et sports et régie des parkings).

On enchaîne sur la délibération N°5 qui concerne l’élargissement du chemin de Naron : Il s’agit d’une route qui traverse le territoire de la Cadière, puis de Saint-Cyr, avant d’arriver à Bandol, dans un 1er temps jusqu’à l’école. et qu’il est nécessaire de porter à 6 m pour permettre l’accès des pompiers en cas d’incendie. On a donc légèrement rogné sur les parcelles traversées en indemnisant les propriétaires.

Bandol demande le classement du chemin en voirie communautaire.

Situation de blocage : M. Chorel précise que le président de la communauté n’est pas d’accord. Il faut dire que le maire de St-Cyr a refusé et que celui de la Cadière, qui a payé les travaux, n’a pas demandé ce classement. M. Joseph demande l’intervention du préfet.

M. Chorel est surpris de ce désaccord, il rappelle ce que l’échangeur de Sanary a coûté à la CASSB ( ?).

Marc Bayle intervient pour rappeler que ce classement de voirie, somme toute logique, nécessite un accord explicite entre les communes concernées. Il n’est donc pas opportun de politiser le débat et de demander à l’Etat de se mettre au milieu, au risque d’un échec.

Floriane Cercio demande si l’on a établi une estimation des travaux.  Réponse : Non. Pour M. Joseph, c’est un vieux dossier. On comprend mal qu’il évoque un consensus, puisque, selon ses dires, il n’y a  jamais eu d’accord.

Cela devient lassant :la municipalité n’aurait-elle pas mieux à faire que de mettre sans arrêt en cause et sur n’importe quel sujet la CASSB et son président, et de dresser l’opinion contre cet élu, d’autant plus que dans ce cas précis, comme l’a expliqué M . Bayle, la décision nécessite un accord entre les communes concernées et l’intercommunalité. Il n’est pire sourd…

Il semblerait qu’on ait échappé à une guerre picrocholine, du moins pour le moment.      

L’opposition s’abstiendra.

On passe de la campagne à la mer, puisque la délibération N° 6 prévoit le recrutement de maîtres-nageurs pour la surveillance des plages l’été prochain.

Carine Pinet va s’enquérir des qualifications de ces personnes – des APS – et demande qui va les encadrer. M.Coquin, qui a présenté la délibération, ne semble pas bien maîtriser son sujet et répond que ce n’est pas lui qui les recrute ! Le maire intervient à sa place pour préciser que ce sera comme tous les ans, et  avec le même matériel.

Pour la surveillance de la ZUP idem. Les plages non surveillées ?  La surveillance côtière s’en chargera, rappelle M. Bertoncini.

Délibération N°7 : création d’emploi suite à une mutation interne : on crée un poste d’attaché (donc catégorie A) au service de la communication, la fonctionnaire en poste dans ce service étant détachée auprès de l’office du tourisme.

Carine Pinet s’étonne : pourquoi transformer un poste de catégorie C en catégorie A ?

M. Joseph répond : le poste de communicant est important, et la décision a été prise de remonter le niveau des emplois. On se souviendra qu’il s’agissait là d’une recommandation de la Chambre Régionale des Comptes qui, après avoir jugé positive la baisse de la masse salariale, en avait critiqué les conséquences : un déficit important en fonctionnaires hautement qualifiés à Bandol.

D’ailleurs la mairie a publié 5 appels à candidature au CCAS et l’urbanisme pour recruter des cadres, avant d’annuler celui de l’office du tourisme.      On ne peut qu’encourager le maire à agir en ce sens.

Mais ce dernier s’impatiente et interpelle l’élue sans aménité: « Le fait que vous soyez fraîchement élue ne vous exonère pas de vous renseigner sur ce qui s’est passé avant »

Marc Bayle lui fait remarquer qu’il n’est pas illégitime qu’une élue pose des questions sur la catégorie fonctionnelle d’un emploi. Il ne faut pas y voir une volonté de polémiquer.

M. Rocheteau intervient en soulignant que cette fonctionnaire de catégorie C fournissait n travail très compétent à la communication. Sauf que la personne en question n’est pas de catégorie C, mais B depuis quelques années...

Mme Pinet pose une dernière question : « pourquoi cet appel à candidature a-t-il été annulé ? »

Questions et réponses fusent et s’emmêlent « Annulé ! Mais lequel ? Mais non, mais oui ! Vous vous trompez ! Pas  du tout c’est le N°000…» au point que personne n’y comprend plus rien et que le maire doit faire appel à une fonctionnaire qui met tout le monde d’accord ; c’est le poste au tourisme qui a été annulé ; quant à celui à la communication, il n’a jamais été publié.

Mme Pinet reconnaît son erreur, immédiatement tancée par M. Joseph : « vous avez dit des bêtises, essayez de ne plus le faire. » Elle échappe au piquet et à l’heure de colle…

M. Mino prie le maire de s’adresser en d’autres termes à une élue de l’opposition ; on peut concevoir de se tromper sans pour autant…

M. Joseph continue de plus belle et sa réplique laisse pantois : il n’a pas apprécié le ton de l’élu et lui reproche de « judiciariser tout ce qui se passe au conseil municipal ». Mais  de quoi parle-t-on ?

De l’agressivité comme mode habituel de fonctionnement…

Un débat peut être vif, certes, passionné,  mais il s’agit là de toute autre chose : Le terme « bêtise » n’est pas anodin : il est infantilisant. Dans ce contexte, à savoir un conseil municipal avec son importance dans la vie de la commune, il s’agit d’une attaque à la personne, avec la volonté d’humilier.

M. Joseph se sent intouchable. Nous l’avons vu souvent utiliser le conseil comme une tribune, d’où il peut impunément lancer des anathèmes. Inutile d’espérer un minimum de considération, de courtoisie, encore moins d’aménité, comme il serait normal d’en user  dans un débat politique.

Dans le droit fil de cette attitude, il est vain d’attendre de lui la prise en compte des propositions des élus « minoritaires »,  comme on le verra par la suite dans cette séance. On a pu le constater dans la mandature précédente, même quand la minorité représentait plus de la moitié de la population.

Le plat de résistance, le DOB, sera traité par la suite.

 

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commentaires

jambon 06/02/2021 11:04

communautariser le chemin de Nahon, alors que les autres maires intéressés (st cyr, la cadière) font le nécessaire sans pleurer, simplement en assumant les responsabilités d'entretien de leur voirie.?
y'aurait -il plus de sous pour la suite du "grand projet"
curieuse cette propension à faire appel au Préfet pour venir au secours, souvenons nous des +8% d'impôts locaux en 2014 suite à "une erreur" , ça a bien arrangé les affaires pour les travaux ....un peu moins pour les contribuables
mais pas tout le temps si l'on veut bien constater les "différents" pour les LLS !!!
bouée de secours à géométrie variable alors que les élus demandent plus d'autonomie
il est vrai que lorsque l'on passe plus de temps aux "chamailleries" on ne peut tout faire...surtout à obtenir l'écoute des autres élus communautaires

Aline Jouet 04/02/2021 12:41

Génial Merci, au plaisir de vous voir ????

Demory G 02/02/2021 21:30

AMNÉSIE MUNICIPALE AU CONSEIL DU VENDREDI 29 JANVIER ?
ON NE NOUS DIRAIT PAS TOUT ?
Lors de la présentation des divers contentieux municipaux, madame l'adjointe a omis de mentionner un recours intenté contre la commune de Bandol relatif au "mur de Berlin" dressé sur le chemin du littoral au Capellan... Ce qui est visé dans ce 3 eme recours c'est un nouvel arrêté de monsieur le maire en date du 20 novembre 2020 tentant de nouveau de régulariser ce chef d'oeuvre architectural.
Le recours a été déposé devant le tribunal administratif de Toulon le 14 janvier 2021 et la lettre recommandée en envoyant copie à monsieur le maire a été postée le 15 janvier 2020...

Bandol pour tous 02/02/2021 23:11

Ce recours ne figure pas dans le document envoyé aux élus. Il nous semblait que c'était une obligation...Affaire à suivre.