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27 septembre 2021 1 27 /09 /septembre /2021 19:32

La question se pose, après les deux dernières séances auxquelles on a pu assister …                        Peu de délibérations, pour ce conseil, adoptées à l’unanimité pour la plupart. Mais quelques constats inquiétants.

Tout d’abord, la possibilité pour le public d’assister au conseil, problème récurrent…                   Se réfugiant derrière le chapitre II de la loi N°2020-1379, le maire a décidé depuis des mois soit une interdiction totale, soit une jauge sortie du chapeau, sans référence aux mesures en vigueur (20 personnes seulement lors des 2 dernières séances).

Certes, il est louable de vouloir protéger les élus  et le public. Mais comment expliquer qu’on ait laissé tout l’été une foule déambuler dans les rues de la ville, sans masque, et en toute impunité ? Comment expliquer que les conseillers, à l’exception du maire, soient assis au coude à coude ?

M. Joseph n’a sans doute pas lu le chapitre I de la loi qu’il invoque, lequel lui aurait permis d’accueillir plus de personnes!  Surtout que nous avions des salles adéquates.  Après un conseil sans opposition (ou tout comme) lors des dernières années de la mandature précédente, nous venons d’expérimenter des conseils sans public.Résultat ? Vendredi, seules 5 personnes ont suivi les débats !

Faut-il y voir une volonté délibérée de détacher les Bandolais de la vie politique ? 

Et à l’avenir ? La configuration de la salle a été modifiée et l’espace réservé  au public risque d’en être restreint. Nous avions à minima 60 places, (6 rangées de 10 chaises et souvent 7). Demain, nous devons retrouver le même nombre de places mises à disposition.

Second point totalement inacceptable : les cris et les huées des élus de la majorité à l’encontre de l’opposition à la fin de ce conseil à propos d’une question orale posée par Carine Pinet.

C’est la 2ème fois consécutive qu’un tel tohubohu se produit, et c’est 2 fois de trop ! Car ce comportement trahit une agressivité regrettable de la part de personnes censées montrer l’exemple, sans compter un manque total d’éducation. Il serait temps sans doute de leur expliquer qu’un conseil, ce n’est pas la jungle. M. Joseph, dont l’ouïe fine décèle les moindres paroles du public, et qui le reprend à juste titre, se doit d’intervenir. Peut-être une formation pour les néophytes ?

Dans un conseil, on est là pour débattre. On doit s’attendre à ce que l’opposition…  s’oppose Si l’on trouve des propos excessifs, on y répond fermement. Les hurlements n’ont jamais remplacé les arguments.

Quant aux fausses informations diffusées par l’équipe en place, encore une de plus, et reprise par le journal local en sous-titre, sans la moindre vérification…

Pour en revenir aux délibérations, notons la N°2 : remise gracieuse des redevances 2020-2021 à 11associations n’ayant pas reçu de subvention. Après les exonérations accordées aux commerces, c’est la moindre des choses, dans la mesure où il s’agit de structures bénévoles.

Dans le même esprit, la délibération N° 3 concernait le Printemps des Potiers . La prestation prévue ayant été déprogrammée à cause du Covid, la subvention de 15 000 € a été annulée. Cependant  l’association était intervenue sous une autre forme. Au vu du bilan financier de cette manifestation, il a été décidé d’accorder une subvention de 12 000 € au Printemps des Potiers.

Adopté à l’unanimité.

La délibération N°7 va susciter un débat important : M. Joseph a décidé de majorer de nouveau la taxe d’habitation sur les résidences secondaires– taxe qu’il avait déjà augmentée de 20 %. en 2015 – et de la porter à 60%, au taux maximum autorisé par une loi récente.

Notons que cette possibilité date de 2017, et qu’on s’est bien gardé de l’appliquer avant les élections…Quelles raisons invoquées en ce qui concerne Bandol ?  Inciter les propriétaires à vendre leur bien pour permettre aux personnes qui le désirent d’habiter la commune, dans un contexte de forte tension et de prix élevés, sans oublier une forte demande de logements sociaux…Mais a-t-on déjà vu les prix de l’immobilier baisser à Bandol ? De plus, il ne s’agit pas là de logements sociaux…

Martine Henriot intervient et souligne que Bandol a une spécificité : plus d’électeurs que d’habitants…beaucoup de résidents secondaires sont très souvent présents sur la commune.

L’élue trouve cette augmentation excessive. Elle rappelle qu’à l’heure actuelle, une maison vendue est souvent démolie et se transforme en habitat collectif, dans les quartiers pavillonnaires.

Marc Bayle intervient à son tour : si le cadre juridique permet une telle augmentation, on peut regretter qu’il n’y ait  pas de lissage, car passer directement au maximum est trop rapide.Combien cela va-t-il rapporter à la ville ? Pas de réponse : on n’a rien calculé, manifestement....

M. Chorel rappelle que le parc de résidences secondaires est majoritaire (plus de 60 %°) il espère que cette mesure fiscale va inciter les propriétaires concernés à en faire leur résidence principale.

Quand 0 % = 20%, puis 60% !

M. Joseph, pour mieux faire passer la pilule,  évoque l’exemple de Sanary, qui, selon ses dires, est, elle aussi, passée d’une majoration de 20 % l’an dernier à 60 %  aujourd’hui.

N’ayant qu’une confiance bien mince en ses affirmations, nous avons voulu vérifier. Et c’est faux ! En 2020, Sanary s’est fait remarquer en étant la seule commune de France à avoir supprimé la majoration de 20%, créée en 2015 sur les résidences secondaires. Fort bien, me direz-vous ! Mais pour 2022 ? Lors du conseil du 14 avril (délibération n°42), visible sur YouTube, Sanary a décidé de ne pas augmenter les taux de la fiscalité locale !

Et qui dénonçait des fake news dans ses tracts ?

Puis, grâce à un savant calcul démontrant que l’augmentation proposée pour une villa de 98 m² était faible –plus 21 €/mois.– le maire  vient aimablement de nous faire la démonstration que cette augmentation sera inefficace pour atteindre les objectifs affichés !

L’opposition vote contre

La délibération N° 8 fait le point sur la revalorisation du centre ancien : 3 ravalements terminés, 9 en cours et 13dossiers à l’étude. «  Le centre se retrouve embelli » se réjouissent nos élus. Nous aussi, mais en 7 ans de mandat, c’est bien peu… Unanimité

Les délibérations N° 9 et 10 concernaient des cessions de terrain pour l’élargissement du chemin du Grand If et du chemin de Roustagnon. Il s’agit d’emplacements réservés du PLU.

Martine Henriot intervient pour déplorer que l’on traite un tronçon au coup par coup. Elle évoque l’état catastrophique du chemin avec des zones élargies et d’autres très étroites, rendant problématique l’arrivée des secours. Le tout aggravé par une urbanisation galopante !

Quant au nouveau lotissement autorisé, il n’y a pas d’assainissement.« Nous avons là un quartier dépourvu d’infrastructures : pas de sécurité, imperméabilisation des sols croissante et pas d’emplacements réservés pour des bassins de retenue. Que pouvez-vous envisager pour créer de réelles infrastructures pour le pluvial, l’assainissement et le paysage ? »

M. Chorel partage ce constat : «  cela fait partie de l’héritage et nous devons rattraper les erreurs du passé, sans toucher aux constructions existantes, les propriétaires n’étant pas responsables des défaillances de la collectivité.

Une fois de plus, cette équipe, au pouvoir depuis 2 mandats n’a encore rien entrepris.

Adopté à l’unanimité

Le conseil se termine par la lecture d’une question orale, posée par Carine Pinet qui comporte 2 volets.

Il s’agit d’abord d’obtenir des documents comportant des informations (anonymisées) plus complètes et précises que celles fournies par la municipalité sur les saisonniers recrutés l’été dernier pour s’occuper des jeunes, selon les règles en vigueur

Le second volet concerne la sécurité des plages de la commune.

Il est demandé à la municipalité quels ont été les moyens nautiques et humains employés pour surveiller les plages extérieures situées à l’est de la commune.

Un problème est également soulevé qui concerne 4 plages de la commune balisées en ZRUB et ZIEM et qui doivent être surveillées selon la règlementation, et donc ne pas comporter d’affichage « baignade aux risques et périls des usagers ».

Quels seront, au vu de ces contraintes, les moyens prévus pour la saison prochaine ?

La réponse de M. Coquin est étonnante … et significative d’un certain état d’esprit. L’adjoint commence par féliciter le personnel, feignant de croire que « la « minorité » –terme sympathique qui tend à souligner l’infériorité des élus d’opposition–critique le travail fourni par les personnes engagées, ce qui n’est pas le cas.

Il s’agit de justifier son refus de fournir les documents que l’opposition est en droit de réclamer. Il est offusqué qu’on ose mettre en doute son respect des règles : sa parole doit suffire, prétend-il. Le ton monte et devient agressif, les mots également : l’opposition se donnerait un rôle de procureur, inacceptable  vis-à-vis d’une assemblée de personnes démocratiquement élues, dont fait aussi   partie… l’opposition : il l’a oublié.

Carine Pinet lui demande pourquoi il est en colère et s’il a des choses à cacher.

Remarque qui provoque  cris et invectives de la part de cette plaisante assemblée, tandis que M. Joseph annonce la fin du conseil…

 

 

 

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commentaires

S
Devant autant d'invresemblance ne convient-il pas de se rapprocher d'une gestion prefectorale pour eviter un dépôt de bilan de la municipalité ?mais le service juridique de la ville n'est pas conseilleur????
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J
Majoration taxe foncière: JP Joseph n'augmente pas les impôts, il augmente les taxes....il a du vocabulaire
quand à argumenter (Mr Chorel) sur le fait que cela encouragera les propriétaires "secondaires" à vendre pour des résidents principaux, ça s'appelle de la prospective fumeuse !!
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