Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
12 février 2022 6 12 /02 /février /2022 21:20

On nous présente enfin un Plan Pluriannuel d’Investissement ( PPI ) qui est censé engager l’avenir de la commune jusqu’en 2025, plus que vague , avec des projets qui n’ont pas avancé depuis l’élection et qui risquent d’être modifiés, comme semble-t-il, l’emplacement du stade.

Un programme pluriannuel

En effet, dans son intervention, Marc Bayle pointe le caractère sommaire de ce document qui se  réduit à une simple liste de travaux chiffrés, sans explications, ni précisions…Ce PPI reste dans un état larvaire : on n’a pas encore fait les études de faisabilité, indispensables pour sa réalisation. C’est le cas en particulier des travaux du front de mer qui nécessitent, nous l’avons déjà évoqué, de nombreuses autorisations .Quant à la révision du PLU, elle n’en est qu’aux prémices.

Bis repetita

Mais le plus grave, souligne l’élu, c’est l’absence de stratégie d’investissement de la  ville.            Lors du précédent mandat de M. Joseph, il n’y a jamais eu de projets structurants englobant l’ensemble de la commune, en particulier les quartiers et le centre-ville – l’essentiel des ressources étant consacré à la réalisation d’un projet phare, à savoir le quai de Gaulle.

Rebelote ! Que nous propose-t-on aujourd’hui, si ce n’est du « rafistolage » en dehors de « grands projets » centrés une fois de plus sur le front de mer et autour du stade Deferrari.

Projets  sortis du chapeau pendant la campagne électorale, pas chiffrés, même sommairement, qui ne répondaient à aucune demande des Bandolais et présentés d’une façon spécieuse en plongée sur les toits « végétalisés » (!) pour dissimuler le bétonnage prévu : du vent !

Les opérations prévues 

  • De grands projets « ambitieux »

M. Joseph prend la parole : il explique que leur réalisation dépend des services de l’Etat  –quelle découverte ! – et qu’ils pourraient quelque peu évoluer : plus de surélévation du stade que l’on envisagerait de déplacer au terrain des Grands Ponts, où il se trouvait jusqu’en 1976 !

Mais quelle bonne idée ! Juste dans le périmètre de protection du puits de Bourgarel !

 Le maire serait en négociation avec l’ARS au sujet des risques de pollution de la nappe phréatique, laquelle nous fournit gratuitement le tiers de notre eau…De plus, ce terrain est situé dans une zone d’expansion des crues par le Plan de prévention des risques d’inondation. Si l’arrêté préfectoral date d’une dizaine d’années, les évènements climatiques aussi violents que soudains se multiplient depuis. Serait-il bien raisonnable d’exposer nos jeunes au moindre risque ?

Une autre question se pose : que fera alors M. Joseph de l’emplacement libéré ? Un parking ? Cela fait bien 20 ans que les villes du bord de mer, soucieuses de protéger leur littoral, ont cessé d’y faire ce genre d’aménagement.

  • Indemnité Val d’Aran : 1600 000€.

On apprend qu’il s’agit encore du versement à la SOGEBA de l’indemnité de résiliation à l’amiable d’un bail à construction concernant ces bâtiments, ce qui ne manque pas d’interpeller!

Gérard Mino intervient pour en contester l’existence, preuves à l’appui. Il retrace l’historique de la ZAC du Val d’Aran dont les bâtiments ont été construits sur une parcelle communale en 1985 par le Département, assortis d’un bail emphytéotique conclu en1988 et résilié en 2005. En 2006, la gestion des bâtiments, propriété de la ville,  a été confiée à la SOGEBA par un bail emphytéotique de 30 ans, sans obligation d’aménagement. Aucun bail à construction, donc.

M. Joseph précise que la somme a été évaluée par les domaines, il y a deux ans et  refuse de « rentrer dans les détails ». Une nouvelle estimation serait en cours…

Gérard Mino demande à y avoir accès : L’opposition sera particulièrement attentive. Car, pour le rachat du bail à construction de la maison des vins, la commune avait généreusement versé à la SOGEBA une indemnité d’un 1/2 M€ supérieure à l’estimation calculée par la Chambre Régionale des Comptes … Affaire à suivre !     

Le financement

Tout aussi flou : le document indique qu’aucune étude n’a encore été réalisée pour évaluer le coût de chaque opération! Que signifient donc les chiffres de ce tableau, donnés à l’euro près?

On y  lit : dépenses : 23 000 000 €. Recettes : 3,6 M€ et des poussières !

 On nous dit qu’en attendant, la ville  a consacré une enveloppe  pour les sommes à investir tous les ans. Et si celles-ci s’avèrent insuffisantes,  l’emprunt servira de variable d’ajustement.…        Curieuse méthode ! Il eût été plus rationnel de commencer par évaluer  les dépenses attachées à chaque réalisation.  Nous remarquons par ailleurs que M. Joseph, qui  refusait l’emprunt, qu’il qualifiait d’ « artifice malsain », s’est mis à y recourir après les élections…

Quelles réalisations en 2022 ?

3,9M€ seront consacrés aux travaux, dont près d’un million pour les bâtiments communaux. Il y a beaucoup à faire, après des années de carence et d’inertie.

Pour la voirie :1,1M€ -- pour les espaces verts : 80 000€ -- pour le littoral (plages) :125 000 €;     pour l’éclairage : 480 000€ et enfin 40 000 € pour les études !

Martine Henriot s’étonne : les études ne sont pas terminées !

Décidément, c’est une manie ! On pourrait même parler d’incurie.

L’élue insiste sur 2 points :

 « En ce qui concerne les travaux prévus en 2022, a-t-on de vrais projets ? Si une réflexion a été faite, on n’en a pas la teneur. »

Les travaux de la « voie douce »  à l’entrée de ville prévoient le changement du platelage : « s’agit-il d’une modification de matériau et/ou de configuration ? »

« Pour la rue Didier Daurat (coût 300 000€), va-t-on réaliser une réfection de voirie ? Les plantations seront-elles modifiées ? » Elle en souligne l’importance, car on se trouve à la périphérie immédiate du centre-ville.

Il est prévu, rappelle-t-elle , de réaliser un schéma directeur concernant le taux de dégradation des voies. Pour l’élue, cela devrait exister pour toutes les voiries, au-delà des dégradations…

Carine Pinet s’étonne à son tour : la réfection du platelage était déjà prévue en 2021 pour 550 000€. Elle n’a pas été faite, et voilà qu’on la reprogramme aujourd’hui « en voie douce »  pour 300 000 € ! A notre connaissance, c’est déjàt un cheminement piéton : quoi de plus doux ?

Réponse de l’adjoint à l’urbanisme : on commence par la partie située entre le Casino et la Réserve qui servira aux piétons, aux cyclistes et…aux trottinettes. Quant au matériau, il s’agira bien sûr du revêtement favori de M. Joseph : du béton désactivé, et M. Chorel de préciser qu’à son goût, il y a sur cette voie…trop de palmiers !

Voilà qui augure bien d’un ami des arbres…

 

 

 

 

 

 

Partager cet article
Repost0

commentaires

S
SIDÉRANT, MÊME AVEC L'HABITUDE DES SEQUELLES !!!
Répondre
G
L’herbe du stade sera je pense synthétique
Répondre
J
tient! le terrain des grands ponts n'est plus en zone inondable ?<br /> entendu aussi lors d'un débat sur une chaîne d'info à propos des élus et du pourquoi de leur engagement: " il y a ceux qui s'engagent parce qu'ils ont un vrai sens du collectif et du participatif, et il y a ceux qui s'engagent pour eux même accompagné de leur ego"
Répondre
G
Il semblerait que nos édiles aux manettes ne se soient pas souvent promenés sur la voie piétonnière entre le casino et "La réserve"... un dimanche matin ou après-midi par beau temps...Je n'ose évoquer la période estivale... C'est le "métro"... entre promeneurs tranquilles, joggeurs, vélos, trottinettes, poussettes, chiens en laisse ou pas ... le lieu en devient même dangereux avec la cohabitation avec les cycles ... sans évoquer le platelage en bois parfois "fatigué" en certains endroits. Quant à réduite les quelques végétaux qui survivent, il semblerait que cela soit une obsession de certains. Béton, béton, béton ?
Répondre