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4 mars 2022 5 04 /03 /mars /2022 23:00

Voilà presque deux ans que M. Joseph et son équipe ont été élus et on nage encore en pleine incertitude quant à l’avenir de la ville, qu’il s’agisse de l’aspect financier à travers un budget prévisionnel (le 3ème) qui intègre encore des paramètres aléatoires, ou, plus grave, au vu de la pertinence des transformations projetées qui concernent l’urbanisme.

Faut-il s’en étonner ? M. Joseph s’accroche à ses « grands projets » délirants –ah, le stade suspendu, comme les jardins de Babylone ! –sortis hâtivement du chapeau pendant la campagne électorale sans qu’il se soit posé la moindre question sur leur faisabilité, leur impact environnemental et surtout leur utilité pour la ville et ses habitants.

On commence à avoir l’habitude des « vérités » assénées  par le maire et sa majorité, sur le plan financier, souvent au mépris des chiffres qu’eux-mêmes ont fournis, sans parler de leur obstination à vouloir dépouiller la ville en faveur de la SOGEBA.

Mais tout aussi grave : la gestion d’une commune, ce n‘est pas simplement une question d’argent, c’est aussi savoir l’aménager, rendre ses quartiers agréables à vivre, respecter son littoral, grâce à un schéma directeur. Bref, ce qui s’appelle l’urbanisme. Or, on constate une fois de plus l’absence de projet global pour la ville : tout se décide au coup par coup, sans consultation jusqu’à présent (le quai de Gaulle) et avec quelles conséquences…on peut craindre le pire!

L’aspect financier

On présentait au vote le budget primitif 2022 : les grandes lignes, assez vagues, en avaient été dessinées lors du conseil précédent, le maire, oscillant « entre optimisme et réalisme ». On avait entendu les remarques et les critiques de l’opposition–lesquelles n’ont pas changé : trop d’incertitudes de nouveau pointées par Marc Bayle :

*Déficit de stratégie d’investissement,

* Plan pluriannuel pas encore structuré,

* PLU à réviser,

                        *  Grands projets encore aléatoires, puisque soumis à autorisation …

                        * demandes de subventions prévues tous azimut, sans précision (et pour cause…) sur leur éligibilité, avec un montant prévisionnel bien faible (400 000 €) etc…

Effectivement, il faut beaucoup d’optimisme pour juger ce budget réaliste …

Impôts locaux : «  pas d’augmentation des taux depuis 7 ans »  proclame de nouveau haut et fort M. Joseph ! Excepté les + 60% sur la taxe d’habitation des 6873 résidences secondaires cette année. Lesquelles rapporteront 1,3M€ de plus…

Il est donc pour le moins hardi de revendiquer une stabilisation fiscale, comme le fera remarquer Marc Bayle, alors que les Bandolais paient un lourd tribut en impôts : 806€ / h  contre 670€ / h pour la moyenne de la strate.

Dépenses de personnel,

L’élu pointe aussi leur augmentation, malgré un nombre d’agents de plus en plus réduit ! Il fait remarquer que les mesures qui l’ont amenée sont internes à la collectivité. Trop facile d’accuser l’Etat.

Comment équilibrer ce budget 2022 ?

Un fonctionnement excédentaire de 1 446 759 € sera bien insuffisant pour financer les investissements prévus (8 433 797 €), dont 468 500€ pour « études et réalisation de documents ». Il manquera 3,6M€ pour atteindre l’équilibre.

Et voilà l’emprunt de retour, lui qu’on avait banni depuis 6 ans pour de raisons électoralistes.          En 2021 on a déjà emprunté 2,2M€. Cette année, on fera appel au fond de roulement, évalué à 6M€ en 2020. Et les années suivantes ? De quoi s’inquiéter ! Surtout si l’on consulte le tableau prévisionnel des dépenses établi pour 5 ans, visible à la fin de l’article précédent…

 le Val d’Aran :+ 10% au détriment de la ville !

Comme pour le rachat de la maison des vins, estimé par les domaines, sans la moindre explication, à 1,6 M€ en faveur de la SOGEBA –montant jugé excessif par la CRC –rebelote avec la résiliation du bail emphytéotique du Val d’Aran dont les bâtiments, rappelons-le, sont la propriété de la commune.

Le service des Domaines a estimé les droits du preneur (la SOGEBA) à 1450 000€ avec une marge de + ou –10%. Evidemment, M. Joseph a choisi de faire payer 10% de plus à la ville : ce sera encore 1,6M€ ! Pour quelle raison ?

Voilà que le maire et son équipe siphonnent encore l’argent de la commune en faveur de la SOGEBA, après avoir  cédé gratuitement à cette société une partie du domaine public de la ville et les droits d’occupation y afférant, il y a quelques mois.

Gérard Mino, soucieux, lui, des deniers publics, juge cette somme exorbitante, surtout que  l’ avis des Domaines qu’il a en sa possession prend soin d’expliquer la méthode utilisée pour son calcul …et ne l’applique pas ! L’élu ne comprend pas le calcul fait. Surtout qu’en 2021, 19 locaux étaient occupés sur 41, et à l’instant T, il n’en reste plus que 11. Soulignons que l’exploitation a toujours été déficitaire  et l’entretien des bâtiments plus que sommaire.

Quid de la valeur réelle des locaux et des résultats d’exploitation demande Philippe Leclercq ? .M. Joseph admet une certaine inexactitude ( !) et évoque encore une autre évaluation.

Puis on revient sur les « grands projets et les demandes de subventions. Marc Bayle insiste : il est légitime pour les contribuables bandolais de savoir de quoi il retourne pour 11M€…

M. Joseph admet la plupart des remarques faites par l’opposition.

 Philippe Leclercq précise : on ne votera pas pour un budget qui consiste à bétonner le front de mer.

Le maire déplore une remarque qui n’est pas constructive (!) et à laquelle il ne répondra pas !      Voilà une conception bien singulière du dialogue démocratique.

Sans surprise, l’opposition votera contre les budgets, celui de la ville et celui du Port, lequel étant réduit à sa plus simple expression puisque sa seule recette, la redevance de la SOGEBA, a été fortement diminuée…

Quant aux parkings, il semblerait que les travaux de celui du 11 novembre pourraient enfin débuter, dans un avenir qu’on n’oserait qualifier de proche.

Les subventions aux associations : en hausse ?

370 000€ annoncés page 8 du rapport de présentation, mais seulement 311 430 € distribués lors de ce conseil ! En hausse, prétend-on !  De qui se moque-t-on ?  Ce n’est pas au montant des années 2020 et 2021 fortement impactés par le covid qu’il faut se référer, comme l’a rappelé Marc Bayle. Mais à celui de 2019 qui s’élevait à 441 510€ !

Ah, les beaux discours de nos élus vantant la richesse du tissu associatif à Bandol ! Il s’agirait de s’en souvenir, quand on distribue aux Bandolais leur argent. Cela fait longtemps que nous dénonçons une générosité en trompe-l’œil : 7 associations se partagent 222 900 € et il en reste 88 000€ pour les 68 qui restent.

Elles demandent peu : faut-il s’en étonner, après des années de refus ? Il y aura des rallonges, nous dit-on, si les associations prévoient des animations ! Pour pallier les manques de la municipalité ? Est-ce bien leur rôle ?

La culture reste le parent pauvre : 11 000 € lui sont alloués –Philippe Leclercq précisera que cela fait1, 35€/habitant– contre 215 900€ pour le sport, alors que l’adjointe aux associations indique une répartition 1/3 -2/3 ! Voilà qui révèle un talent mathématique certain…

Martine Henriot s’inquiète du vieillissement du gymnase municipal : des travaux seraient nécessaires pour redorer l’image de Bandol, lorsque l’on reçoit d’autres équipes. M. Bertoncini assure que des travaux ont été entrepris il y a 5 ou 6 ans. On a refait les sanitaires et les vestiaires certes, mais il y a encore beaucoup à faire avec seuls quelques pans de murs extérieurs repeints, ….

La délibération N° 28: acquisition et cessions  opérées en 2021 par l’EPF Paca était intéressante à plus d’un titre.

Ce dernier a acquis deux propriétés rue du 8 mai 1945 ; une rue Corneille et enfin  le cinéma Caméra. Martine Henriot intervient : « Quand il y a acquisition, on se pose la question : pourquoi faire ? Rue du 8 mai, il s’agit d’un emplacement réservé OAP, plus complexe qu’une création de logements, avec aménagement et restructuration de l’îlot. Sur le secteur rue Corneille, nous n’avons pas vu de projet d’ensemble. Or la ville pourrait insuffler un projet structurant sur un point stratégique du centre-ville. »

Réponse de M. Chorel : « qu’entendez-vous par un projet structurant ? »

Les bras nous en tombent ! C’est bien un élu responsable des travaux et de l’urbanisme depuis 7 ans qui pose la question ? Alors là, on comprend mieux ce qui se passe à Bandol, ou plutôt ce qui ne se passe pas.

L’élue d’opposition explique qu’il serait possible, dans le secteur du cinéma qui a une histoire et qui est un lieu de mémoire, de créer une placette, de donner plus d’ampleur au cheminement piéton et d’envisager, en plus de logements, la construction d’un équipement communal, bref, de créer un lieu d’intérêt public, au lieu de la course à la quantité de logements sociaux…

Réponse de M. Chorel : « Ignorez-vous que la commune a perdu la compétence d’aménagement sur ce secteur ? » Ce à quoi Martine Henriot rétorque que les services de l’Etat pourraient être attentifs aux désirs de la commune. Peine perdue. L’adjoint répond d’un ton peu amène, pour ne pas dire plus, que Noël n’est pas pour demain. Il se croit obligé de nous apprendre qu’il est né à Bandol et donc qu’il déplore la disparition du cinéma.

Dommage que ses souvenirs émus ne l’aient pas amené à agir pour le sauver.

M. Joseph indique alors qu’un autre projet serait envisagé par l’EPF. A suivre…

 

 

            

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commentaires

S
Merci. De ce compte rendu explicatif attendu!!@!
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J
+ 60% sur taxe foncière résidences secondaires soit un total estimé de 1,7 M<br /> a rapprocher des 650000 € des pénalités SRU pour non respect du % de logements sociaux avec majoration pour non respect des objectifs<br /> et si les taxes sur les logements vacants a environ 80% du temps servaient a financer le logement pour ceux qui sont en précarité ?<br /> pour une fois qu'un impôt à défaut d'être moral serait éthique et serait fléché !<br /> ou la la j'entends déjà les réponses !!!
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