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3 mai 2022 2 03 /05 /mai /2022 22:59

Un conseil express, avec 20 délibérations, bouclé en 38 minutes, qui dit mieux ?

Cependant une séance  non dénuée d’intérêt…

D’abord, lecture des contentieux. Pas de commentaire, rappelle opportunément M. Joseph à l’un de ses adjoints, lequel voulait intervenir, car « on ne commente pas une décision de justice » – du moins au conseil…

On commence par voter des subventions à deux  associations : 3 000€  pour « Les Anglaises ont la côte » qui reviendront le 26  juin nous proposer leur animation très prisée, après 2 ans d’absence due au covid. Puis, on accorde 2000 € au «  Trèfle bandolais » pour l’organisation d’un tournoi de bridge… à Frégate. Sans doute n’a-t-on pu trouver une salle assez grande à Bandol ?

La délibération suivante concernait la rénovation du centre ancien.

M. Chorel se félicite d’en être à 36 dossiers présentés. Il est vrai qu’après les années d’inertie quasi totale du précédent mandat, au cours desquelles la dégradation des façades des immeubles s’est accentuée, il va falloir mettre les bouchées doubles.

Certes, mieux vaut tard que jamais, surtout que l’aide accordée par la commune n’a rien de ruineux : l’adjoint à l’urbanisme parle de 26 000€ déjà distribués.

Ceci dit, on peut regretter que, contrairement à Sanary, on se contente de dissimuler les climatiseurs dans des coffrets de bois et que les câbles électriques disgracieux soient toujours apparents. C’est dommage.

Délibération N°4 : Une subvention sera demandée au département pour refaire l’étanchéité des toitures de l’école du bois Morin.

A ce propos Martine Henriot intervient : beaucoup de communes du Var commencent à déminéraliser les cours d’école. Envisage-t-on d’adopter la même démarche à Bandol?

La réponse de M. Chorel a de quoi laisser pantois : notre élu, après avoir souligné l’importance des espaces verts, reste dubitatif, car, dit-il, « Il y a des règles d’hygiène » en évoquant les bacs à sable ! D’ailleurs, précise-t-il  une concertation est lancée depuis 3 ans avec l’Education Nationale…  Devant une telle confusion, Mme Henriot est obligée de préciser qu’il s’agit tout simplement…de plantations.

Confusion d’ailleurs qui expliquerait pourquoi certains bétonnages dans la ville sont présentés comme relevant de la végétalisation.

La délibération suivante propose un achat immobilier par la commune.
On nous explique que la ville possède déjà aux allées Vivien une cave et un couloir souterrain. Dans un «  souci de meilleure gestion », elle va donc acquérir une cave contigüe de 13,90 m² pour la somme de 28 000€.

Voilà qui enrichira notre patrimoine ! Evidemment, à côté des millions de notre voisine, cela fait un peu chiche, mais c’est un début. Surtout que l’utilité de cet achat ne saute pas aux yeux : on pourra, nous dit-on, entasser du matériel communal au centre-ville. Combien de chaises dans 13 m² ?

Mais ce qui frappe surtout dans cette délibération, ce sont les paperasses sous lesquelles on ensevelit les élus pour un achat de si faible importance. Nous nous sommes souvent interrogés à propos de la masse des documents fournis aux conseillers, dont beaucoup ne présentent pas d’intérêt évident, surtout quand les élus ne disposent que de 6 jours pour les étudier.

Rien ne leur est épargné concernant cette cave.

Qu’on en juge : acte notarié de 13 pages qui retrace l’origine du bien etc…, puis recherche d’amiante (7 pages) : pas trace d’amiante ;  recherche de termites (4 pages) : l’entreprise, prudente, affirme n’en n’avoir pas trouvé le jour de la visite ! Puis l’assurance.

Enfin, état des risques et pollutions : la cave est-elle exposée aux inondations ? Non !

Aux feux de forêts ? Non, on s’en serait douté. A la submersion marine ? Non plus

Risques sismiques ? Faibles, mais sensibilité aux gonflements de terrain argileux.
Le tout agrémenté d’une dizaine de cartes générales, extrait cadastre, zonage etc…

S’il est obligatoire de procéder à ces vérifications lors de l’achat, nul besoin de les fournir in extenso aux élus : il suffit de les mentionner et de leur donner la possibilité de les consulter en Mairie s’ils le désirent.

La délibération N°7 concernait la régularisation du statut du port de Bendor (port abri ou port de plaisance). Ce contentieux vieux de plusieurs dizaines d’années  entre la Société Ricard et l’Etat, s’est enfin réglé.

Il s’agit de délimiter le port de plaisance de Bendor côté terre et côté mer, et de demander à l’Etat d’en  transférer la propriété à la commune.

    Philippe Leclerc demande qui en deviendra le gestionnaire :la commune ou la SOGEBA ? Réponse : la commune. En attendant la réouverture de l’île en 2026, une nouvelle convention d’occupation sera établie.

La suite du conseil concernera les mouvements de personnel, suite à des promotions, le recrutement saisonnier pour l’été – adjoints techniques, animateurs et assistants de la police –, la régularisation du statut de la régie des parkings et ses conséquences.

On fixe également la période annuelle de la saison balnéaire du 15 juin au 15 septembre.

Enfin, des travaux de modernisation de l’éclairage public seront réalisés sous la maîtrise d’ouvrage du Symiélecvar, pour un montant de 55 000 € .

Mais en réponse à une question de Martine Henriot sur le choix des luminaires, il apparaît que les travaux porteront surtout sur l’installation des dispositifs (les poteaux ?) et pas forcément sur le remplacement des luminaires !

Pas de quoi éclairer notre lanterne…

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commentaires

J
Ce CR aurait du avoir comme chapeau: "une commune sous valium" et comme conclusion : "dormez en paix bonnes gens"<br /> ah oui, au fait la subvention pour les anglaises c'est pour compenser la taxe carbone et le droit à polluer ????
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