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9 août 2009 7 09 /08 /août /2009 11:03

Ce conseil, qui ne comprenait que 4 délibérations auxquelles est venue s’ajouter une cinquième, a réservé son lot de surprises…

 

En pleine délibération sur le PLU, on a vu soudain le maire arrêter les débats et pointer un doigt en direction du public médusé. Que se passait-il ?

L’œil perçant du premier magistrat avait décelé un mouvement suspect dans l’assistance! Une arme à feu peut-être ?

C’était pire : "Je me permettrai de demander au monsieur qui se trouve à côté de la dame en rouge de refaire les signes qu’il a faits à mon encontre !"

Un geste inconvenant ? Personne n’avait rien remarqué et les supputations allaient bon train dans les têtes…  Un bras d’honneur peut-être ?

Le maire poursuit : "Vous ne voulez pas le refaire ? Vous avez fait ça, Monsieur !" et, joignant le geste à la parole, M. Palix portait la main à sa tête…dans un geste parfaitement anodin ! "Vous avez fait ça ! Non, vous avez fait ça quand j’ai parlé de la révision du PLU !"

Mrs Sauzet et Barois tentaient en vain de le calmer et le priaient de poursuivre les débats, lui faisant alors remarquer que le public était silencieux, qu’il avait pu se tromper…

Mais le maire ne se trompe jamais !

On était en plein délire !

Quant au malheureux pris à partie, assez effaré, il tentait d’expliquer qu’il s’était simplement passé la main dans les cheveux – peine perdue : c’était un "signe de dénigrement", nouveau crime de lèse-Palix !

"Je vous demanderai de sortir… ! Sortez ! Vous sortez !"

Exit le dangereux trublion !

Et de deux ! Quel sera le prochain ?

 

Nous nous contenterons de conseiller à M. Palix… le yoga. Ou peut-être un travail plus profond ? Mais aussi de parfaire son vocabulaire, vu que le terme "dénigrement" ne s’applique qu’aux paroles…

 

Mais passons à des choses plus sérieuses.

 

Délibération N°1 : Transport scolaire – Participation forfaitaire des familles. Année scolaire 2009-2010

 

Le Conseil Général a augmenté la participation forfaitaire annuelle des familles, qui passe de 75 à 85 € par enfant transporté par ses soins.

Ceci concerne essentiellement les collégiens et les lycéens qui fréquentent un établissement scolaire en dehors de la commune.

 

François Barois intervient pour faire remarquer qu’une augmentation de 10 € n’est pas négligeable et propose que la commune fasse un effort pour soutenir les familles, dans la mesure où on accepte de transporter gratuitement les Bandolais sur les lignes de bus intra muros.

Il ajoute que cela se fait dans d’autres communes.

Aider les anciens est peut-être plus porteur sur le plan électoral, mais on devrait faire un effort pour les jeunes.

Il suggère que la ville ne fasse payer que 80 € aux familles (c’est elle qui gère les dossiers et encaisse l’argent) et qu’elle prenne en charge 5 € par enfant concerné.

 

Le dossier n’a rien de compliqué, et notre proposition est claire.

 

Mais M. Palix s’ingénie à répondre à côté, obligeant François Barois à répéter 3 fois sa proposition d’aide aux familles.

 

Le maire : "Ce n’est pas nous qui fixons les tarifs ;  vous voulez que je donne 5 € à tous les enfants ?"

 

F. Barois : "Vous faites payer 80 € aux familles et vous prenez en charge 5 €"

 

Le maire : "Qu’est-ce que vous voulez que je fasse ?"

 

F. Barois : "Vous faites payer etc, etc..."

 

Le maire : "Ça n’a rien à voir avec la participation des familles. Ces 85 €, je ne peux pas les diminuer, mais je peux aider les familles."

 

F. Barois : "C’est ce que je vous demande depuis 5 mn !"

 

Le maire : "Vous voulez que je donne 5 € à toutes les familles?"

 

On n’est pas au bout de nos peines ! Il est clair que notre proposition ne satisfait guère M. Palix qui cherche "à noyer le poisson " : il prétend d’abord que les cars sont pris en charge par la ville.

Faux : c’est le conseil général qui les paie, d’où la délibération.

Le maire met ensuite en avant les minibus et les autocars mis à disposition des élèves de l’école primaire de Bandol par la commune.

Hors sujet : la commune ne prend en charge que le car mis à disposition des primaires et maternelles pour les activités durant le temps scolaire (piscine, gymnase etc…)…

François Barois : "Vous faites ce que vous voulez, mais quand on augmente les impôts de 24 %, on peut aider les familles."

M. Palix répond : "J’aide toutes les familles en difficultés." Il précise que si elles viennent le voir, elles seront aidées, comme pour la cantine. 

François Barois rappelle que l’aide à la cantine se pratique depuis des années. Il conclut : "Je prends note que c’est un geste vis-à-vis des enfants et des familles que vous ne voulez pas faire."

 

Le groupe UMP s’est donc abstenu.

 

A l’écoute de ce dialogue, assez laborieux, plusieurs remarques : ou le maire maîtrise mal un dossier aussi simple, ce qui laisse mal augurer de ses capacités à gérer des domaines plus complexes, ou il feint de ne pas comprendre, et dans ce cas, c’est un manque de respect à l’égard du conseil municipal et des familles.

 

Second point, la formulation "j’aide les familles en difficulté" est tout à fait déplacée, M. Palix ne payant rien de ses propres deniers… C’est la commune – c’est-à-dire le contribuable bandolais – qui finance l’aide sociale communale.

 

De plus, c’est au CCAS que les familles en difficulté ont toujours été prises en charge. Doit-on comprendre que, sous cette municipalité, elles sont obligées de venir trouver le maire en personne pour obtenir de l’aide ?

 

Nous espérons qu’il n’en est rien, sinon cette façon de procéder aurait des relents de clientélisme tout à fait déplacés.

 

Enfin, c’est une mesure générale que nous avons réclamée, et qui coûtait bien peu à la commune : on transporte bien gratis tous les Bandolais, et pas seulement les personnes en difficulté.

Aider toutes les familles en ces temps de crise, comme nous l’avons proposé, aurait évité aux personnes démunies encore une démarche que beaucoup trouvent difficile à faire.

 

Délibération N°2 – Emprise Stade des Grands Ponts –Désaffection et déclassement du domaine public communal

 

Il s’agit de désaffecter et de déclasser 839 m² du domaine public communal pour permettre la réalisation du bras de décharge et du parking, dans le projet du nouveau Casino.

 

François Barois précise que le groupe UMP votera contre cette délibération, puisqu’il est contre le déplacement du Casino, qui constitue à ses yeux une erreur stratégique dont le maire portera la responsabilité.

 

M..Palix annonce qu’il a touché un chèque d’1M5, qui lui permettra de ne pas augmenter les impôts l’année prochaine. Grâce à sa politique, se vante-t-il !

 

Si on comprend bien, sans l’intervention du Tribunal Administratif, le maire aurait consacré cette somme à l’achat de la Caravelle, comme il l’avait prévu. Et il envisageait froidement une nouvelle hausse de l’impôt des ménages en 2010 après l’avoir augmenté de 24% en 2009 !

Les Bandolais ont de quoi s’inquiéter sur la gestion financière de M. Palix.

 

Pour mémoire, Bandol a terminé l’année 2008 avec une capacité d’autofinancement de 1 826 000 € et un fond de roulement de 2 620 000 € – certes, François Barois avait laissé 3 700 000 € de fond de roulement­ en décembre 2007– mais en janvier 09, la ville n’était pas au bord du gouffre…(Chiffres de Bercy)

 

Mais le plus beau est à venir : le maire affirme froidement qu’il n’a jamais voulu acheter La Caravelle ! Au passage, il nous donne une nouvelle définition de la préemption :

 

"La préemption signifie : je m’oppose à autre chose, à ce que la Caravelle soit transformée en logements par une société immobilière."

Vraiment ?

 

Certes, il n’a pas acheté la caravelle – le Tribunal Administratif l’en a empêché – mais comment ose-t-il prétendre qu’il n’a même jamais eu l’intention de faire acquérir cette propriété par la commune ?

 

On reste confondu devant un tel aplomb !

 

En ce qui concerne "La Caravelle", il oublie qu’il s’est étendu longuement sur ses nombreux projets en conseil municipal du 23 mars 09 et qu’on peut lire ses déclarations dans le PV, document approuvé et donc officiel, pages 5 et 6 : "l’acquisition de ce bien permettra….accueillir différents clubs et associations… nous envisageons de créer aussi une maison de retraite et cette maison intergénérationnelle pourra s’accompagner d’une micro crèche etc, etc…

 

Page 7 : "Je vous donnerai dans quelques mois une délibération définitive où vous aurez le montant des travaux, comment je les financerai. …"

 

Inutile de poursuivre.

 

Nous conseillons aimablement au maire de se procurer un dictionnaire où il pourra apprendre à loisir le sens des mots "préemption", "saisine" entre autre, mais aussi "respect", celui des autres en l’occurrence.

Car ériger le mensonge permanent et l’impudence en méthode de "gouvernance", en prétendant de surcroît que ses interlocuteurs sont des imbéciles, c’est une forme de mépris inacceptable.

Mais attention, il arrive toujours un moment où la vérité s’impose et où le roi est nu.

 

M. Sauzet intervient alors, pour indiquer qu’il s’abstiendra sur la délibération.

Puis il revient sur la Caravelle, rappelant au maire que celui-ci avait très clairement exprimé son intention de créer un centre intergénérationnel et une maison de retraite, en surdensifiant la zone et en bétonnant.

 

Le maire répond qu’il n’aurait pu bétonner, puisque le PLU ne le permettait pas.

Il continue à nier toute intention de construction.

M. Sauzet lui rétorque à son tour un "Vous êtes un beau menteur !" largement mérité.

 

On passe au vote : contre : 4 (groupe UMP), 1 abstention : M. Sauzet ; M. Delaud ayant donné, comme d’habitude, sa procuration à la majorité.

 

Beaucoup d’incohérences.

Si le PLU ne le permettait pas à la ville de construire, il ne le permettait pas non plus pour la société immobilière. Donc prétendre avoir préempté cette propriété pour la préserver ne tient pas debout, puisqu’elle était protégée par le Plan d’Urbanisme…

 

Pour mémoire, en l’état actuel du PLU, aucune possibilité d’extension de l’édifice, protégé puisqu’il se trouve en zone classée boisée ; seule une petite partie du terrain, à l’arrière de la propriété, est constructible. Comment aurait-on pu y loger la maison de retraite, la microcrêche etc…sauf à modifier le PLU en augmentant le coefficient de constructibilité ?

Curieuse façon de préserver le patrimoine !

 

Délibération N°3 – Révision et élaboration du Plan Local d’Urbanisme de la commune.

 

Il s’agit exactement du même texte voté le 22 décembre, plus l’intégration au territoire de la commune de quelques parcelles et emprises (16 000m²).

 

Et c’est l’occasion de revenir sur cette fameuse révision.

Ce que fait M. Sauzet : il demande s’il était bien nécessaire de refaire tout le travail élaboré sous la municipalité précédente, vu le temps consacré et l’importance du travail effectué.

Quel est le coût de cette révision ?

 

Réponse du maire : 30 000 €.

Ce dernier poursuit, en tentant d’expliquer cette révision par le besoin de cibler les zones réservées à l’habitat social et ensuite pour la protection du patrimoine.

 

François Barois rappelle que le PLU initial réservait des zones susceptibles d’accueillir des logements sociaux. Que deviennent-elles ?

 

M. Palix répond qu’il doit construire 120 logements en 3 ans et qu’il en a déjà fait 60 !

60 ? Lesquels ? François Barois s’étonne de n’en avoir jamais entendu parler, ni en conseil, ni ailleurs. Il n’est pas le seul.

Il rappelle, une fois de plus, que le projet de la Rue Buffon a été bloqué pendant 2 ans par la préfecture et la DDE, et que la construction n’a pu démarrer que fin 2007. Et que, non seulement il n’a pas construit 0 logement – encore un mensonge du maire, un de plus – mais qu’il en a construit davantage que ses prédécesseurs.

 

Au passage, il demande pourquoi M. Rodriguez n’est plus en charge de l’urbanisme. Le maire prétend que l’intéressé avait plus d’affinité pour les finances.

D’après nos renseignements, il semblerait que l’affaire soit autrement plus ennuyeuse. A suivre, donc…

 

M. Champion intervient. D’abord pour indiquer qu’à ses yeux les logements construits par la municipalité précédente n’étaient pas sociaux, puisque non réservés exclusivement à des Bandolais !

 

Là, on se moque du monde : pourquoi faire croire aux habitants de la commune qu’une telle exclusivité est possible ?

Rappelons ce qu’impose la loi : 20%, 25% maximum pour le contingent attribué à la commune, 30% pour la préfecture, et les 50% restant, pour le 1% employeurs et pour le bailleur social.

On voit mal comment on aurait 100% de logements attribués aux Bandolais. En le faisant croire aux demandeurs de la commune, on s’expose à les décevoir gravement…

Et contrairement à ce qui a été annoncé, ce n’est pas le maire qui décide, c’est une commission d’attribution, la commune présentant des candidats, et ce uniquement pour son contingent. Elle n’a aucune maîtrise pour le reste des logements attribués.

Quant au N° unique d’enregistrement départemental, il ne garantit ni n’accélère l’attribution d’un logement, il sert uniquement à instruire les demandes dans l’ordre d’inscription.

 

A propos de La Garduère, où le PLU avait réservé un emplacement pour la poursuite du programme, l’adjoint ne répond pas à la question posée auparavant. Ce projet (La Garduère bis) serait-il abandonné ?

A notre grande surprise, le maire nous annonce qu’il est décidé la création de 20 logements dits "médico-sociaux" à la Garduère. S’agit-il du terrain initialement prévu pour la construction de logements sociaux "La Garduère bis ?" Ou bien de l’extension du foyer Dujardin avec 20 logements pour handicapés – extension déjà prévue par le foyer sous le mandat précédent avec une zone réservée ? Visiblement, il semble qu’il y ait confusion et nous tenterons d’avoir des éclaircissements, d’autant plus que le conseil municipal était censé être au courant.

Le maire renchérit avec l’extension prévue (peut-être une crèche) de la Pouponnière, établissement qui deviendrait régional.

 

Nous avouons notre perplexité : M. Palix et son équipe entretiennent l’équivoque et la confusion entre le "social" et le "médico-social" qui s’adressent à des publics complètement différents.

Le foyer Dujardin et la pouponnière sont des structures privées, gérées par leurs fonds propres, et ce sont elles qui décident quelles personnes seront accueillies…

 

Il nous semblait que les logements sociaux étaient aussi destinés à des familles en bonne santé.

 

4 abstentions (le groupe UMP)

 

Pour plus d’information, voir notre article sur le PLU

 

Délibération N°4 – Convention d’occupation par la Société Nautique de la base nautique municipale.

 

Il s’agit d’un avenant à la convention initiale.

On se souvient que la municipalité avait décidé de récupérer quelques places de parking attenant à la base, privant du même coup la SNB d’emplacements pour entreposer ses bateaux, comme l’avait souligné François Barois.

Donc, pour compenser, la ville sous-traite une partie de la concession qu’elle a sur le domaine public maritime, en clair, la SNB mettra ses bateaux … sur la plage.

 

Nous avons demandé jusqu’où allait la concession. La limite sera déterminée ultérieurement avec la DDE maritime.

 

Unanimité

 

Délibération N° 5 – Subvention à l’association des commerçants de Bandol

 

Il s’agit d’allouer une subvention de 1500 € à cette association (pour lui permettre de faire de la publicité aérienne pour la braderie.

Brigitte Rouland s’étonne qu’on n’attribue que la moitié de la somme demandée (3 000€), car les commerçants ont actuellement besoin d’être aidés, vu la morosité des ventes.

 

Henri Girardi demande si le FISAC est toujours en activité. Il rappelle que pour dynamiser l’activité, la ville doit investir, et que si le plan FIsac peut le permettre, c’est al solution.

 

Le maire fait part de quelques projets ; il parle de la création d’un comité pour la publicité et les enseignes.

Rappelons qu’un groupe de travail a déjà été créé depuis des mois sur le même sujet, et qu’il ne s’est pas encore réuni…Décidément, on parle beaucoup de publicité, mais on ne fait pas grand-chose pour la réguler.

 

Unanimité

 

 

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