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22 août 2009 6 22 /08 /août /2009 11:38

Le 22 décembre dernier, le Plan Local d’Urbanisme, sitôt adopté, était mis en révision dans la minute qui suivait !

 

Ce PLU est le résultat d’un travail de longue haleine qui a duré 5 ans et a été précédé d’un diagnostic très complet sur Bandol, analysant l’état de la ville sur tous les plans.

Commencé en septembre 2003, il n’a été terminé qu’en 2008.

De nombreuses commissions se sont réunies, auxquelles participaient des élus, des urbanistes, des architectes, 26 "personnes publiques", à savoir des représentants de la DDE, la DASS, des chambres consulaires (de commerce, d’agriculture etc…) et de différents organismes. Le tout étant chapeauté par l’administration préfectorale.

Ce plan a été conçu en concertation avec la population (réunions publiques, enquêtes sous l’autorité d’un commissaire).

Bref, un énorme travail ! Et qui n’est pas l’émanation de quelques individus, oeuvrant pour des intérêts particuliers, comme certains osent le prétendre.

Si l’on comprend qu’une nouvelle municipalité ait besoin, pour mener sa propre politique, d’y apporter quelques modifications, en revanche prétendre le reprendre entièrement est une aberration.

 

Il apparaît vite que cette "révision" s’inscrit dans le registre habituel de dénigrement et d’élimination de tout ce qui a été fait auparavant, quel qu’en soit le coût pour notre commune.

On veut faire croire aux Bandolais que le PLU allait leur nuire et que le sauveur est arrivé !

 

C’est ainsi qu’on a pu lire dans le magazine Magazine N° 1 de janvier des insinuations totalement déplacées et sans aucun fondement, qu’il s’agisse de l’édito, ou de l’article tout à fait tendancieux page 3, qui sous-entend que le PLU était fait pour quelques-uns et que des besoins n’ont pas été pris en compte :

"Vous trouverez les raisons qui m’ont poussé à mettre en révision le PLU pour l’intérêt d’un plus grand nombre de Bandolais." prétend M. Palix.

 

Les raisons ? Le maire en a donné lors du conseil municipal du 22 décembre (Procès-verbal, page 74) et en particulier celle-ci :

« il y a des personnes qui peuvent avoir acheté des terrains. Des terrains qui ne sont pas constructibles, parce que justement il n’y a pas de voie de dégagement. Eh bien, c’est pour étudier tout ça que je le fais, pour ne pas les spolier. »

 

Tout à fait édifiant !

 

Parce que des gens qui achètent en toute connaissance de cause des terrains inconstructibles ne sont pas spoliés. Et faire le forcing, si on trouve une oreille politique attentive, ça s’appelle tout simplement de la spéculation immobilière.

L’intérêt général a bon dos.

 

De fait, cette révision ne s’imposait pas. Qu’on en juge :

Quelles sont les raisons invoquées par M. Palix dans la délibération N° 31 pour refaire le PLU ?

 

D’abord, la prise en compte de la Haute Qualité Environnementale, qui n’existait pas à l’époque de l’élaboration :

 

Ce n’est pas une norme, mais une démarche. Il ne semble pas qu'une révision complète soit nécessaire pour la prendre en compte.

 

Ensuite, prétend-on, on révise pour satisfaire "de nouveaux besoins" en terme d’Habitat social :

 

Ils ont bien entendu été pris en compte dans le PLU initial : des secteurs entiers ont été réservés pour la construction de logements sociaux (UCa et UD).

Il est vrai qu’on ne leur avait pas adjoint la qualification "intergénérationnels", ce qui change tout, bien sûr !

En particulier un terrain attend pour la 2ème tranche « La Garduère ». Que devient-il ?

Si M. Palix veut vraiment faire des logements sociaux, il lui tend les bras !

 

Et aussi, la nouvelle municipalité veut prévoir des Equipements publics, notamment dans domaine médico-social :

 

Des emplacements ont été réservés dans le PLU initial pour la création et l’élargissement de voies, la création de nouveaux équipements – scolaires, notamment.

Quant aux maisons de retraite, rappelons qu’elles doivent s’insérer dans un plan départemental, et que la décision d’ouverture dépend du Conseil Général.

 

Il faudrait paraît-il, se pencher de nouveau sur la prévention des risques :

 

Les risques naturels ont déjà été recensés et identifiés dans le PLU initial et les réponses de prévention adéquates ont été apportées qu’il s’agisse d’incendie, de glissement de terrain ou d’inondation.

 

Y a-t-il eu une évolution récente depuis un an concernant les risques auxquels serait confrontée notre commune ? En cherchant bien…

 

Enfin, il faudrait réviser pour "assurer une MEILLEURE protection du patrimoine bâti et naturel de la ville".

 

Et la municipalité s’empresse de montrer l’exemple en réduisant à l’état de gravats le Casino, bel exemple architectural de la période Art Déco !

Bravo !

Comment exiger des propriétaires privés ce qu’elle ne veut pas faire ?

Bien entendu, l’état de notre patrimoine architectural et naturel a déjà été dressé lors de l’élaboration du diagnostic et les éléments remarquables identifiés.

 

Rappelons qu’on ne classe pas tel ou tel édifice au gré des préférences de chacun, mais que c’est une commission compétente qui décide.

D’autre part, si la protection s’avère nécessaire, la chose est délicate, vu les contraintes importantes imposées aux propriétaires.

A suivre donc.

 

En résumé, un PLU est toujours perfectible, mais il est clair que cette révision immédiate répond surtout à des impératifs de politique, hélas, politicienne.

 

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