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8 janvier 2011 6 08 /01 /janvier /2011 12:01

 

Comme nous l’avions pressenti, depuis quelques mois, les manoeuvres du maire autour des comités de quartiers ont trouvé leur épilogue fin décembre avec l’élimination des délégués jugés indésirables, et qui seront remplacés, n’en doutons pas, par des amis plus sûrs.

Nous ne parlerons pas de la lettre qui leur a été envoyée par M. Palix, sans doute comme cadeau de Noël, pour les remercier dans tous les sens du terme…un modèle du genre en accumulation des raisons fallacieuses dont personne n’est dupe.

 

Mais au-delà de l’indignation bien compréhensible, cette affaire est assez emblématique de la façon désastreuse dont le maire conçoit la politique et dont il l’applique, depuis que les élections l’ont porté à la tête de la mairie.

Tout d’abord le refus de la démocratie, remplacé par l’autoritarisme le plus sectaire.

Nous le rappelons, les délégués auraient dû être désignés par de véritables comités de quartiers, eux-mêmes étant l’émanation des habitants.

Au lieu de cette réelle représentativité, c’est M. Palix qui les a choisis et nommés. Et qui a donc tout pouvoir sur eux.

Car le second élément, c’est la volonté du maire de tout contrôler, de tout noyauter, ce qui trahit une peur de l’autre, et le refus de toute opinion contraire à la sienne.

Avec pour conséquence de privilégier, non les compétences, mais l’allégeance à sa personne, avec les dégâts que l’on sait au sein de la commune.

On en a ici l’exemple parfait : ce qui a primé pour le maire n’est en rien le dévouement à la collectivité des bénévoles qui se sont investis dans leur tâche, mais leur obédience politique réelle ou supposée. Car le but ultime n’est pas l’intérêt de la chose publique, mais d’asseoir son pouvoir et de s’y maintenir à tout prix.

Ensuite, on retrouve là le refus permanent d’assumer ses responsabilités en se défaussant sur quelqu’un d’autre, le « c’est pas moi, c’est l’autre » à l’œuvre depuis deux ans.

En l’occurrence le « recadrage » aurait été réclamé par un « audit de la Chambre Régionale des Comptes », qui devient d’ailleurs celui du « Centre de Gestion du Var », audit que personne n’a jamais vu et ne verra jamais, et pour cause…

Et l’on en vient au dernier point : le recours systématique au mensonge, propagé en permanence dans tous les supports médiatiques à sa disposition.

 

Ils sont bien loin, les grands discours sur la démocratie, la transparence, l’écoute au service des Bandolais, l’humanisme, etc, etc...

Pour beaucoup de nos concitoyens qui s’y sont laissé prendre, le réveil est amer.

 

En attendant, ne parlons plus de « délégués de quartiers », mais plutôt de « délégués du maire dans les quartiers ».

 

 

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Published by Bandol pour tous
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