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2 janvier 2012 1 02 /01 /janvier /2012 11:40

Le conseil en bref, avec quelque retard, trêve des confiseurs oblige !

 

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 Dernier conseil de l’année.
L’assistance, peu nombreuse à 9h (18 personnes), s’est peu à peu effilochée. Aussi, M. Palix ferait-il bien de s’épargner ce ton théâtral et ces effets de manches qu’il adopte trop souvent : il parlait à la fin devant des chaises vides…même si quelques internautes  pouvaient suivre la séance en direct.
27 délibérations, dont beaucoup sont importantes et ont fait débat:

  •     La motion contre le tracé de la LGV : il serait bon que la discussion s’appuie sur des éléments réels, et non sur des approximations, voire des erreurs.
  •     L’adoption du projet de Plan Local d’Habitat, déjà mort-né semble-t-il, avec 2 points importants : résidences secondaires et logements sociaux. M. Palix réitère ses propos : c’est bien le promoteur qui décide du COS à Bandol !
  •     L’eau que l’on paierait moins cher, à condition de baisser sa consommation…
  •     Où un adjoint apprend, en lisant l’ordre du jour, qu’il est évincé du CA du collège !
  •     Au détour d’une délibération, le maire nous informe de la réhabilitation du Casino.

Et une atmosphère toujours aussi détestable et pénible au bout de presque 4 ans de mandat : pour M. Palix, il ne s’agit pas de trouver des arguments pour convaincre, mais de rabaisser les élus de l’opposition, et surtout, de tuer tout débat en les empêchant de s’exprimer – d’où le gros coup de colère de François Barois. Sans parler de certains propos, proprement consternants dans la bouche du 1er magistrat de la commune.
Par ailleurs, on s’aperçoit que le maire propose au vote des élus une provision « semi budgétaire » (d’1,5 M € quand même), mais qu’il ne sait même pas ce que c’est !! Il a fallu faire  appel aux lumières de l’administration …
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Décisions prises par le maire :
N° 46 : budget de l’assainissement 2011:
La ville a souscrit un emprunt de 500 000 € pour l’investissement ;
François Barois demande au maire s’il s’agit de payer l’énorme avenant de 38 % ––lequel n’a jamais été voté en conseil municipal – présenté en commission pour les travaux des Allées Vivien.
M. Palix répond que non.
L’élu insiste pour savoir sur quel budget le dépassement d’1,5 million €  a été pris, puisqu’il s’agissait de travaux déjà réalisés quand la commission s’est réunie. Pas de réponse.

Délibération N° 1 – Motion contre les propositions de tracés du LGV (sic !)

M. Palix donne lecture de sa motion, qui présente un scénario apocalyptique de l’impact de la LGV sur notre environnement.
Il prétend que les 86 M € d’études préalables ont été payés par les citoyens varois.
Si M.Palix avait pris la peine de se renseigner, il saurait que c’est faux : la convention de financement a été signée entre l’Etat, RFF, la région, le 06, le 83, les grandes villes desservies, Monaco et l’Union Européenne.
Il rejette la décision de ce projet sur les décideurs politiques (des noms !!!), incapables, selon lui, d’évaluer les vrais besoins en matière de circulation depuis 150 ans. Décidément…
 Bref, le maire précise que cette motion ne condamne pas les LGV, vitales pour notre avenir, mais celle qui concerne notre région.
Question : où compte-t-il donc la faire passer ?
Réponse : ce n’est pas à lui d’en décider.
M. Girardi intervient pour nous parler de Sagesse, selon son habitude. Mais est-il bien sage de donner son avis avant de s’être renseigné ?
M. Delaud est contre. Contre les fuseaux proposés, contre tout tracé en PACA aujourd’hui.
Contre le financement du projet, lequel n’est pas encore décidé, contre la destruction de l’AOC Bandol, contre la position du président (socialiste) de la Région, car lui n’est pas un «  godillot », comme ses collègues! Merci pour eux !
Quant à prétendre que la vitesse moyenne entre Aubagne et Toulon sera de 160km /h, selon les documents officiels, c’est faux. Chacun peut les consulter : c’est 220…
Et que dire de l’autoroute qui aurait détruit 75 % de notre AOC ? Elle impacterait 700 ha ?
Chose étonnante dans la bouche d’un élu, voilà que M. Delaud dénie toute valeur à la démocratie représentative, devenue pour lui obsolète à l’heure d’internet, et qui ne traduit plus la réalité du terrain.
François Barois remet les pendules à l’heure : il rappelle que ce sont les élus de notre région qui ont décidé. Il souligne que le projet de LGV va de Gênes à Barcelone, et non de Toulon à Marseille. Ce serait une grave erreur de laisser la région toulonnaise à l’écart, et nos enfants seraient en droit de nous le reprocher.
L’intérêt de Bandol est que, grâce à la LGV, le réseau ferré actuellement saturé puisse à l’avenir assurer un meilleur cadencement de TER Marseille –Toulon. Ce qui profitera aux nombreux Bandolais qui l’empruntent.
Pour lui, la motion présentée par le maire n’est pas valable : il s’abstiendra.
Revenant sur certains points erronés, il précise que le fuseau de 1000m présenté est un fuseau d’études et calcule que l’emprise finale de 25m maximun  impactera à peu près 15 à 20 ha sur les 1500 ha du vignoble de Bandol, c’est-à-dire 1à 2 % .
Pour Marcel Bogi, il est nécessaire de raisonner à long terme, en prenant conscience que  la LGV, c’est l’avenir et que la décision ne nous appartient pas.
On passe au vote : nous nous abstenons, ainsi que  Mrs Sauzet, Bogi, Sagniez et Garcia.

Délibération N°2 – Adoption du projet de Programme Local de l’Habitation (PLH)

Ce projet est élaboré pour les 6 ans à venir : il est censé déterminer la politique de logements de la commune, y compris de logements sociaux.
Il présente un diagnostic, des objectifs et les possibilités d’atteindre ces derniers.
Le SCOTT s’impose au PLH, et le PLH au PLU.
On mesure la difficulté d’atteindre des objectifs qui imposent d’accueillir une population plus nombreuse, tout en limitant les constructions nouvelles et l’extension urbaine…
L’analyse de la situation fait apparaître que c’est Bandol qui a le plus fort pourcentage de logements sociaux – ce qui démontre l’inanité des critiques de M. Palix à l’encontre de son  prédécesseur, d’autant plus que son propre bilan est quasiment inexistant, après presque 4 années de mandat.
M. Delaud,  fait remarquer que ce plan est mort-né : Le Beausset et Evenos ont l’intention de rejoindre TPM et Sanary veut au contraire rentrer à SSte Baume !
Réponse du maire : « Si tu veux, on en parlera tout à l’heure… »
Le PLH prévoit au minimum la construction de 373 logements à Bandol, soit 62 / an dont 40 logements sociaux / an.
Sont donc inscrits sur les documents remis aux élus la construction de

    * 57 logements dont 15 sociaux rue de Buffon en 2012 (4 844 m² )

    * 70 logements dont 35 sociaux au Camping Vallongue en 2013 (12600 m² )
    * 30 logements dont 10 sociaux rue Laennec (2 200 m² ) en 2013

Le plan parlant aussi de « mobilisation des résidences secondaires »,  M. Sagniez s’interroge sur l’objectif affiché de diminuer leur nombre de 10 %.
Rappelons que selon les dernières statistiques de l’INSEE en notre possession, Bandol comptait en 2006 pour 10 868   logements 4 362 résidences principales, et 6 098 résidences secondaires.
Au vu du PLH, il y aurait actuellement 5328 résidences principales,  dont 294 logements sociaux.
Faudra-t-il transformer 600 résidences secondaires en principales ?
Brigitte Rouland voudrait avoir quelques précisions sur la « récupération des logements vacants » et sur cette « mobilisation des résidences secondaires pour faciliter leur conversion en résidences principales ».
François Barois renchérit : le programme prévoit des « mesures réglementaires » pour sa mise en œuvre. Cela inquiète les gens, c’est dangereux ! Quelles mesures?  Pas de réponse !
On garde en mémoire 2 points effectivement inquiétants :
–    le maire a fait voter par sa majorité l’extension du droit de préemption  à l’ensemble du territoire communal
–    la délibération (retirée) de février 2010, qui prévoyait la préemption et au besoin l’expropriation pour l’achat de terrains destinés à des logements sociaux.
Mme Connat s’inquiète de l’urbanisation excessive et demande quel sera le prochain quartier où seront construits les immeubles.
Le maire répond qu’il a accordé 100 permis de construire par an en moyenne, soit moins que son prédécesseur. … Sauf que…
Sauf qu’un permis peut concerner 1 logement individuel …ou 90 !
Et il réaffirme qu’il n’a rien signé ( !) et que c’est le promoteur qui a voulu un COS à 0,50 pour les logements réalisés sur l’emplacement du camping.
Faisant le point sur les logements sociaux, il parle du camping, de 5 logements prévus rue Jenner et dit qu’il n’y en a pas d’autres ! Dont acte. M. Palix précise que dans ce PLH, il ne s’agit que de projets. Quant au PADD, il est en cours de réalisation et sera voté cet été.
Pourquoi alors faire voter un PLH qui comporte 10 logements rue Laennec, puisque apparemment ce projet est abandonné ?
Où seront donc réellement construits ces 40 logements ? On ne sait pas…
 Bref, beaucoup de confusion !
 2 votes contre : Mmes Moroni et Connat
6 abstentions : Mme Rouland et, Mrs Bogi, Barois, Garcia, Sagniez et Sauzet.

Délibération N° 3 – PV de la commission de transfert des charges entre Bandol et la CCSSB

M. Palix vante les mérites de l’appartenance à la communauté : travaux, fiscalité, non transfert de sa régie des parkings etc…et conclut : « avec SSte Baume, nous fermerions… non, nous formerions une communauté. Lapsus révélateur de l’esprit dynamique qui y règne…
Pas de débat : il coupe brutalement la parole à François Barois et passe à la suite.

Délibération N° 4 – Service public de distribution de l’eau et de l’assainissement - rapport du maire sur le prix et la qualité des services – exercice 2010

Le maire, en réalité ne parle guère de 2010 : l’essentiel de son intervention porte sur la prétendue baisse de prix de 2011: il veut, dit-il, répondre aux interrogations des Bandolais, « loin de toutes interprétations politiciennes de certains blogs » !
Il aurait supprimé le forfait semestriel de 30 m³ à prix réduit, remplacé par une tranche journalière de 165 litres et augmenté fortement les tarifs de juillet / août pour avantager les résidents « principaux » par rapport aux résidents         « secondaires », affreux profiteurs et gaspilleurs.
Et aussi pour obliger le consommateur à économiser l’eau et protéger la  ressource.
Pour  compenser le lissage des 30m³ / semestre, les prix ont baissé, prétend-il.
Il évoque encore l’ « ouverture » de Bourgarel, alors qu’il serait plus juste de parler de « réouverture », cette nappe alimentant Bandol depuis plus de 50 ans !
M. Palix aurait dû y regarder à 2 fois !
Car les Bandolais ont reçu leur facture du 1er semestre 2011 et n’ont pas constaté de baisse, au contraire.
Attendons la facture du 2ème semestre qui risque de se révéler encore plus douloureuse. Nous en reparlerons.
L’opposition intervient.
D’abord François Barois, qui a du mal à se faire entendre, le maire couvrant sans arrêt sa voix, l’interrompant…
L’élu fait remarquer que le rapport  de la SEM, proposé bien tardivement, concerne 2010 et que M. Palix a surtout parlé de 2011. Le forfait journalier a entraîné une augmentation de la facture, d’où la levée de boucliers ! Il suffit de s’absenter quelques semaines, et l’on perd plusieurs m³ à tarif réduit.
Michel Sauzet, lui aussi, tente de s’exprimer, coupé sans cesse par des remarques du maire, totalement ridicules et déplacées.
Il explique que 165 l par jour représentent à peine 2 douches et un bain, et qu’il y a des familles avec enfants ! Il ajoute qu’une chasse d’eau consomme 10 l.
Réponse du maire : « Je vois que vous allez souvent aux WC, vous avez des problèmes. »
On appréciera ces arguments, au ras du caniveau, mais qui ne sont pas pour nous surprendre : M. Palix, dans un précédent magazine, évoquant un vieil édifice aux allées Vivien, avait parlé avec élégance du « transformateur pissotière de M. Barois »…
Marcel Bogi soulève un autre problème : la baisse importante de rendement du réseau (avant l’arrivée aux compteurs) qui est passée de 91,40% en 2009 à 86,49 % en 2010, ce qui représente une perte de  218 000 m³.
Mme Quilici renchérit et demande des explications, que M. Palix est incapable de fournir.
François Barois fait aimablement remarquer au maire qu’en 2006, celui-ci lui avait posé la même question et que lui-même n’avait pu répondre dans l’immédiat. Il suggère à M. Palix de répondre au prochain conseil et conclut, amusé : « Vous voyez, je suis conciliant… »
Michel Sauzet, pour finir, attire l’attention sur le fait que cette relève journalière est une source de problèmes quasi insurmontables pour les copropriétés.
Ni la SEM ni la commune ne semblent s’en être préoccupées. Il faudra bien régler ce problème.

Pas de vote, l’assemblée prend acte.

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