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13 mai 2010 4 13 /05 /mai /2010 14:09

Le conseil en bref :

 

6 délibérations seulement, dont les plus marquantes :

 

Ø      Installation d’une nouvelle conseillère municipale

Ø      Vote d’un taux relais de la taxe professionnelle 2010, avant sa suppression en 2011.

 

Suivies d’une « communication » du maire sur la fermeture du restaurant scolaire qu’il a décidée, refusant les solutions provisoires proposées par les pompiers, pourtant  simples à mettre en œuvre, pour laisser la cantine ouverte dans l’attente de travaux complémentaires…

 

On l’attendait, après le communiqué publié sur le site internet de la ville où le maire s’est permis de prendre nommément à partie son prédécesseur, auquel il refuse tout droit de réponse.

C’est à un procès que nous avons assisté, avec le maire dans le rôle du procureur, du juge et des parties. Et même, le plus ahurissant, il s’est fait  un instant l’avocat de François Barois en reconnaissant que la situation était inextricable pour lui également, vu les exigences contradictoires des différentes commissions !…

Un court instant, car M. Palix s’est surpassé une fois de plus, empêchant sans arrêt ses opposants de parler, allant même jusqu’à injurier François Barois qu’il a traité de « criminel » (!), et le menaçant d’un procès – un de plus…

Or, M. Palix a reconnu qu’il avait reçu en 2008 un courrier de l’organisme chargé du contrôle des travaux, l’avertissant des problèmes posés. Mais, dit-il, ce dossier est resté dans un tiroir ! Pendant 2 ans !!! Et maintenant, « c’est la faute à Barois »…

Mais voilà, trop, c’est trop.

Pour la 1ère fois, le maire s’est fait copieusement huer et moquer par le public, outré par son attitude, ses propos outranciers et scandaleux.

Et le bouquet final : il a levé brutalement la séance, refusant une nouvelle fois de répondre aux questions orales en suspens de puis…le 12 avril. Ce qui n’a guère été apprécié non plus.

Beaucoup sont sortis en se demandant si le premier magistrat de la commune avait tout son bon sens…

 

 

 

Délibération N° 1 – Installation d’un conseiller municipal

 

Mme Sandrine Ricciardo, ayant démissionné, est remplacée par Mme Isabelle Vidal.

 

Remarquons que c’est la  troisième démission dans l’équipe du maire, après celles de M. Alexandre  Doriol , devenu chef de cabinet – poste qui lui perme de donner toute sa mesure – et de Mme Lartigue.

 

Délibération N°2 – Commission municipale du tourisme et du développement économique -Nomination d’un nouveau membre

 

Mme Isabelle Vidal est proposée.

 

Unanimité

Mme Brigitte Rouland qui est membre de cette commission, demande à quel rythme celle-ci se réunit, étant donné qu’elle-même n’a jamais été convoquée.

Réponse de Mme Reig : « Les statuts de l’office du tourisme ayant changé, cette commission n’est pas obligatoire. » Elle poursuit en expliquant qu’il y a un conseil d’exploitation avec des personnes venant de l’extérieur, donc la commission municipale n’a plus aucune base ( ?) pour intervenir.

 

Mme Rouland : « Pas la peine de continuer ».

 

Mais Mme Reig est bien adjointe au tourisme, et l’émanation de la municipalité, laquelle a, nous l’espérons, son mot à dire sur l’élaboration de la politique touristique de Bandol ?

Pourquoi se priver de l’aide de conseillers municipaux, qui sont aussi acteurs économiques de notre cité ?

D’autant plus que ce n’est que fin octobre 2009 que l’office a changé de statut. Il nous semblait qu’une municipalité dont l’objectif était de « quitter le tourisme de cueillette ( ?) pour se porter sur l’économie de marché etc… etc…» aurait pu, en 18 mois, réunir cette commission au moins une fois…

 

Délibération N°3 – Fixation du taux relais de la taxe professionnelle - Exercice 2010.

 

Etant donné la suppression prévue de la taxe professionnelle, 2010 est une année de transition. Ce n’est qu’en 2011que sera instaurée une nouvelle répartition des impôts locaux.

Pour 2010, les communes sont tenues de voter un taux relais.

Ce taux relais de CFE (cotisation foncière des entreprises) sera identique au taux de la TP 2009, soit 17,43 %.

 

M. Delaud, qui se définit comme « le seul membre de l’opposition réelle » intervient alors : « Si vous permettez, M. le maire, je voterai contre, pas parce que j’ai quelque chose à reprocher au taux que vous proposez. »

On se disait aussi…

Il veut en fait manifester son opposition, non au maire, mais à la suppression de la taxe professionnelle. Car la commune perdra la maîtrise de ses finances. Il voit avec inquiétude se profiler à l’horizon l’absorption de Bandol par Toulon Métropole.

 

Henri Girardi demande ce qu’il en est de notre entrée dans Sud-Sainte-Baume.

M. Palix lui répond que la commission d’admission se réunira fin juin.

 

François Barois fait état des dernières informations concernant cette communauté : Evenos fait des démarches pour la quitter, et le Beausset s’interroge sur son propre retrait, devant l’inertie totale qui y règne. Il souhaite bonne chance au maire. (Bandol a raté l’examen d’admission par 2 fois, certaines communes étant opposées à notre l’entrée)

 

On passe au vote :       1 contre

                                   Les autres  pour.

 

Puis après les trois dernières délibérations, le maire aborde le sujet du restaurant de l’école primaire.

 

Là, pas de sanglots dans la voix du maire, pas de pleurs comme lors de la réunion du 4 mai à l’école primaire (à ce que rapporte Var-Matin) : il n’y avait pas de parents d’élèves dans la salle du conseil.

M. Palix a sorti l’artillerie lourde, montrant ainsi « sa capacité à ouvrir le dialogue avec l’ensemble des élus issus de la même famille politique et de fonder un rapport harmonieux et efficace au sein de son conseil municipal. » !!!

 

Il reprend le texte du communiqué qu’il a publié sur le site internet de la ville, mais avec quelques modifications.

Suite à la visite du préventionniste de la commission d’arrondissement de sécurité, M. Palix affirme avoir pris connaissance pour la 1ère fois, la semaine dernière, des problèmes posés à l’occasion de travaux effectués en 2007 sur le bâtiment du restaurant scolaire d’Octave Maurel – réfection des  sanitaires et du vestiaire des agents, modification de la cuisine, extension de la salle de cantine et communication avec le parking.

Travaux qui posaient problème pour la commission de sécurité et l’organisme chargé du contrôle technique, la SOCOTEC. (Nous verrons pour quelles raisons).

 

Le maire poursuit : « Parmi les archives municipales, nous avons retrouvé un rapport de la SOCOTEC, adressé en 2008,  qui déclare… » et il énumère la liste de tous les problèmes évoqués plus haut. 

Mais voilà, à qui ce document a-t-il été adressé en 2008 ?

François Barois interviendra : «  La SOCOTEC vous a écrit en mai 2008 pour vous avertir. »

M. Palix : « On l’ignorait »

F. Barois : « Impossible : vous l’avez signé. »

M. Palix : « Elle nous a écrit en mai, mais ce dossier est resté dans un tiroir. »

 Pendant 2 ans !

Et M. Palix , qui se prétend soucieux de la sécurité, feint de découvrir les problèmes  qu’il a eu 2 ans pour résoudre ? En plus, il veut faire porter le chapeau à son prédécesseur qu’il traite publiquement d’irresponsable ?

Mais que fait-il à la mairie ?

Ou le danger était réel, et son inertie est inexcusable ; ou il n’y en a pas, et dans ce cas, pourquoi ce cinéma ?

Le public avait du mal à en croire ses oreilles et commençait à s’agiter.

 

Puis le maire lit la lettre du préfet. Mais il oublie qu’il l’a publiée sur internet, et il se permet de rajouter des éléments qui n’y figurent pas.

 Il termine en apothéose avec une nouvelle menace de procès à la clé : il consulte son avocat, c’est-à-dire celui de la commune (payé par les contribuables) pour établir les responsabilités pénales, financières et morales de son prédécesseur, et aussi de certains fonctionnaires!

Encore quelques comptes à régler ?

 

François Barois demande la parole, sans cesse interrompu par les cris du maire.

Il rappelle à M. Palix que la commune a un fonctionnaire formé pour faire des visites de sécurité dans Bandol, visites diligentées par lui.

 A ce titre, cet agent est censé préparer les visites périodiques concernant les ERP (Etablissement Recevant du Public) diligentées, elles, par le préfet et avertir le maire s’il y a un problème.

Réponse du maire : «Il l’ignorait »

Comment est-ce possible ? C’est pourtant son travail ?

 On peut légitimement s’interroger sur le fonctionnement de la mairie depuis 2 ans : un maire qui laisse traîner dans un tiroir des dossiers importants après en avoir pris connaissance ; un  adjoint à l’urbanisme remercié (pour une raison qui n’a pas été rendue publique…) et qui, de toutes façons n’était pas au courant : beaucoup d’ignorants dans cette histoire…

 

M. Palix ajoute que les enfants, une fois entrés, ne peuvent plus sortir de la cantine ;  il accuse «Vous avez bloqué les issues de secours. »

Stupeur de François Barois, qui est allé vendredi faire un tour au restaurant scolaire.

« Où avez-vous vu ça ? »

Réponse de M. Palix : « On me l’a dit ce matin.»

 

Le public s’agite de plus en plus devant le manque de crédibilité des réponses de M. Palix. Nous avons  manifestement un maire qui ne se déplace guère dans Bandol. On l’a constaté récemment dans l’affaire des fameuses parcelles avec villas, promises à l’expropriation…

 

Brigitte Rouland intervient pour lire, enfin, pour tenter de lire un article paru dans Var-Matin qui relate un exercice de sécurité organisé par M. Palix  le 22 novembre 2008.

Evacuation de l’école Octave Maurel. «L’alerte a toutefois permis de vérifier le fonctionnement de sirènes d’alarme. Cet exercice avait pour but de vérifier les procédures d’évacuation mises en place en début d’année pour assurer la sécurité des enfants. »

peut-on lire au-dessus d’une magnifique photo représentant le maire, habillé en pompier et accompagné, entre autre, du responsable municipal pour la sécurité.

 

Aurait-on oublié le restaurant scolaire lors de cet exercice ?

Tout cela n’est pas très sérieux.

 

On comprend d’autant moins l’intervention de M. Rodriguez qui affirme que non seulement la cantine, mais l’école tout entière auraient dû être fermées.  Il dit que le préventionniste a changé depuis 2007.

 

François Barois poursuit : le maire ne peut prétendre avoir ignoré le dossier, puisque la levée de garantie de l’entreprise adjudicataire a bien été signée par son 1er adjoint.

Puis il fait l’historique de l’affaire :

Situation avant travaux :

Un bâtiment de restauration scolaire avec une cuisine reliée directement au parking du 11 novembre, depuis la construction de celui-ci, il y près de 25 ans.

Les travaux entrepris avaient pour objet une légère restructuration du restaurant pour répondre aux demandes de la DSV (Direction sanitaire et vétérinaire) ;  remplacer un peu du carrelage détérioré, revoir l’installation électrique pour améliorer la sécurité et réaliser une petite extension du restaurant.

Ont été désignés un architecte, et un bureau de contrôle, la SOCOTEC.

 

Les 2 difficultés rencontrées :

Ø      La DSV exigeait que les employés de la cantine accèdent à leur vestiaire sans passer par le cuisine, pour de raisons d’hygiène. Une seule solution : un second accès par le parking.

Mais il a fallu prouver que le parking était soit conforme aux normes actuelles (ce qui n’est pas le cas), soit conforme aux normes de 1985, l’époque de sa construction.

Or, aucun organisme n’a pu se charger de ce travail et donc fournir les documents nécessaires à l’obtention d’un avis favorable de la commission de sécurité.

D’où l’impossibilité d’obtenir cet accord. Ce qui explique les retraits des 2 permis, dans l’attente de solutionner le problème.

 

D’ailleurs, M. Palix l’a reconnu :

« On se trouve devant le même dilemme. D’un côté la sécurité nous dit : « si vous communiquez avec le parking, niet. »Et les services vétérinaires m’ont dit : « Si vous ne faites pas la communication, on demande la fermeture de votre cuisine. »

 

On aurait : soit une cantine et pas de cuisine, soit une cuisine mais pas de cantine.

François Barois souligne l’absurdité de la réglementation dans cette affaire.

 

Il aborde le second point d’achoppement :

Ø      La demande d’installation d’une alarme généralisée.

Il y a une bien un alarme pour la restauration scolaire, alarme sonore située dans la cuisine, et une autre alarme pour l’école, cantine et école étant situées dans des bâtiments distincts. 

La visite périodique de la commission de sécurité 2004 avait donné un avis favorable, comme toutes celles des années antérieures.

Voilà que la commission réunie à l’occasion du dépôt de permis de construire a demandé une alarme généralisée englobant l’école  et la cantine.

 

Cette demande a été jugée abusive en son temps, les locaux étant entièrement séparés et les 2 systèmes en place n’étant pas compatibles.

 

(M. Rodriguez nous apprendra quelques minutes plus tard que la récente commission vient d’abandonner cette exigence, donnant à posteriori raison à François Barois.)

 

Devant le problème soulevé, il avait été décidé en 2007 de boucher le second accès au parking.

Mais l’architecte en charge des travaux, le seul à même de modifier le permis, n’a pu terminer sa mission, ayant fermé son cabinet et quitté la région. Puis les élections sont arrivées et le dossier est resté en l’état.

 

François Barois poursuit.

Les enfants n’ont jamais été mis en danger, car si cela avait été le cas, le préfet aurait eu le devoir de fermer la cantine. Il dispose de ce pouvoir et ne l’a pas utilisé.

 Il suffit de lire sa lettre pour le constater.

Il y a un monde entre émettre un avis défavorable à l’exploitation du restaurant – procédure qui laisse du temps pour remédier aux problèmes soulevés – et demander sa fermeture. Il y avait donc la place pour des mesures transitoires en l’attente de la réalisation, pendant les vacances scolaires, des 3 prescriptions du préfet.

 

M. Palix ne l’a pas compris, ou plutôt ne veut pas le comprendre.
D’autant plus que le service préventionniste des pompiers n’a pas demandé la fermeture ; il a même proposé au maire des mesures transitoires pour que la cantine reste ouverte : 2 agents de sécurité munis d’un mégaphone et mise en place d’une alarme provisoire.

Le maire a refusé.

 

Il commence par nier toute proposition des pompiers, mais son adjoint le reconnaît, « il s’agissait d’une proposition orale. »

François  Barois maintient que lui  n’aurait pas fermé la cantine, que ses propres enfants ont d’ailleurs fréquentée pendant des années.

 

Réponse de M. Palix : « Vous êtres un criminel ! »

Le maire en rajoute : « J’ai vu suffisamment d’enfants mourir… »

Ce qui déclanche un franc éclat de rire !

 

Michel Sauzet rappelle alors opportunément l’affaire du chapiteau : à Noël 2008, le maire avait laissé installer un énorme chapiteau sur le parking du Casino, structure qui a reçu des centaines d’enfants avant de s’effondrer…

Le 1er adjoint intervient pour regretter que l’ancien maire n’ait pas discuté des dossiers sensibles avec son successeur.

« Depuis 2 mandats, quand la maire a été battu, ils sont partis comme des voleurs. »

 

Réponse de l’intéressé : « Je siège à tous les conseils municipaux depuis 2 ans. »

 

(Nous pensons que M. Bogi veut parler de 1995, car ni Xavier Suquet, ni François Barois n’ont agi de la sorte…)

 

Michel Sauzet s’étonne que l’ancienne 1ère adjointe, Mme Canevari, n’ait pas eu connaissance du dossier. Elle ne peut répondre, étant absente.

 

Et, comme il a été nommément mis en cause par M. Palix sur le site officiel de la ville de Bandol, François Barois réclame un droit de réponse.

Bien entendu, surdité du maire.

Il rappelle aussi qu’il a posé des questions orales le 12 mars, auxquelles le maire n’a pas répondu – précisons que la loi l’oblige à la faire.

Réponse de M. Palix : il se lève et s’en va, démontrant encore une fois  « sa capacité à ouvrir le dialogue avec l’ensemble des élus issus de la même famille politique et de fonder un rapport harmonieux et efficace etc, etc… »

 

 

 

 

 

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commentaires

Christian Viala 09/06/2010 19:43









Christian Viala 09/06/2010 19:22



Voilà mon commentaire N°4 de 14h42 qui ne figure pas dans la liste:









Christian Viala 09/06/2010 16:50










Christian Viala 09/06/2010 15:14



J'ai encore oublié une chose,


Félicitations !
Vous êtes les premiers à répondre à mon message


Comme quoi !



Christian Viala 09/06/2010 14:45



Pardon, mais j'ai oublié de répondre à une de vos questions.
Ce que je vous ai ecrit les autres élus l'ont reçu également.