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21 février 2012 2 21 /02 /février /2012 12:23

 

 Il est intéressant de revenir sur quelques points qui méritent l’attention, (en dehors de ceux que nous avons déjà abordés) et qui jettent un jour assez cru sur la façon dont « Sa Grandeur Démocratique » met en œuvre ses grands principes.

Deux exemples :

Tout d’abord, la délibération N° 6 qui proposait de désigner un nouveau représentant du conseil municipal au CA du collège Raimu, en remplacement de Jean-Marie Sagniez  (qui y siégeait depuis 4 ans en compagnie de Mme Moroni et de M. Delaud).

Pensez-vous que le maire aurait daigné informer l’élu de son éviction?

Pas du tout : M. Sagniez a appris la nouvelle en lisant l’ordre du jour…

Et tout cela, pour nommer à sa place … eh bien, le document ne l’indiquait pas. Le suspens était vite levé : M. Palix proposait Mme Galvan, sous les rires de l’assistance...

Le prétexte trouvé par le maire : il fallait un membre de la majorité, et de plus, M. Sagniez était absent aux CA du collège.

Faux : Jean-Marie Sagniez avait rempli sa mission avec le plus grand sérieux – Mme Moroni, sa collègue au CA, confirmant d’ailleurs qu’il avait toujours assisté aux réunions.

Devant ses protestations, M. Palix, dans un grand élan démocratique,  trouvait la solution : « On va enlever Mme Moroni ! »

Vives réactions de François Barois et Michel Sauzet qui dénonçaient une chasse aux sorcières scandaleuse, tandis que pour Marcel Bogi, il était clair que M. Sagniez payait sa fidélité à son égard et son refus de trahir, contrairement à d’autres, qui n’avaient pas hésité à le faire, pour quelques euros, rappelait-il.

Bref, au moment de voter, personne ne savait plus pour qui !

Mme Moroni refusait de cautionner de telles pratiques et se désistait. Le maire proposait alors sa place à M. Girardi, qui acceptait sans état d’âme…

 Ce qui donnait : titulaires : Mme Galvan, M. Girardi, et M. Delaud.

Brigitte Rouland marquait sa réprobation : « Cette délibération n’est pas digne d’un maire. Vous voulez remplacer M. Sagniez par une personne de la majorité et vous mettez M. Girardi ? Où situez-vous M. Girardi ? »

Effectivement : question épineuse…difficile de considérer cet élu comme un opposant.

Une abstention (M. Delaud), l’opposition votant contre.

 

La délibération N° 11 permettait d’apprécier davantage comment se décline la démocratie au sein du conseil municipal.

Selon l’article L. 123 –1-2 du code de l’urbanisme, construire un logement implique l’obligation de réaliser une aire de stationnement. Si ce n’est pas possible, le bénéficiaire du permis peut, soit prendre une concession dans un parking public à proximité, soit acheter une place dans un parking privé.

A défaut, il peut être tenu de verser à la commune une participation qui servira à réaliser des parkings publics.

En juillet 2004, le conseil municipal en avait fixé le montant à 10 000 €. (le plafond étant de 13 000 €).

Il s’agissait d’actualiser ce montant en fonction du dernier indice du coût de la construction.

Ce qui aurait dû faire 12 573 € et non 17 237 € comme le proposait M. Palix, qui a décidé d’appliquer le montant plafond !

Michel Sauzet a tenté de l’expliquer : impossible !

Notre Grand Démocrate l’interrompait sans arrêt, pour l’empêcher de placer un mot : « Vous vous trompez de ligne… ce n’est pas le bon indice … c’est M. Barois qui s’est trompé en 2004… » et autres fariboles. Avant de recourir à sa méthode favorite : rendre inaudible la voix de l’opposant en parlant en même temps, et imposer le vote, sans aucun débat.

Tant il est insupportable à M. Palix que l’opposition puisse exprimer un avis contraire !

François Barois a stigmatisé ce comportement qu’il a qualifié à juste titre d’odieux, d’impoli et de scandaleux. Il s’est fâché tout net : « Laissez-le parler ! »

Il est assez surréaliste d’entendre le maire parler d’une augmentation « dans l’intérêt des Bandolais », alors que, comme le lui a fait remarquer l’opposition, les Bandolais construisent, eux aussi et ce sont eux qui vont supporter ce surcoût.

Ajoutons que si c’est un promoteur, il faut être bien naïf pour s’imaginer qu’il ne va pas répercuter cette augmentation sur le prix des logements…

Voilà qui fera baisser les prix dans l’immobilier!

 

Bref, éviction inutile d’un élu, dont l’action au sein du CA du collège ne pouvait avoir aucune connotation politique, tentatives habituelles pour museler l’opposition,  encore un conseil où le maire a donné toute sa mesure !

 Que nous réservera le prochain ?

 

 

 

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Published by Bandol pour tous
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