Quand va-t-on arrêter de prendre les Bandolais pour des imbéciles ou des amnésiques ?
Discours, déclarations à la presse, voire à FR3, tout est bon pour distiller contrevérités et désinformation qui semblent être l’alpha et l’oméga de la stratégie de communication adoptée par le maire.
Et que dire du journal municipal !
Ainsi, dès les deux premières lignes de son édito de juillet, M. Joseph nous a appris, que la manne municipale – à savoir les subventions – était tombée, par la grâce des élus, sur « quelques (sic) 60 associations ».
Passons sur l’orthographe, mais 60 associations ?
On compte, on recompte ; eh bien non : elles sont 42, pas une de plus, à avoir reçu des subventions, votées le 16 juin par le conseil municipal. Et il n’y a pas eu de « rallonge » depuis, comme le faisait miroiter le maire, la subvention de 10 000 € pour Classica Bandol ayant été attribuée le 4 août à une société de spectacle privée.
Résultat : encore 10 associations laissées sur le carreau, qui s’ajoutent à celles, presque aussi nombreuses, qui n’avaient rien reçu en 2015, et auxquelles on n’a même pas envoyé cette année de dossier à remplir. Message des plus clairs…
Curieuse approximation, où l’on veut nous faire avaler que 42, c’est à peu près 60 !
Ou c’est une erreur de calcul, et dans ce cas, est-il bien raisonnable de confier la gestion financière de la commune à quelqu’un qui peine manifestement à compter jusqu’à 100 ?
Ou l’on cherche à tromper délibérément le lecteur…
C’est pourtant bien M. Joseph qui plaçait, il y a quelques mois, « l’honnêteté et la droiture comme premières valeurs » ? Il est vrai qu’il s’agissait d’un tract électoral…
Nous avons eu la réponse à cette question, aimablement fournie par le sieur Gabet, directeur de cabinet, dans sa déclaration à Var-Matin du 24 Août dernier.
Maintenant, s’il faut en croire le porte-parole du maire, ce ne sont plus soixante, mais 80 associations qui auraient reçu une subvention !
Et ce n’est pas tout : une centaine d’entre elles bénéficieraient gratuitement d’un local municipal !
Faux, sur toute la ligne : c’est moins de la moitié qui est autorisée à en occuper un.
Petit conseil d’ami : pour éviter de voir double, ne pas trop forcer sur l’anisette, même en ces temps de canicule …
Ensuite, à notre connaissance, la gratuité ne concerne que les deux petites salles, rue du puits du charron. Pour les autres locaux, les associations versent une redevance à la mairie.
Autre point, pour justifier l’injustifiable, – à savoir le refus de donner accès à une salle associative aux uns et le permettre aux autres – évoquer l’absence d’assurance ne tient pas la route, les associations s’assurant à l’année et reconduisant leur contrat.
Quant aux problèmes de sécurité qui se seraient posés sous la mandature précédente, on ne voit pas lesquels…Un mensonge de plus !
Assez de ces discours élogieux, dithyrambiques même, sur le rôle des associations, sur le « soutien actif » qu’on leur apporte, sans arrêt démentis par la façon dont on les traite !
Mais ce qui nous semble au moins aussi gênant, c’est l’état d’esprit et la conception de la communauté qui sous-tendent le discours du maire et de son substitut.
D’un côté, il y aurait la municipalité, qui octroie généreusement 400 000 € aux associations (A noter au passage que c’est 150 000 € de moins qu’en 2014 et qu’en 2015, et que, sur cette somme, il y en a 250 000 accordés à 7 associations importantes) municipalité qui, de plus, met à leur disposition locaux et matériel, ainsi que les agents communaux, ce qui a un coût, certes, comme on nous en rebat les oreilles.
De l’autre, les associations, dispendieuses, et qui auraient pris de mauvaises habitudes* !
Il est bon de rappeler quelques évidences à nos élus.
D’où proviennent les ressources de la ville ?
Pour la moitié, des impôts locaux payés par les Bandolais (10,5 M € en 2015)
Qui a payé la construction des locaux municipaux ? Ce sont bien les Bandolais.
Qui paie leur entretien ? Encore les Bandolais.
Qui paie le personnel communal ? Toujours les Bandolais !
En permettant aux associations de remplir correctement leur rôle auprès de la population, ce n’est pas de l’argent qui leur est donné, c’est de l’argent qui est rendu aux Bandolais.
*On leur refuse depuis quelques mois, la possibilité qu’elles avaient jusque-là de faire imprimer leurs affiches en mairie moyennant finances, sous couvert d’économies !