Car leur retransmission n’est pas satisfaisante, malgré un matériel dernier cri paraît-il !
En février, on avait une vision à peu près globale du conseil et des élus. Mais depuis, cela s’est gâté : la caméra panoramique utilisée n’a pas une bonne définition, l’image est trop floue pour qu’on puisse lire les noms des élus. De plus, elle ne nous montre qu’un plan fixe très restreint, et c’est à l’internaute de la diriger sans arrêt pour cadrer l’élu qui intervient, s’il y parvient ! Et quand il s’agit d’un dialogue…on entend, et pas très clairement, des voix désincarnées. Difficile de suivre correctement les débats.
Chose plus gênante, impossible de voir comment votait l’opposition, vu la rapidité des gestes…On voudrait lasser les Bandolais qui portent encore un certain intérêt à la vie municipale qu’on ne s’y prendrait pas autrement. C’est le 4ème conseil sur huit interdit d’accès aux Bandolais : nous avions oublié celui du 25 septembre où un huis-clos avait été imposé : la salle Jules Verne avait été réservée pour une navigatrice, très sympathique au demeurant, venue lire de la poésie avec guitare.
Gérard Mino à la fin du conseil, a abordé le sujet et présenté une requête au nom de l’opposition : certes, le caractère intimiste de cette séance est sympathique, a ironisé l’élu, mais quand aura-t-on à disposition une salle susceptible de recevoir du public ? Où en est l’avancement des travaux ?
Réponse effarante du maire : « Il n’y a pas d’obligation à ce qu’il y ait du public, puisque tout est filmé en direct »
Sauf que Bandol est en France, et que, n’en déplaise à M. Joseph, qui devrait le savoir, la loi précise que les séances du conseil sont publiques. Les dérogations actuelles sont provisoires et uniquement liées à la situation sanitaire. De plus, elles ont varié depuis le 14 novembre 2020 et se desserrent, même à Bandol (jauge à 35% depuis le 19 mai)
Un huis-clos est une procédure exceptionnelle, très encadrée pour ses motifs, et son utilisation est limitée pour éviter les abus. D’ailleurs, s’il est jugé abusif par un élu, ou un simple citoyen, ceux-ci peuvent saisir le tribunal administratif. Et si leur recours est justifié, toutes les délibérations votées seront invalidées.
Rendez-vous au prochain conseil, le 25 juin, mais rien n’est gagné, car si M. Joseph reconnaît du bout des lèvres que la présence du public est souhaitable, il ajoute aussitôt « si la salle Jules Verne est disponible, si on peut recevoir du public, si la situation sanitaire le permet… »
Il semble oublier la salle Pagnol, (120 places), qui rouvrira prochainement avec jauge règlementaire pour une conférence et qui, par le passé a déjà accueilli le conseil municipal...Et fin juin, la jauge sera de 60%...
Comme le concluait M. Mino « Il en va de le démocratie. »