accompagné de tentatives pour museler l’opposition au conseil et la décrédibiliser…
Il n’est pas étonnant de voir à ce jour beaucoup de Bandolais ignorer encore ce que le PLU leur réserve : depuis des années, la désinformation fait partie du mode de fonctionnement habituel de la municipalité dans ses communications : textes, déclarations, et même illustrations pseudo photographiques dans le magazine,
La présentation du PLU n’a pas échappé à la règle : il s’agissait de faire découvrir le plus tard possible aux habitants les transformations auxquelles ils allaient être confrontés, trop tard pour qu’ils puissent s’y opposer !
- D’abord, on choisit d’adopter un canal de communication par internet, inapproprié pour une population dont plus de 50% dépasse les 60 ans ;
Résultat : le questionnaire lancé sur le " site officiel internet de "Bandol B "n’a obtenu que 138 réponses, sur une population de 8000 h .
Le registre de concertation de décembre 2021 n’a entraîné, lui, aucune remarque !
Quant aux 4 réunions obligatoires d’ « information et concertation » sur le PLU
- le site général de la mairie n’en a annoncé aucune dans ses agendas
- seul le magazine municipal de février 2022 y a consacré 3 lignes, grisées, à la fin d’un petit article sur la révision du PLU
- une indication dans le Var-Matin du 23/01/2021dans les annonces légales, mais dans son édition de Saint-Raphaël, pour les Bandolais de l’étranger, sans doute.
- La dernière réunion, toujours dans V-M tenait en 4 lignes dans la rubrique « L’agenda du jour :Bandol » entre un concert et autre divertissement…
Est-il besoin de préciser que les élus de l’opposition n’y ont jamais été invités ni même informés…
Résultats : une salle Jules Verne au public très clairsemé : le 11 mars 2022 :69 personnes (dont 10 élus de la majorité) où il fallait montrer patte blanche (un pass vaccinal exigé à l’entrée par M. Joseph) et où on a surtout parlé du fameux « mur de la honte » dans une ambiance peu propice à toute concertation …et qui deviendra au fil du temps chahutée au fur et à mesure des informations. Au désarroi de Bandolais inquiets, on ne répondra que par des propos peu rassurants et même teintés de cynisme…
Nous avons déjà rendu compte du conseil municipal du 20 octobre où le Contrat de Mixité sociale sera voté par l’ensemble de la majorité, ainsi que de l’intervention de Martine Henriot.
A ce stade, l’opposition, pas plus que les Bandolais n’avait d’informations précises et complètes sur une des parties les plus importantes du PLU, à savoir l’étendue et l’emplacement des différente zones urbaines, avec leur coefficient d’occupation des sols et la hauteur des constructions autorisée. Informations qu’elle recevra juste avant le conseil du 17 novembre, documents graphiques où ne figure pas le nom des rues, ce qui rend souvent certains emplacements concernés par une opération d’urbanisme peu identifiables .
- Lors du conseil municipal du 17 novembre
Ce conseil devait voter le 17 novembre l’adoption définitive du PLU, avant l’enquête publique. M .Chorel présente donc la délibération N°1, arrêt du bilan de la concertation « Les habitants ont pu s’exprimer » ( !) ; détail des nouvelles zones urbaines et des 8 OAP (Orientations d’aménagement et d’Orientation) prévues, avec un PLU qui intègre et autorise tous les projets du maire en éliminant en particulier les règles protectrices du front de mer du précédent PLU, avec le parking silo de 22m etc…
Aucun document graphique
- Nous constatons qu’aucun document graphique n’est présenté au public présent et pour les Bandolais qui regardent la séance sur YouTube ! alors qu’on nous montre habituellement sur écran d’innombrables diaporamas lors de la présentation des budgets, ou autre, et là, rien !
Aucune projection pour illustrer les annonces de M. Chorel : aucun plan de la ville avec le nouveau zonage, aucun périmètre des OAP qui montreraient de visu aux Bandolais ce que l’on va entreprendre dans leur ville, dans leur quartier et qui sont disponibles, puisqu’on qu’on les a envoyés aux élus.
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Voici l'OAp de Pierreplane, secteur comprenant de nombreuses villas qui devront disparaître, ainsi que le petit magasin U a appris son propriétaire !
Pas de débat ! au diable la loi…
L’adjoint à l’urbanisme précise que cette délibération conclut une phase du PLU et qu’elle n’entraîne ni une présentation exhaustive, ni un débat sur le fond, qui a déjà eu lieu lors de la présentation au conseil du contrat de mixité sociale, ainsi que celle au sujet du PADD, le 21 octobre 2022. Propos repris par M. Joseph qui, par bonté d’âme, sans doute, permet à l’opposition de poser des questions et peut-être même de donner des idées…
.Sauf qu’entre les éléments du PADD votés en 2022 et ce qui va être imposé aux Bandolais, il y a un abîme : la concrétisation de certaines règles et les localisations du « renouvellement urbain ». En effet Il n’y est jamais question du quasi triplement de la zone UB – qui avale en partie l’UC et aussi l’UD –avec sa surdensification et de l’OAP de Pierreplane : cela ne sera donc jamais vraiment débattu.
Vox clamant in deserto
Martine Henriot intervient donc, regrettant l’absence de documents graphiques en séance et d’informations sur plusieurs points, elle fait une analyse sévère de chaque OAP, condamnant « une évolution agressive qui nuira à l’image de la ville et aux Bandolais, avec l’énorme extension de la zone UB ».
Intervention révélatrice de l’administration : « vous auriez eu une réponse en interrogeant les services d’urbanisme et le bureau d’études » bien sûr en catimini, pour éviter qui les Bandolais ne soient au courant !
Nous avons en Martine Henriot une architecte urbaniste qui fait autorité en son domaine et dont chacun a pu apprécier les réalisations à Sanary et Six Fours. Mais elle prêche dans un désert d’indifférence et d’incompétence.
Comment faire taire un opposant :
Voilà que Philippe Leclerc, poussé par une curiosité coupable demande ce que vont devenir les maisons avec jardin dans la zone UB, passée de 29 ha à 79 ha.
Réponse de l’urbanisme : impossible de la savoir à l’avance, cela sera le jeu (!) des promoteurs et des propriétaires vendeurs. La même personne poursuit : « un seul immeuble construit va entraîner tous les autres. ».
Pour le maire, le débat devient stérile, alors que « jusqu’à présent c’était intelligent ! »
L’élu, indifférent à ce commentaire élogieux à son encontre, persiste en demandant qu’on permette aux gens qui écoutent ce conseil de visualiser ce qui en découle quand ce texte sera mis en application.
Le maire – On va mettre fin à cette question. : s’il n’y a pas d’autre question…
L’élu – Il y a d’autres questions…
La maire – M. Leclercq ça suffit !
L’élu –On ne peut pas s’exprimer, ce n’est pas normal !
Le maire – Vous vous êtes beaucoup exprimé, uniquement pour de la critique (!). On passe au vote !
Voilà une façon inacceptable de mettre fin à un débat tout à fait légitime et légal ! N’est-ce pas le droit de toute opposition de s’exprimer ? et de critiquer ?
On aura compris que M. Joseph la préfèrerait muette ; cela lui permettrait d’interpréter à sa guise le silence fortuit de l’un de ses élus et feindre d’y déceler un encouragement à sa politique, alors que tous sont unanimes à voter contre les délibérations qu’ils jugent néfastes pour Bandol.
Certes, lorsque décembre approche, le maire peut toujours rêver, mais croire encore au Père Noël ! Est-ce bien sérieux ?