Quelques précisions s’imposent à propos de Roumpinas (c’est la bonne orthographe) pour rétablir les faits, au vu de propos tout à fait contestables tenus par certains sur Bandol-blog.
Dès qu’un problème est soulevé à juste titre, ici la fermeture de la route, le maire ou l’élue de service montent au créneau pour désigner le responsable : l’ancienne municipalité, bien sûr.
Il serait temps pour eux d’assumer leurs responsabilités au lieu de toujours se défausser sur quelqu’un d’autre pour masquer leur inertie ou leur incurie.
Un rappel :
Roumpinas, dans les années 60, c’était encore un chemin caillouteux qui descendait de l’Escourche en pente raide, pour aboutir à l’ancien moulin et rejoindre la départementale.
A l’époque, l’embranchement qui bifurque vers la ZAC du Val d’Aran en passant à flanc de colline n’existait pas et ce n’est la « falaise » qui est à l’origine du nom : ceux qui connaissent bien Bandol vous le confirmeront.
En février 2006, François Barois a signé un permis de construire après instruction du dossier par la DDE, et un second permis modificatif a été signé par M. Palix le 5 août 2008, la construction n’étant pas achevée.
Le ravinement de la paroi en décembre 2008, suite à des pluies torrentielles, a fait apparaître que la sécurisation du site avait manifestement été mal appréhendée par le propriétaire, le maître d’œuvre et le bureau d’études géotechniques.
Les travaux de confortement de la colline qui ont eu lieu étaient à la charge du promoteur, car ni la commune, ni le maire (ou les maires) ne peuvent être tenus pour responsables des malfaçons survenues pendant la construction d’un immeuble privé, édifié sur un terrain privé.
(Une expertise est d’ailleurs toujours en cours pour déterminer la responsabilité des différents intervenants : terrassier, architecte, bureau d’études…)
Mais en attendant, rien n’empêchait la municipalité de sécuriser la route, qui n’est pas une voie de grande circulation, en faisant poser des glissières de sécurité, avec quelques reprises, quitte à réclamer ensuite le remboursement des travaux.
Renseignements pris, la question de la réouverture de la route a d’ailleurs été évoquée, il y a quelques mois, lors d’une réunion des ex-délégués de quartier qui ont demandé la pose de barrières.
Il leur a alors été répondu que c’était de la responsabilité du propriétaire et que les choses allaient rester en l’état, la mairie n’ayant pas l’intention de faire quoi que ce soit.
Si donc, depuis 2 ans, la route est fermée, c’est un choix de la municipalité, puisque le site a été sécurisé, la paroi bétonnée et que l’immeuble accueille des entreprises dans ses bureaux.
Dernier point : les locaux de cet immeuble privé ont été commercialisés en toute légalité par un professionnel.
Il serait temps que cesse une pratique détestable qui consiste à tenir des propos suspicieux, suffisamment vagues pour ne pas tomber sous le coup d’une plainte en diffamation, mais qui, par leur imprécision, s’emploient à faire soupçonner – de quoi, d’ailleurs ? – la moitié de la ville.
En attendant, descendez le vieux chemin de Roumpinas, à pied, bien sûr : la campagne est splendide ce printemps…