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9 avril 2011 6 09 /04 /avril /2011 22:37

Voici le deuxième conseil de l’année. Le Débat d’Orientation Budgétaire ayant eu lieu le 7 février, la loi imposait le vote du budget primitif dans un délai de 2 mois, soit avant le 8 avril.

 

Un conseil, un de plus, qui s’est déroulé jusqu’à pas d’heure, dans une ambiance pénible, car ponctué par quelques accès de violence,  verbale, heureusement. Il serait bon que certains élus  fassent la différence entre passion et violence, véhémence et grossièreté.

Quant au maire, il utilise toujours la même tactique : fausse bonhomie, dérision à peine voilée, et pour empêcher l’opposition  de s’exprimer, il parle sans arrêt en même temps que la personne à qui il vient de donner la parole. Il se garde par contre d’interrompre M. Bogi, assis à sa droite immédiate. Par crainte d’une « tentative d’étranglement » ?

1ère conséquence : l’intervention de l’opposant est quasiment inaudible.

2ème conséquence : comme l’élu, pour se faire entendre, est bien obligé de hausser le ton, c’est lui qui va apparaître comme agressif et vindicatif ! Le tour est joué…

Ceci dit, l’opposition est dans son rôle quand elle dénonce ce qui lui semble aller à l’encontre des intérêts de la commune.

Etre une force de proposition suppose d’abord que vous serez entendu et suivi…

Or, si l’on excepte une ou deux décisions à la marge, il n’en est rien.

Mme Quilici, qui a eu  le front d’émettre des critiques et de faire des suggestions de bon sens –– ramener la hausse des impôts à 12 %, et créer une commission compétente pour l’aménagement du quai de Gaulle –– vient d’en faire l’expérience et s’est vu traiter sans ménagement lors de ce conseil. Finis les sourires…

 

Cela suppose ensuite que vous aurez les moyens d’élaborer des contre-propositions.

Pour établir par exemple un « contre budget 2011 », il faudrait avoir un service financier à disposition, et, en sa possession des centaines de pièces comptables : le bilan des dépenses et des recettes ligne par ligne de l’année 2010 et également les prévisions de dépenses 2011 à caractère obligatoire, ainsi que celles qui concernent les projets 2011 de la majorité, dont l’opposition ignore tout.

Il est bon de rappeler que le budget traduit la politique du maire et qu’à l’expérience, celui-ci tient fort peu compte des suggestions de l’opposition.

 

               Le conseil en bref :

 

En marge, une manifestation de Bandolais mécontents – dont beaucoup de jeunes ­– devant le Centre Culturel avant le conseil.

La séance a commencé à 20 h devant un public fort d’une quarantaine de personnes, qui s’est réduit à une dizaine après minuit, pour le vote le plus important : celui du Budget. Comme prévu.

  • Un scoop éventé. Deux personnes élues dans l’opposition assurent le maire de leur soutien.

     Encore un bel exemple de respect et de dévouement envers les électeurs : M. Girardi nous     apprend qu’ « il passe dans le camp d’Henri Girardi », et assure M. Palix qu’il ne le mettra pas en minorité, donc qu’il votera le budget.

Quant à M. Delaud, il estime maintenant que son ami Palix est « le seul en capacité à gérer Bandol » : il votera le budget, comme les années précédentes d’ailleurs…ne voulant pas  mettre la majorité en danger. Comme il a quasiment tout voté – sauf 3 points- depuis 3 ans. Rien de bien nouveau.

  • Avec un brillant exposé du maire sur les chiens terre-neuve, leurs mœurs, leur large queue et leur poil huileux etc…claironné avec une telle lenteur, il est manifeste que M. Palix se moquait du monde et qu’il faisait traîner les débats en longueur, histoire de repousser le plus tard possible le vote du budget, devant des chaises vides.
  • Polémique sur le déplacement du CLJ, qui risque fort d’enterrer cette structure.
  • La mort du petit manège entérinée, pour laisser place à un carrousel.
  • L’opposition a réclamé, à juste titre, les objectifs 2011 des associations bénéficiant de plus de 23 000 € de subvention, documents que la mairie n’avait pas jugé utile de fournir aux élus.
  • Le maire lit un très long exposé sur le budget primitif, assénant de dizaines de chiffres, en faisant encore référence à 2007 – il semblerait pourtant qu’il entame sa 4ème année de mandat. Baisse des dépenses de fonctionnement, avec, dans le collimateur les animations, la subvention allouée au CCAS
  • L’opposition annonce qu’elle ne votera pas le budget : elle constate que les taux d’impositions  demeurent scandaleusement élevés–  malgré une baisse ridicule de  3%, qui correspond à une diminution de… 15 000€ sur  un montant des contributions directes de …9 millions. D’autant plus l’excédent 2010 avoué s’élève à 2,9M !

Le sujet semble tabou pour la majorité, vu le grondement excédé et les cris qui se sont élevés de ses rangs : encore ! Mais oui, ENCORE ! Car c’est tous les ans que les contribuables bandolais subissent et subiront cette augmentation injustifiée.

Enfin, à 1h du matin, après avoir voté contre le budget principal, l’opposition a estimé que la coupe était pleine et s’est retirée, estimant qu’il n’était guère possible d’examiner avec sérieux des délibérations budgétaires au petit matin, après 5 h de débat. Le seul responsable en est M. Palix.

Restaient alors 12 délibérations qui ont été expédiées en quelques minutes : c’est tellement plus simple quand on est entre soi !

 

 

Délibération N°2 : Dénomination du service centre aéré « Les Arbousiers »

 

En l’occurrence, nous n’avons rien contre.

Surtout qu’il a fallu, nous dit-on, travailler plus d’un an pour trouver ce nom !

 

Nous remarquons simplement que cette municipalité adore baptiser ou rebaptiser les réalisations du ou des prédécesseurs – à défaut d’en créer elle-même – avec inauguration et battage médiatique à la clé…

C’est ainsi que le CLSBIS est devenu soudain « Carré Jeunes », la crèche  « les Cardalines », la piste de Skate un « Skate Park », les logements sociaux de la rue Buffon, commencés fin 2007, se sont vu attribuer le nom de « Eisoureto », et pour terminer la médiathèque, tant décriée par M. Palix pendant sa campagne, a été baptisée « Espace Culturel Paul Ricard » avec force champagne et petits fours.

 

Unanimité

 

Délibération N°3 : Activités d’été du service Bandol Jeunes

 

La discussion a surtout porté sur la disparition probable du CLJ (Centre de Loisirs des Jeunes) encadré depuis des dizaines d’années par la police nationale, suite à la récupération par la mairie des locaux que la police louait 2 mois par an , près de la plage centrale. Le centre accueillait chaque été entre 200 et 300 ados, et leur proposait essentiellement des activités nautiques, pour une participation plus que modeste. C’est dire si l’installer au gymnase St-Marc est totalement inadapté, vu ses activités. Il est fort probable que le CLJ émigrera vers une commune voisine.

L’opposition a déploré la mort annoncée de cette structure, d’autant plus qu’elle ciblait aussi une tranche d’âge (les 18 ans) qui n’est pas prise en compte par  les structures municipales.

Et les arguments avancées par l’adjointe aux sports ne sont guère convaincants: le service Jeunes a maintenant une identité ( ?), les jeunes ont une intimité ( ??) ; ils sont présents maintenant, avant ils ne l’étaient pas ( ???).

 

Quant au reproche qu’au  CLJ c est l’ODEL Var qui était mis en valeur (et pas la mairie, sans doute) on croit rêver ! L’important n’était-il pas que les jeunes puissent avoir de saines occupations l’été ? Avec un bon encadrement qui, de plus, ne coûtait rien à la ville ? Le CLJ n’était pas «  à la place » des services jeunesse de Bandol. Il était en plus.

Autre grief, ce centre était ouvert à tous, jeunes d’Ollioules, du Beausset, etc… et non pas aux seuls Bandolais.  L’adjointe défend, dit-elle, les intérêts des jeunes de Bandol ; les autres n’ont qu’à aller ailleurs.

Argument étonnant, pour une commune qui vit du tourisme, et de la part d’une municipalité qui nous a tant vanté l’intercommunalité avec Sud-Ste Baume. C’est mal parti !

Pour terminer avec un propos assez déplorable, parlant du directeur du CLJ : « C’était bien pratique pour lui d’être payé pendant ces deux mois. »

 

Vote à bulletins secrets demandé par 10 élus :

10 voix contre, le reste pour                                                                                                            

 

Délibération N° 4 : mise à disposition de fonctionnaires territoriaux auprès du collège Raimu

 

La municipalité propose une convention tripartite entre la commune, le collège et le Conseil Général.

 

Mme Moroni intervient : il y a  confusion. L’intervention d’animateurs entre 12h et 13h30 ne saurait être assimilée à l’ « ouverture des collèges à des activités extérieures » qui concerne l’utilisation des locaux des collèges en dehors de la structure « Education Nationale » par des associations etc…et en direction de publics divers.

Les élèves, lors de la pause méridienne, restent placés sous l’autorité du collège (surveillants, conseiller d’éducation…). L’autorisation du conseil général n’est donc pas nécessaire.

 

François Barois en profite pour suggérer l’ouverture aux jeunes des terrains de sport derrière le collège pendant le week-end.

 

Le maire tente de faire voter la délibération en l’état.

Devant les protestations, il accepte de la représenter au prochain conseil, après vérification, c’est-à-dire en juin.

François Barois lui indique qu’il n’a qu’à programmer une séance moins lointaine et sans programme fleuve…

 

Délibération N° 5 : Création de postes de sauveteurs aquatiques vacataires pour la surveillance des plages – été 2011

 

En plus des postes de secours existant sur les plages de Rènecros, du Grand Vallat et du Casino, il est prévu d’en créer un nouveau sur la plage centrale.

L’opposition, par la voix de Marcel Bogi, s’interroge sur l’opportunité de cette nouvelle implantation, vu la proximité avec le poste du Casino, et alors que la partie ouest de notre littoral, c’est-à-dire Eden Roc, Barry, Capélan et les Engraviers, est dépourvue de poste de secours.  

 

M. Palix trouve cette réflexion médicalement (sic) inadmissible. L’adverbe égaie beaucoup l’assistance !

Mme Moroni suggère que la surveillance débute avant 10h30, un grand nombre de personnes âgées et d’enfants préférant aller à la plage plus tôt.

 

Mme Lerat s’étonne que le dispositif de surveillance compte en basse saison 1 chef de secteur, 1 adjoint au chef de secteur, 4 chefs de postes, soit 6 chefs pour…4  sauveteurs aquatiques. Et en haute saison, 6 chefs pour 10 sauveteurs.

On a déjà créé un poste de chef de secteur, et maintenant, c’est un poste d’adjoint au chef…

 

On lui répond qu’il y a des repos et des rotations… pour les sauveteurs également, sans doute.

 

Elle rappelle qu’un partage de la surveillance avait été évoqué avec les pompiers qui étaient  d’accord, ce qui aurait permis d’élargir les plages horaires, tout en étant moins onéreux pour la commune.

 

François Barois demande une réflexion de fond sur la question : jusqu’où peut-on aller, vu l’importance de notre bande littorale ? Il cite les exemples de nos deux voisines : 1 poste au milieu de la plage de  ST-Cyr, et 2 de la plage dorée à la Gorguette.

 

L’opposition s’abstient : 8 abstentions annoncées par le maire ; en fait 10 compte tenu des procurations.

 

N° 6 – Convention avec l’association MCSA Terre-Neuve 83 Bandol

 

Il s’agit de compléter le dispositif de surveillance de la plage centrale par un couple de Maître Chien sauveteurs Aquatiques.

 

S'ensuit, après 1/2 page de considérations peu utiles sur la surveillance des plages et l’historique du BNSSA, un long exposé du maire sur les qualités du Terre-Neuve…

Cela fait 1heure et quart que le conseil a commencé ; il est neuf heures passées, et on aborde à peine la 6 éme délib.

Le ton théâtral, la lenteur du débit – une pause tous les 2 ou 3 mots – accentuent la dérision des propos.

L’intervention de Marcel Bogi qui demande si l’on va déclancher le plan ORSEC sur la plage centrale ; et celle de François Barois qui interroge le maire sur l’intérêt d’une telle implantation n’auront qu’une seule réponse du Maire :

« On vous l’a dit, ils ont une longue queue. »

 

Histoire de bien montrer, au cas où certains ne l’auraient pas encore compris, qu’on se moque d’eux.

 

Comme il est souligné dans la délibération : « Il (le chien) saura tirer le meilleur parti des courants ou encore choisir l’endroit de la berge la plus accessible pour ramener les personnes qu’il sauve. L’atout essentiel du Terre-Neuve est qu’il peut intervenir dans des conditions très difficiles, lorsque les hommes, zodiacs ou hélicoptères sont inopérants. »

 

Ce qui est tout à fait le cas de la Plage Centrale de Bandol !

On pourrait en rire, si cette plaisanterie ne coûtait pas 8 300€ à la commune, donc à nous.

 

 

Délibération N°9 – Nomination d’un nouveau directeur de la régie municipale « Office du Tourisme de Bandol »

 

Encore une…

Décidément, la valse se poursuit à la mairie !

On avait demandé aux élus de voter la nomination d’une directrice à ce poste, il y a à peine plus d’un an  (fin décembre 2009).

Elle n’aura pas tenu longtemps. Le maire nous raconte que cette personne est partie à la SOGEBA, de son plein gré bien sûr. Bien sûr! 

Cela fait la 3ème qui va diriger l’office en 3 ans de mandat de M. Palix.

Outre les dégâts humains, on se demande quelle entreprise pourrait résister à une gestion du personnel si chaotique.

 

La suite du compte-rendu ultérieurement…

 

 

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