Ciel bleu pour cette 32ème fête des vins qui a commencé fort. Sur un podium, apparemment déserté cette année par les élus des communes voisines, après la bénédiction des barriques, M. Palix, qui n’arborait pas – quel dommage ! – ce magnifique plumet rouge sur le crâne qu’on lui voit sur internet, M. Palix, donc, nous a fait passer un excellent moment, avec un discours dont il est si fier qu’il l’a livré sans tarder à l’admiration des foules sur le site officiel de la ville.
Nous n’avons pas été déçus.
Passons sur l’emploi du terme "oenolique", strictement réservé aux médicaments et plutôt mal venu lorsqu’on désire magnifier nos Bandol…
Mais voilà que le maire, prétendant exalter le terroir, nous a décrit « les premiers vignerons, vêtus de peaux de sangliers », plantant allègrement la vigne et l’olivier sur nos collines !
Rappelons à notre édile que ces cultures méditerranéennes, loin de remonter à la préhistoire, ont été introduites en Gaule par les Grecs, au 6ème siècle avant notre ère.
Et qu’à cette époque, même nos ancêtres celto-ligures étaient depuis longtemps sortis de leurs cavernes…et s’ils appréciaient le cochon sauvage, c’était en brochette, et pas dans leur garde-robe.
Rien qu’un léger anachronisme de quelque 17 000 ans ! Une paille !
Il est vrai que M. Palix est coutumier des approximations…
Côté art contemporain, nous avons aussi beaucoup apprécié la variété des œuvres exposées : tableaux, sculptures très originales et souvent pleines d’humour, avec une mention spéciale pour ces têtes alignées au bout d’une pique. Nous avons compté : il y en avait 15 très exactement.