Note de l’éditeur :
Cet article a été rédigé le 18 avril, et communiqué par correction à la personne concernée le 19 à 13h, avant d'être publié.
Ubuesque !
Encore une valse d’arrêtés …
Lors du dernier conseil municipal, le 27 mars, Mme Sylvie Logeais avait annoncé son retrait de la majorité, dans un réquisitoire assez sévère, où elle exprimait sa déception devant le comportement de ses collègues de la majorité et sa perte de confiance envers le maire.
Illico presto, sitôt rentré à la mairie, le maire retirait à la 2ème adjointe toutes ses délégations. Sans oublier au passage celle de Mme Desseaux, qui avait, elle aussi, pris le chemin de la dissidence.
On s’y attendait…
Mais voilà que le 2 avril, surprise ! M. Palix abroge l’arrêté 269 pris le 27 mars, et attribue à Mme Logeais, en son absence, – ça devient une habitude – une nouvelle délégation au titre prometteur : « la vie quotidienne ».
Eh non, ce n’était pas un poisson d’avril !
Surprise de l’intéressée, qui l’apprend par lettre RAR, et se demande quels domaines peuvent bien relever de ses nouvelles attributions ( ?). L’air du temps ? La fréquentation des bancs publics ? Les nuisances sonores ? L’impact des ralentisseurs sur les lombalgies des Bandolais ?
On attend avec intérêt le prétexte choisi par le maire pour justifier sa volte-face : encore une tentative d’étranglement ? Il aura du mal cette fois-ci à faire avaler la chose !
Il aura fallu une bonne semaine à M. Palix pour réaliser les conséquences de son 1er arrêté et faire machine arrière.
Une 2ème adjointe privée de toute délégation, et peut-être maintenue dans ses fonctions par un conseil municipal qu’il aurait dû réunir dans les 30 jours, selon la loi…
C’était risquer un référé au Tribunal Administratif, lui enjoignant de supprimer toutes les délégations attribuées dans l’illégalité à ses conseillers, et par conséquent leurs indemnités…
Voilà de quoi doucher bien des enthousiasmes…
Au-delà de l’aspect ridicule, ce nouvel avatar de la comédie municipale est révélateur du mépris de M. Palix à l’égard des institutions, des élus et des citoyens.

Le premier magistrat de la commune sait parfaitement que depuis juillet 2010 le conseil municipal fonctionne dans l’illégalité la plus totale, illégalité rappelée récemment dans un l’avis du Conseil d’Etat N°361541 du14/11/2012.
Et il s’en moque, du moment qu’il reste à la tête de la ville.