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30 avril 2023 7 30 /04 /avril /2023 22:59

Parmi les affaires judiciaires en cours au tribunal administratif, on notera que certains riverains n’auraient guère apprécié la construction du pigeonnier contraceptif…Trop de roucoulements ? A moins que son esthétique n’ait déplu ?

Ce conseil du 7 avril s’inscrit dans la droite ligne de la politique menée depuis des années par la municipalité, à savoir privilégier la valorisation du front de mer, enfin, ce qui nous est présenté comme tel…au détriment de la ville et des quartiers, et même en ce qui concerne l’éclairage.

Encore la voie « douce »…laquelle ne l’est pas financièrement !

Tout d’abord, on revote une demande de subvention de 150 000 € à la région  pour les travaux de la « voie douce » évalués à 750 000€ HT.

Martine Henriot s’étonne : le montant total s’élevait jusque-là à 550 00€ ! Pourquoi cette augmentation de 200 000 € ? Réponse : le montant annoncé était estimatif, le projet a évolué.          On a compris depuis longtemps que nos  élus n’avaient pas prévu l’étroitesse de l’espace disponible à partir de la Réserve. 200 000 € de plus ? Bagatelle pour  eux…et façon de travailler étonnante, qui donne l’impression fâcheuse que l’on découvre au fur et à mesure les problématiques, qu’elles soient techniques ou qu’elles impactent la vie de la population, les riverains en l’occurrence et même au-delà, l’ensemble des Bandolais. Et, une fois de plus, sans s’occuper de leur avis.

L’opposition s’abstiendra.

On vote de nouveau, suite à une délibération précédente incomplète, l’ensemble des taux des impôts locaux à l’identique, M. Joseph faisant remarquer qu’il n’a pas augmenté la Taxe d’Habitation sur les résidences secondaires (11,94 % ) comme il en avait la possibilité cette année…Gageons que les intéressés lui en seront reconnaissants, eux qui l’ont déjà vu grimper, cette taxe, de 60% il y a 2 ans. De qui se moque-t-on ?

Sans surprise, l’opposition, qui ne cesse de souligner la forte pression fiscale qui pèse sur les Bandolais, revotera contre.

 Les emplois :

 On aborde ensuite plusieurs délibérations qui concernent les emplois.

M. Coquin nous explique la façon de procéder de la municipalité : lorsqu’on a besoin d’un nouvel agent, on ouvre 2 postes de 2 niveaux catégoriels différents, puis, lorsqu’on a embauché quelqu’un,  on supprime le poste en doublon. Ce qui semblerait indiquer que les agents des diverses catégories (A, B et C) sont interchangeables ?

On nous annonce la création de 6 postes quand on en a besoin de 2, puis, dans un autre domaine, la  création de 3 postes pour 2 à pourvoir. Difficile de s’y reconnaître…                                   L’opposition  fera remarquer que les dépenses de personnels ont regrimpé, malgré la suppression de 50 postes depuis 2014. On constate également une baisse continue d’agents titulaires : sur 229 postes, on n’en compte plus que 189, au profit de contractuels qui sont 40, soit  21% des l'effectifs.

Ceci nous interpelle : on nous a toujours annoncé à ce sujet, que les candidats fonctionnaires qui se présentaient ne faisaient pas l’affaire…Quelle malchance !

Le rapport social unique, élaboré par l’administration, est public et sert de support au dialogue social. Celui de 2021 constate une stabilité des effectifs, qui comportent une majorité de femmes, lesquelles sont les plus nombreuses à temps partiel : 17% contre 1% des hommes. Il serait intéressant, dans un souci d’égalité, de connaître également le pourcentage de femmes dans chacune des trois catégories, A, B ou C.

M. Joseph intervient au sujet de l’augmentation de la masse salariale  pour expliquer que les embauches effectuées concernent pour beaucoup des cadres de catégorie A. (pour rappel 7% d’emplois en catégorie A, 14% en B et 79% en C en 2021 ).Il s’en réjouit, et ce serait effectivement une bonne chose, mais le pourcentage ne semble pas avoir beaucoup évolué  et reste faible, Bandol ayant dans ce domaine un retard important avec des conséquences néfastes pour la commune.

Mais M. Joseph est bien maire depuis 2014 ? Pourquoi avoir attendu 9 ans pour  s’en préoccuper et tenter de remédier à cette carence de façon significative?

Quant aux félicitations de la Chambre Régionale des Comptes dont il se targue, elles sont relatives, des dysfonctionnements ayant été relevés sur la gestion de la mairie, qu’il s’agisse du nombre réel de fonctionnaires, ou du PADD, avec l’existence de services d’urbanisme « fantômes » dépourvus de tout personnel ! Et l’on nous a même annoncé triomphalement, il y a peu, que chaque service avait un chef à sa tête… Il était temps !

La délibération suivante va combler les possesseurs de voitures électriques et hybrides : une infrastructure de recharge va être installée aux Allées Vivien.

L’éclairage public : le diable est dans les détails

La suite concernera les accords passés entre la commune et le SYMIELECVAR pour des travaux d’économie d’énergie, modernisation de l’éclairage public, passage aux LEDS et permettra à la commune de récupérer 15% de la facture, par une transformation des Kwh économisés en euros…

A l’heure où de nombreuses commues passent aux LEDS, qu’en est-il à Bandol ?

Le premier dossier concerne la  rue Didier Daurat : 155 000€ pour l’enfouissement de réseaux secs et humides. Restera à charge pour la commune 122 500€.

Question posée par l’opposition : pourquoi cette rue ?

C’est avec stupeur qu’on entend M. Chorel préciser : « les riverains sont les élus de votre groupe »  Des privilégiés ? D’abord, des riverains, il y en là plusieurs dizaines. Ensuite, le domicile des élus relève de leur vie privée et n’a pas à être évoqué en conseil municipal. Quel rapport avec la réponse  qui viendra ensuite: «  elle était plus que dégradée… » L’auraient-ils abîmée ?

 Certes, il n’y avait pas de trottoir dans la partie haute et quelques légères fissures plus bas, et surtout pas de pluvial. Mais quand on voit dans quel état se trouvent de si nombreuses voies de nos quartiers…

Quant à parler d’ « essai de travail ordonné et intelligent », il y a eu quelques ratés : les passants ont vu avec étonnement, dans un premier temps, l’aménagement, dans la partie haute de la rue, d’une jardinière qui occupait plus de la moitié de la chaussée, rendant impossible la circulation, et qu’il a fallu fortement rétrécir. Ah ! voilà où mène l’amour des espaces verts…

La Rue Mirabeau : Un exemple emblématique d’une gestion communale défaillante :

Sans chercher plus loin, si l’on parlait de cette rue adjacente,? De son état déplorable et depuis combien d’années ? Avec ses trous innombrables dans le revêtement de la chaussée,  des gravillons etc…Qu'on en juge...

Une petite rue perdue dans un quartier ? Non, en plein centre à 3mn à pied de la Mairie !

Certes, on ne peut pas être partout : notre quotidien local a eu l’excellente idée de suivre notre édile dans le cadre de ses déplacements plus lointains « le maire à votre rencontre », à la montée Voisin. Les riverains ont fait remarquer qu’ils ne l’avaient pas vu depuis…2017 ! Il est vrai que cet endroit reculé se trouve à 15mn en sortant de l’Hôtel de Ville…

Pour en revenir à la rue Mirabeau, M. Chorel s’est empressé de faire état de retours très positifs des habitants. Certes, mais il y a eu également de propos peu amènes, le seul étalage du goudron donnant une impression d’inachevé…

Réplique de Martine Henriot :« Elle était dans un état si désastreux …». L’élue enchaîne en regrettant une fois de plus, de n’avoir pas été informée en amont de la réalisation, rappelant que n’importe quel aménagement de voirie nécessite d’être étudié avant d’être réalisé.

M. Joseph précise que les projets sont étudiés et réalisés par les services techniques.

Le maire ajoute qu’on y verra plus clair dans l’aménagement de la voirie quand le schéma directeur en cours sera terminé. C’est-à-dire tout bouclé. On comprend que le maire poursuit sa politique vis-à-vis de l’opposition : la participation ? Trop compliquée… « Vous n’aurez qu’à noter » suggère M. Bertoncini qui nous livre sa conception de la démocratie participative, tant vantée par la majorité !

Si l’on comprend bien, on a commencé les travaux avant la fin des études ?

Une fois de plus, pourquoi avoir attendu 9 ans pour élaborer cet  outil indispensable à l’entretien de la ville ?

La réponse est fournie par la Chambre Régionale des Comptes dans son rapport page 67 qui parle de la réalisation du Quai de Gaulle et de son impact sur les quartiers:"Toutefois cette logique de  "grands projets"semble avoir été mise en œuvre au détriments des objectifs ambitieux affichés dans les documents de programmations en matière de l'espace urbain, qui, pour la plupart, n'ont pas été suivis de projets concrets ."

On termine ces fonds de concours avec trois dossiers qui ne seront pas examinés en détail et c’est dommage ! Car de nombreuses questions restent posées.

  • Le premier : Modernisation de l’éclairage public avenue de la Libération, il s’agit s’agit de la voie « douce », pour 655 000€. En plus des 750 000 € évoqués plus haut ? Va-t-on utiliser
    des LEDS ? Il ne semble pas.

 Et que va-t-on éclairer ? La voie douce, son long ruban de béton et…les espaces verts !

  • Le second dossier concerne la réalisation de travaux de passage aux LEDS, enfin ! « Conformément aux recommandations gouvernementales et en matière de sobriété, la commune souhaite réduire les coûts de la consommation énergétique de

des  voies publiques ? Vous n’y êtes pas !

Si l’on prend la peine de lire la suite, on découvre qu’il s’agit de l’éclairage des courts de tennis pour la somme de 53 190€, réduite à 38 990€.

Il nous semble que la mairie y avait financé il y a peu la construction d’un court de Padel pour la modique somme de 78 000€. Précisons que c'est le Tennis-club qui paie sa facture d'électricité et non la ville: on ne saurait parler d'éclairage public.

  • Quant au 3ème dossier, totalement escamoté, il s’agit d’ « un fond de concours pour la modernisation du parc d’éclairage public » pour la somme de 25 000€.

On n’en saura pas plus. A quand des LEDS pour l’éclairage de nos rues ?

 

 

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